‘Musées’
Hatch: Le musée du Sticker
mercredi 4 novembre 2009
Friedrichshain, LLT Gallery, Musées 804 commentaires
Un sticker, c’est cool. C’est mieux qu’un flyer, moins encombrant qu’un poster, plus attachant qu’un post-it, bref, les stickers c’est trop chouette sans qu’on sache vraiment pourquoi, c’est le genre de petits trucs qu’on prend, qu’on garde, en se disant qu’on le collera sur un autre truc qui en vaut vraiment la peine, et puis rien n’en vaut jamais la peine, puisqu’une fois collé, le sticker redevient image, plus petit qu’un poster, moins mobile qu’un flyer, et moins utile qu’un post-it.
La suite..
Par Yann Faure
Bauhaus Archiv
vendredi 28 mars 2008
Kultur & Konfitur, Musées, Schöneberg 807 commentaires
Par Soizic Cadio
Kreuzberg Museum : « Schade das Beton nicht brennt »
lundi 10 mars 2008
Berlinpinpin, Kreuzberg, Musées 183 commentaires
Le premier intérêt de ce musée est la reconstitution du quartier en maquettes très précises, où chaque façade, chaque square, chaque boutique est représenté. Sous les maquettes, on trouve de curieuses jumelles dans lesquelles on aperçoit une photo en 3D d’un commerçant ou d’un habitant de Kreuzberg, dans sa boutique ou dans son appartement. Ces petits personnages figés dans les jumelles ont l’air étrangement vivants dans leur petite pièce en 3D.
Sur les murs, tout autour de la pièce, une longue frise chronologique reprend l’histoire du quartier grâce à des textes et des photos. Mieux vaut parler allemand si l’on veut saisir pleinement la dynamique de Kreuzberg. On y apprend que l’histoire du quartier, resté longtemps à la marge de la ville, a été très mouvementée. Situé à l’ouest du mur mais à l’est de la ville, le destin de Kreuzberg à l’époque du mur a été des plus singuliers. Dans les années 60 a été mise en œuvre une importante politique urbaine appelée « Sanierung », soit rénovation. Ce plan devait s’accompagner de destructions et de reconstructions d’immeubles et d’appartements pour leur donner un format standard, ce qui devait passer par de nombreuses expulsions et délogements. L’histoire de quartier est également étroitement liée à la communauté turque, largement concentrée à Kreuzberg dès les premières vagues de migration. Durant la période de « Sanierung », la communauté de Kreuzberg s’est animée, s’est révoltée, s’est unie contre. Scandalisée par les expulsions et les spéculations immobilières, elle a mis en place de nombreuses associations et réunions de quartier pour organiser la résistance par des actions spectaculaires comme l’occupation illégale de logements vides.
Enfin, confortablement installé dans un canapé, on peut achever sa visite en visionnant de courtes vidéos sur des thèmes qui ont fait l’histoire et la vie de Kreuzberg : la constitution du club mythique SO36, les manifestations, les émeutes urbaines et la répression policière, la communauté turque… On peut également y voir un film dont le titre pourrait être celui du musée : « Schade das Beton nicht Brennt ». Dommage que le béton ne brûle pas.
Kreuzberg Museum
U1 U8 Kottbusser Tor
Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 18h
Entrée gratuite
Par Soizic Cadio
DDR Museum – Musée de la RDA
jeudi 21 février 2008
Mitte, Musées 1,088 commentaires
Deux pièces sont particulièrement intéressantes: la Trabi dans laquelle on a le droit de s’asseoir (enfin pour ça, il faudra se battre avec tous les petits gosses qui veulent y monter avant vous) et la reconstitution d’un appartement-témoin. On entre par le salon, on s’assoit dans un canapé aux couleurs douteuses et on regarde la télé. On a même le choix entre un discours de Honecker et un épisode de Derrick. Dans la cuisine, on trouve toute une panoplie d’appareils ménagers très rigolos qu’on aimerait bien avoir chez soi.
On peut y passer 1 heure ou 3 heures mais on y apprend forcément un tas de choses. Et on a de fortes chances de rencontrer une petite dame de 60 ans qui nous dira qu’elle a les mêmes à la maison (les mêmes cahiers d’école, les mêmes robes, les mêmes assiettes…).
www.ddr-museum.de
Karl Liebknechtstr. 1
Plein tarif : 5,50 € - Tarif réduit : 3,50 €
Par Soizic Cadio
Neue Nationalgalerie: Die aufregende Kunst des 20. Jahrhunderts
lundi 18 février 2008
Kultur & Konfitur, Musées, Tiergarten Comments Off
Il s’agit d’une sorte de grande rétrospective de la peinture du 20ème siècle, retraçant la plupart des grands courants picturaux à travers quelques œuvres représentatives. Tout y passe, dans le désordre : Expressionnisme, Expressionnisme Symbolique, Dadaïsme, Surréalisme, Réalisme, Bauhaus, Cobra, Art Minimal, art de la DDR… J’ai donc parcouru un peu sceptique l’histoire de l’art moderne en me perdant entre les pièces, les courants et la chronologie.
