‘Mitte’
Du sex in the city : Sébastien Tellier à Berlin le 9 mai
mercredi 23 avril 2008
Musique 120 commentaires
L’artiste déchaînait récemment les passions et les foudres des défenseurs fanatiques de la francophonie (on en parlait même sur RFI) car la chanson (Divine) que Sébastien Tellier interprétera pour l’Eurovision est en Anglais (pardon Molière). Bref, encore une preuve de l’étroitesse d’esprit de certains hommes politiques qui n’ont toujours pas conscience que la réputation de la culture française à l’étranger ne se fait pas exclusivement à grands coups de petit Larousse. Les mauvaises langues devraient plutôt jeter un œil au nombre impressionnant de visites de la page Myspace de Sébastien Tellier et s’entretenir un court instant avec nos voisins Britanniques et Allemands, encore sous le choc du maxi « Sexual Sportswear ».
L’album Sexuality, produit par Guy-Manuel de Homem-Christo (Daft Punk), est une petite perle, un album touchant, direct, moite et synthétique avec des gros morceaux de sexe eighties dedans. On attend avec impatience la performance live du virtuose, en attendant allez donc faire un tour sur sa page myspace.
Par Yann Faure
Berlin Alexanderplatz, Alfred Döblin
lundi 7 avril 2008
Berlinpinpin, Kultur & Konfitur 904 commentaires
Il en va un peu de même avec le roman d’Alfred Döblin. Dès les premières pages et quasiment jusqu’à la fin, on se dit qu’on n’y arrivera pas. Quel étrange langage, quelle étrange histoire, quel étrange personnage… Alexanderplatz, « l’Alex », est la scène, le cœur du roman, et un personnage à part entière. Alexanderplatz dans les années 1920… Peut-on imaginer cet endroit sans son âme communiste ? Peut-on se représenter cette place sans son immense tour télé devenu un symbole de la ville servi à toutes les sauces ? Mais le Berlin d’Alfred Döblin n’est pas monumental. La prison de Tegel exceptée, on n’y voit que des rues, des immeubles, des Kneippe et des gens. Les monuments sont absents et c’est tant mieux.
L’histoire est celle de Franz Biberkopf, un homme solide et costaud, ancien déménageur, qui sort de quatre ans de prison pour avoir battu à mort sa compagne, Ida. Sa sortie de prison marquera le début d’un dur retour à la vie et à la ville. Franz Biberkopf fait le vœu de mener dorénavant une vie honnête, loin de la pègre et des bas-fonds berlinois. Les circonstances en décideront autrement. Il rencontrera des femmes, jusqu’à la petite Mimi qu’il adorera. Il rencontrera des hommes, jusqu’à l’infâme Reinhold qui causera sa perte. Au cours de toutes ces aventures, il perdra : un bras, sa Mimi, son honnêteté, sa naïveté, son argent, son poids. Jusqu’à la folie et la rédemption finale.
Mais plus encore que l’histoire, c’est la langue qui est intéressante ici. C’est un cliché qui se répète dès qu’on évoque Berlin Alexanderplatz mais c’est effectivement un roman qui rappelle beaucoup le Voyage au bout de la nuit de Céline. Même si les auteurs ont peu de choses en commun à part leur époque : Alfred Döblin est Juif et devra quitter l’Allemagne en 1933, Céline est antisémite et collaborateur et s’exilera en Allemagne en 1945. Mais les deux romans sont des romans qui gueulent. Des romans sonores à la langue vivante voire violente. C’est aussi cette langue qui rend la lecture difficile, d’autant que la traduction semble être un peu datée. Les personnages de Berlin Alexanderplatz parlent dans ce livre comme ils devaient parler en 1928 dans les bars enfumés de Berlin :
« - Que se passe-t-il donc aujourd’hui, Cilly ? C’est jour férié ?
Elle arrangeait sa coiffure.
- Ben ! Oui, c’est dimanche.
- Non, fête pour de bon que j’veux dire.
- P’t-être bien chez les Catholiques, j’en sais rien.
- Rapport aux Cloches qui font tout ce potin.
- Quand ça ?
- Mais là, à la minute, pardi !
- J’ai rien entendu. T’as entendu qu’eque chose, Franz ?
- J’te crois, qu’est ce qui t’faut alors !
- T’auras rêvé grosse bête ! »
Et ces cloches, c’est le début de la fin pour Franz.
Entre ces dialogues et la narration des aventures de Franz, le narrateur nous parle beaucoup : de la météo, de la mort, des agneaux et des veaux sans défense que l’on égorge dans les abattoirs, de la vie, de la politique… En outre, ses titres sont pour le moins explicites et aident le lecteur à s’y retrouver dans le déroulement des chapitres : « Les dimensions de Franz Biberkopf, il est de taille à se mesurer avec les héros de l’antiquité », « A homme nouveau, métier nouveau ou pas métier de tout », « Le mercredi des cendres. Mais le lecteur peut aussi bien sauter ce chapitre » (j’aime particulièrement ce dernier titre…).
Bref, Berlin Alexanderplatz est un roman… proliférant. Dont la lecture demande courage et persévérance…
Par Soizic Cadio
Fermeture du Tacheles
mercredi 19 mars 2008
Berlinpinpin, Mitte 1,150 commentaires
Le 31 décembre 2008, le célèbre Tacheles devra fermer ses portes. Le Fundus Gruppe prévoit en effet de racheter les 28 000 m² en ruine où se nichent une trentaine d’ateliers d’artistes, pour y construire un complexe comprenant un hôtel 5 étoile et des boutiques de luxe.
http://www.tacheles.de/
Par Soizic Cadio
DDR Museum – Musée de la RDA
jeudi 21 février 2008
Mitte, Musées 1,088 commentaires
Deux pièces sont particulièrement intéressantes: la Trabi dans laquelle on a le droit de s’asseoir (enfin pour ça, il faudra se battre avec tous les petits gosses qui veulent y monter avant vous) et la reconstitution d’un appartement-témoin. On entre par le salon, on s’assoit dans un canapé aux couleurs douteuses et on regarde la télé. On a même le choix entre un discours de Honecker et un épisode de Derrick. Dans la cuisine, on trouve toute une panoplie d’appareils ménagers très rigolos qu’on aimerait bien avoir chez soi.
On peut y passer 1 heure ou 3 heures mais on y apprend forcément un tas de choses. Et on a de fortes chances de rencontrer une petite dame de 60 ans qui nous dira qu’elle a les mêmes à la maison (les mêmes cahiers d’école, les mêmes robes, les mêmes assiettes…).
www.ddr-museum.de
Karl Liebknechtstr. 1
Plein tarif : 5,50 € - Tarif réduit : 3,50 €
Par Soizic Cadio










