‘Möbel-olfe’
Best of 2009
vendredi 1 janvier 2010
Berlinpinpin, Notre blog 377 commentaires
A part quelques mésaventures (une amende de 1200 € pour téléchargement illégal, des vélos volés, la visite du Ordnungsamt pour un frigo “posé” dans la rue une vingtaine de minutes…), 2009, c’était plutôt chouette. Les Lapins techno ont eu un nouveau blog tout neuf, ont été cités par Marie Ndiaye dans les Inrocks et vont bientôt fêter leurs deux ans. Comme c’est la coutume à cette période de l’année, voici notre best of 2009 en 4 catégories :
Kotti’s secrets
jeudi 11 décembre 2008
Bars/Cafés, Clubs, Kreuzberg 307 commentaires
Lorsqu’on découvre cette place pour la première fois en tant que touriste, on ne peut s’empêcher de penser aux banlieues françaises également construites sur le triste modèle du Tetris. Un Tetris figé, austère, et où les empilements de barres ne rapportent pas de points… On descend du U-bahn, on jette un regard furtif sur la place, puis on s’engouffre dans les profondeurs de la station, le repère des drogués et de leurs fournisseurs. À peine sorti de la station, on presse le pas pour rejoindre la Oranienstrasse ou le Graeffekiez, mais jamais, non jamais on ne s’arrête.
Pourtant Kottbusser Tor, c’est aussi Kotti, un surnom donné à la place par ceux qui y vivent, ceux qui y travaillent, ceux qui s’y arrêtent parce que oui, Kottbusser Tor est un endroit attachant, vivant, un vrai Kiez avec ses habitants et sa vie de quartier et, cerise sur le ghetto, Kotti est également un des hauts lieux de la vie nocturne berlinoise. Mais pour le savoir, encore faut-il s’y arrêter et explorer ces barres que l’on ne saurait voir. Les Lapins Techno vous montrent les portes derrière lesquelles se cachent les lieux qui font les nuits de Kotti. Il ne tient qu’à vous d’y pénétrer.
On aime: ses serveuses à moustache, sa déco dépouillée et absurde, les meubles qui tombent du plafond (allusion au magasin de meuble qui résidait dans l’immeuble), ses murs de béton, ses néons verts et la Flensburger à 2€…
Pour s’y rendre: Sortir du U-bahn côté Rossmann, pénétrer dans le passage entre le Rossmann et le kebab, la vitrine du bar est visible du passage, mais attention, ne cherchez pas la porte, l’entrée se fait du côté opposé.
On aime: l’étroitesse de l’espace, ses fenêtres inclinées, sa vue imprenable sur le U-bahn, ses DJs.
Pour s’y rendre: Sortir du U-bahn côté Kaiser’s et prendre l’escalier ouvert à droite du supermarché, puis l’escalier de gauche et la première porte à gauche au premier étage.
On aime: ses fenêtres inclinées et sa vue sur le U-bahn (comme au Paloma), ses sièges le long des fenêtres, et son baby foot…
Pour s’y rendre: Sortir du métro côté Kaiser’s, longer la Skalitzer Strasse jusqu’a la porte du n°134. Monter les escaliers jusqu’au premier étage, puis pousser la première porte à gauche.
On aime: sa programmation oscillant entre groupes berlinois underground et figures de la scène internationale alternative, la simplicité de l’endroit (une salle carrée, une scène, un bar, comme au Lido), ses mezzanines.
Pour s’y rendre: Sortir du métro côté Kaiser’s, longer la Skalitzer Strasse jusqu’aux faibles lumières qui ornent le kiosque de l’entrée. La salle est au fond de la cour.
On aime: le côté Trash et défoncé du lieu, les toilettes sur le palier, sa programmation très berlinoise.
Pour s’y rendre: Sortir du U-bahn côté Kaiser’s, longer la Skalitzer Strasse jusqu’à la porte du n°133. Gravir les escalier jusqu’au dernier étage, pousser la porte en face des toilettes.
Par Yann Faure
Berlin raucht !
vendredi 15 août 2008
Bars/Cafés, Berlinpinpin 1,033 commentaires
A quoi ressemblerait un Kneipe sans l’épaisse fumée qui le caractérise et quel goût aurait une bière sans cigarette? Le Kneipe est une institution à Berlin. Il est à la fois bar (où l’on boit généralement de la bière) et snack (où l’on mange généralement des Boulettes ou des Curry Wurst pour éponger la bière). Mais surtout, le Kneipe est sombre, 100% bois d’ébène, et peuplé de vieux Berlinois moustachus à mulette comme on les aime, qui fument clope sur clope. On se demandait aussi ce que serait la vie des clubs Berlinois après l’interdiction de fumer, sachant que bon nombre de ces clubs se situent dans des lieux obscurs occupés plus ou moins légalement où l’atmosphère enfumée participe à l’ambiance.
Finalement, il s’avère qu’il est impossible d’interdire de fumer dans ces endroits parce que:
1. tout le monde s’en fout. 2. C’est anticonstitutionnel.
On avait déjà remarqué qu’un certain nombre de lieux passaient outre l’interdiction de fumer (partielle après le 1er janvier, totale après le 1er juillet), notamment à Kreuzberg et Neukölln. Le Jenseits entreprenait à ce titre de “fumer pour la paix” et le Möbel Ölfe faisait presser des sous-bocs à son nom, ornés d’un cendrier dégueulasse rempli de mégots. La résistance s’est organisée et des patrons de bars et de restaurants de Berlin et Tübingen ont porté plainte contre la loi, au motif qu’elle nuisait gravement à leurs affaires. Et la Cour fédérale de Karlsruhe a jugé la loi anticonstitutionnelle, autorisant ainsi les lieux de moins de 75 m² à remettre des cendriers sur les tables.
Par Soizic Cadio