Et puis j’ai compris en regardant dans le dictionnaire le sens du mot « aufregend », qui signifie agaçant, énervant, irritant. Du coup, on comprend mieux le sens de cette expo et la justification de cette juxtaposition un peu chaotique. Il s’agit donc d’œuvres agaçantes, pas spécialement provocantes mais susceptibles d’irriter. Par exemple les « monochromes » américains du courant Colour Field Painting, un style dominant aux Etats-Unis après la Seconde Guerre Mondiale qui cherchait à réduire ses tableaux à trois éléments fondamentaux : couleur, format, matière. Il s’agissait de s’abstraire de toutes les notions d’histoire, de mythe, de mélancolie, de mémoire, qui prévalaient dans la peinture européenne. Irritants aussi, les tableaux d’artistes contestataires Allemands de l’entre-deux-guerres (Otto Dix…), des artistes de la DDR…
Rétrospectivement, c’est une expo intéressante. Enfin ce petit mot « aufregend » est intéressant. Est-ce qu’il signifie que l’expo montre des peintures qui ont fait scandale en leur temps, qui ont irrité la morale, les dogmes et la bonne conscience de leurs contemporains ? Est-ce qu’elle nous parle de notre propre irritation face à des monochromes de Klein ou des néons de Dan Flavin ? D’ailleurs, à ce titre, j’ai rencontré un spécimen assez irritant des musées d’art moderne et contemporain. L’accompagnatrice d’un groupe de collégiens français qui cherchait à gagner la complicité de ses élèves en se ralliant à leurs railleries dans la salle dédiée à l’art minimal : « C’est vraiment scandaleux… Comment on peut exposer ça dans un musée ? Moi aussi je pourrais le faire… Tiens, c’est de l’art ça, l’étagère là ? ». Bref, une expo intéressante où on peut voir les liens, les passerelles, les connexions entre des styles et des époques, qui la plupart du temps nous échappent.
U2 Mendelssohn-Bartholdy-Park
Par Soizic Cadio
Hamburger Bahnhof – Museum für Gegenwart
vendredi 15 février 2008
Musées, Wedding Comments Off
En entrant, on arrive directement dans le hall de gare. Sur la droite se trouvent les pièces dédiées à la collection permanente. Andy Wahrol, Anselm Kiefer, Rauschenberg, Joseph Beuys…
Le reste de cet immense espace est dédié aux nombreuses expositions temporaires. Parmi les expos vues là-bas, la grande expo „Schmerz“ de cet été. En collaboration avec le musée d’histoire de la médecine, cette expo fascinante a été conçue sur le thème de la douleur sous toutes ses formes. De la souffrance du Christ à la mélancolie, des organes malades exposés en vitrine à la représentation du deuil par Bill Viola. Un seul regret: une pièce fermée à l’entrée de laquelle un large panneau avertissait „WARNING“, interdit aux femmes enceintes, aux enfants, aux cardiaques, aux petits Mickey… En voyant le visage blême et les cheveux décoiffés des gens qui en sortaient, je me suis dégonflée…
Jusqu’au 24 février, on peut voir au Hamburger bahnhof l’expo temporaire consacrée à Heinz Emigholz et intitulée Die Basis des Make-up. Une seule pièce consacrée à l’œuvre hors-norme de l’artiste. Aux murs, des centaines de dessins noir et blanc sont accrochés à quelques centimètres d’intervalle, remplissant tout l’espace. Au centre, des centaines de carnets exposés sous vitrines et un film reprenant les pages des carnets à un intervalle très rapide, donnant ainsi une certaine cohérence à l’ensemble. L’effet est assez hypnotisant. Les images et les textes se superposent sans que notre notre cerveau ait le temps de vraiment les distinguer et les analyser mais il choisit à notre insu de se focaliser sur certaines images, sans qu’on sache pourquoi. Une expo intéressante bien qu’un peu frustrante. Ce trop plein d’images donne un vertige qui empêche de se fixer sur une seule. Et tous ces petits carnets noircis de pattes de mouche qu’on ne peut pas feuilleter ni déchiffrer. Bref, une œuvre monstrueuse dont on ne peut saisir que quelques bribes.
Par Soizic Cadio












