‘Neukölln’
Fashion Weekend de Neukölln
vendredi 7 novembre 2008
Mode, Neukölln, Shopping 488 commentaires
Fashion Weekend Neukölln
Vendredi 7 novembre de 12h à 20h
Samedi 8 novembre de 10h à 20h
Défilés à partir de 16h
Alte Post
Karl Marx Strasse 97/99
U7 Rathaus Neukölln
Par Soizic Cadio
Mogwai en concert au Huxleys Neue Welt
jeudi 6 novembre 2008
Musique, Neukölln 1,347 commentaires
Le concert a lieu au Huxleys Neue Welt, un endroit assez improbable coincé entre le Karstadt et le Bauhaus de Hermannplatz. On avait toujours cru qu’il s’agissait d’une sorte de version locale de Buffalo Grill. En fait, c’est une super salle de concert où s’est également produit The Streets il y a quelques jours.
Mogwai + The Twilight Sad & Kid 606
Jeudi 6 novembre, 20h
Huxleys Neue Welt
Hasenheide 107-113
Entrée: environ 30 €
Par Soizic Cadio
Christiane F., 46 ans…
lundi 18 août 2008
Berlinpinpin, Charlottenburg, Kreuzberg 472 commentaires
Photo: Polyvore.comSi ce nom ne vous évoque rien, voici un petit résumé. En 1978, deux journalistes du magazine Stern partent à la rencontre de jeunes adolescents autour de la gare de Zoo dans l’idée de faire un reportage sur la scène de la drogue à Berlin. Au cour de leur enquête, ils vont croiser Christiane F., dont l’histoire va devenir emblématique d’une ville et d’une génération. Au lieu d’un reportage, c’est un best-seller qui va naître de cette confession. Christiane F. habite dans une cité de Neukölln dans les années 70, avec une mère dépassée et un père violent. De déménagements en crises familiales, elle connaît à 13 ans son premier amour, son premier acide et sa première piqûre d’héroïne. Rien de cette descente aux enfers ne nous est épargné, sur fond de Berlin gris et bétonné où la “scène” de la drogue se concentre autour de la gare de Zoo et du Sound. Christiane F. est entourée d’une bande de bébés zombies qui vont tomber les uns après les autres, palliant à l’absence d’autorité parentale et à l’abandon de l’école par toujours plus de drogues. L’histoire de Christiane F. a également donné lieu à un film, Wir Kinder vom Bahnhof Zoo, avec en guest star David Bowie jouant son propre rôle, comme une figure emblématique du Berlin de cette époque.
Cette histoire a donné lieu à certaines dérives, de l’utilisation du film comme pamphlet moralisateur anti-drogue à la fascination morbide de certaines adolescentes pour cette “héroïne” (lu sur un forum: “Christiane F. est mon idole! Son histoire est formidable, j’aurais aimé avoir eu sa vie”…). La vie de Christiane F. a donc été largement exploitée, elle-même ayant passé plusieurs années de sa vie à faire la promotion du livre et du film sur des plateaux de télé.
Si l’on vous parle de ça, c’est que Christiane F. a refait surface il y a quelques jours dans les journaux à scandales Allemands. Le livre s’achèvait sur un paragraphe de rédemption où l’on apprenait que Christiane F. s’en était sortie, qu’elle avait définitivement abandonné la drogue et vivait à Hamburg une vie clean et saine. Sauf qu’on apprend aujourd’hui que Mme F. vient de perdre la garde de son fils, qu’elle a replongé dans la drogue et que personne ne sait vraiment où elle est. Elle aurait été vue du côté de Kreuzberg, la “scène” s’étant déplacé de la gare de Zoo à Kottbusser Tor. 30 ans plus tard et 7 km au sud-est, la photo floutée de Christiane F. se retrouve aujourd’hui dans le Bild entre la pin-up dénudée et les résultats du foot…
Par Soizic Cadio
C’est la Fest dans mon Kiez
samedi 12 juillet 2008
Berlinpinpin, Kreuzberg 983 commentaires
Le marathon de la spaghetti débute à midi et l’on peut poursuivre l’après-midi en jouant au jeu de l’oie ou en apprenant à danser le rock, pour les plus borderline. Des vieux, des ados, des bébés, des Français, des Turcs, des Allemands, des pâtes, des pâtes, oui mais des spaghetti.
Par Soizic Cadio
Où est Charlie? Au Hasenheide Park avec les Sameheads
dimanche 22 juin 2008
Berlinpinpin, Clubs, EN PLEIN AIR, Neukölln 1,116 commentaires
Aujourd’hui donc, c’était le parc, et le thème de la journée, “Où est Charlie”. L’enjeu était de trouver Charlie, ou Wally en Anglais, pour trouver la fête. On a donc sillonné le Hasenheide parc à vélo en cherchant l’origine de la musique et on a fini par la trouver. A défaut de breakfast, saucisse-lard au barbecue et bière, de quoi suffir au bonheur de la centaine de personnes qui ont gravité autour du dancefloor toute l’après-midi, vêtus de shorts de foot, de vêtements rayés rouge et blanc ou de costumes de chenille fait maison. La musique était parfaite (Emil doesnt drive, Bangkok Impact, Tutto Fatto…), les gens aussi. Un dimanche réussi.
Pour vous mettre dans l’ambiance ou pour vous y replonger, cet extrait vidéo:
48 stunden Neukölln: Les nuits blanches n’ont qu’à bien se tenir…
samedi 21 juin 2008
Berlinpinpin, Kultur & Konfitur, Neukölln 527 commentaires
- Une cave de ferme avec des souris blanches pendues sur des cordes à linge
- Une machine à écrire robotisée et connectée à Internet qui écrit toute seule
- Une ancienne poste reconvertie en centre d’art contemporain (avec un bar incroyable…)
- Un coin de trottoir sous bulle plastique jaune…
On arrêtera ici les énumérations, d’autant plus que le programme complet est disponible ici. Ce qui nous a surtout frappé dans cette manifestation, c’est le côté absolument naturel de toutes ces choses étranges, complètement intégrées dans le paysage urbain de Neukölln.
Berlin, je ne t’aime plus ?
vendredi 20 juin 2008
Berlinpinpin, Musique 1,034 commentaires

“Jamie Lidell : Donne-moi une bonne raison de quitter Berlin pour Paris. Gonzales : Ta petite amie vit ici… moi aussi. Ça t’en fait deux ! “*
Miss Kittin ne s’en cache pas. Après des années au service de l’underground berlinois, la DJ star aspire à une vie plus tranquille en terre Parisienne : « À mon retour à Berlin, je me suis dit : « C’est fini. » J’avais tourné une page de ma vie. Mais j’ai eu un pincement au cœur en quittant la ville (…). Après avoir commencé dans les squats à Genève, à peindre les murs et travailler dans un bar, après avoir connu l’explosion à Berlin, tout ça… Aujourd’hui je me sens bien à Paris. J’ai une vie plus beauf **» déclare Miss Kittin aux journalistes de Trax.
Cette envie d’ailleurs et d’autre chose des pionniers de la scène musicale Berlinoise marque-t-elle la fin d’une époque ou s’il en est la petite mort de Berlin comme pôle musical européen ?
Berlin, la ville laboratoire ne sait pas garder ses enfants stars. La capitale allemande est vite dépassée par trendy Paris Paris quand il s’agit de Star appeal…. Berlin est un laboratoire, une ville où les artistes vont et viennent pour mûrir leurs projets loin de la hype et du star-system.
Mocky, Peaches, Feist, Gonzales, Miss Kittin, Ellen Allien, ou Jamie Lidell y ont fait leurs classes avant de venir éclabousser l’Europe de leurs productions. Hier maîtres de l’underground Berlinois dans les clubs de Mitte et de Prenzlauer Berg, les artistes de la première vague sonore Berlinoise sont aujourd’hui icônes pop figées sur le papier glacé de la presse musicale grand public. Des noms devenus trop grands, trop brillants pour Berlin l’underground, Berlin la pauvre, Berlin la verte…
À l’heure des départs, la question de l’influence culturelle et musicale Berlinoise sur le reste de l’Europe est posée. L’aube des années 2000 avait vu l’explosion d’une scène Berlinoise nourrie par l’effervescence du gigantesque chantier culturel et festif des années 90. Après Manchester dans les années 80, c’était au tour de Berlin d’attirer les artistes des quatre coins du monde.
Une époque révolue ? « Oui ! » répondront les nostalgiques, « non ! » si l’on en juge par l’arrivée massive de jeunes étrangers et d’artistes venus chercher dans la capitale leur petit bout de rêve Berlinois.
À l’image du producteur prodige Shonky qui vient de poser ses valises à Berlin, nombreux sont les artistes émergents qui délaissent le stress des grandes capitales pour goûter à la nonchalance Berlinoise. Ce sont également de nouveaux lieux qui succèdent aux squats historiques condamnés à fermer leurs portes (Tacheles, Unkul) au nom du développement économique de la ville. Oubliez donc le très chic et pseudo alternatif Mitte, les boboïsés Prenzlauerberg et Kreuzberg 61, les décors de ce deuxième acte se nomment Kreuzberg 36, Friedrichshain (déjà en phase de «lattemachiatisation» si l’on en croit l’excellent article de Stéphanie Pichon paru sur le site du petit journal de Berlin) et Neukölln, qui pour le magazine Zitty: « rockt » comme jamais.
L’effervescence et le brassage culturels sont tels, que la presse Berlinoise s’internationalise en même temps que la population, on connaissait Exberliner, magazine anglophone sur Berlin, voici Bang Bang Berlin !, un fanzine qui du haut de son deuxième numéro se veut la voix anglo-germanophone de la culture underground Berlinoise.
« Berlin, Acte II », c’est maintenant !
* Entretien parut dans le magazine Tsugi n°07 avril 2008
** Interview dans TRAX février 2008 n°110
Par Yann Faure








