‘Kreuzberg’
M83 au Lido
mardi 14 octobre 2008
Kreuzberg, Musique 523 commentaires
Pour ceux qui aiment les nappes électroniques, mélancoliques et contemplatives, Anthony Gonzales vient jouer à Berlin son dernier album Saturday=Youth, sorti en avril dernier.
N’ayant pas écouté cet album, nous ne pouvons vous en dire beaucoup plus, si ce n’est qu’il est, paraît-il, plus pop et “freundlich” que les précédents. Mais qu’on se rassure, la musique de M83 reste faite de nappes, de boucles et de plages. Parfait pour un 14 octobre.
Par Soizic Cadio
Berlin vu par le Lonely Planet
mardi 16 septembre 2008
Entendu à 754 commentaires
Ils ont oublié de mentionner les prises en otage et les viols collectifs… Sans être particulièrement téméraires, ni violents ou “vandales”, on recommande chaudement le 1er mai à Kreuzberg. Des rues noires de monde, des familles, des jeunes, des vieux, des stands de nourriture des quatre coins de la planète, des concerts à chaque coin de rue… Certes, vers 11h00, les choses dégénèrent un peu mais pas au point de déranger les buveurs et les dîneurs en terrasse.
“Les salaires s’échelonnent entre 2 000 et 5 000 € bruts par mois, ce qui constitue un revenu tout à fait raisonnable”.
Gloups. Nous, ce serait plutôt moins de la moitié de l’estimation la plus basse. Mais c’est bien, ça équilibre avec les 200 000 personnes qui vivent avec les 350 € par mois du Hartz IV…
“Si les Berlinois portent les cheveux courts, les hommes ont tendance à se les laisser pousser légèrement, et les queues de rat semblent désormais l’apanage de la jeunesse et des adeptes des années 1980. Les piercings et les tatouages sont monnaie courante - notamment chez les femmes - et plus la scène est alternative, plus les décorations sont excessives.”
No comment. Notez juste le vocabulaire, choisi avec soin…
“Si la partie est de Kreuzberg a un petit air grunge, ce temple culinaire pourrait marquer un tournant dans la vie de ce quartier.”
Oui, vite, nettoyons ce quartier dégueulasse avec son air grunge là, que ça ressemble un peu plus à P’Berg (qui pour le Lonely Planet est un quartier “animé et expérimental”…).
Pour être tout à fait honnête, tout dans le Lonely Planet n’est pas dans ce goût là. La partie dédiée aux arts est notamment bien faite (musique, arts plastiques, architecture…). Toutefois, certaines erreurs sont impardonnables. Les Lapins Techno vous promettent de rendre à Kreuzberg ses lettres de noblesse…
Par Soizic Cadio
Strandbars, terrasses et Biergarten: derniers jours
mardi 9 septembre 2008
Bars/Cafés, Clubs, EN PLEIN AIR, Friedrichshain, Kreuzberg, Prenzlauer Berg 1,104 commentaires
Le Kiki Blofeld: Köpenicker Strasse 48-49 / U Heinrich-Heine-Strasse / Kreuzberg
Situé en face du Bar 25, le Kiki Blofeld est un des nombreux strandbars qui ponctuent la Spree. On peut y boire un bière sur la plage ou sur la terrasse “lounge”, déguster la “cuisine” locale, jouer au billard, écouter un concert ou voir un film… Des événements ont lieu régulièrement dans la vieille usine à gauche de l’entrée et dans le hangar à bâteaux transformé en bar pour les jours de mauvais temps.

Le Club der Visionäre: Am Flutgraben 1 / U Schlesisches Tor / Kreuzberg
Bien qu’un peu trop tendance et souvent blindé en été, le Club der Visionäre reste un lieu assez idyllique. Situé au bord de la Spree après Schlesisches Tor, il est constitué d’une petite baraque en briques, de plusieurs pontons en bois et d’un étage abrité par les saules pleureurs. Aussi agréable pour les soirées à la fraîche que pour les longs après-midis où l’on se chauffe au soleil de septembre sur l’un des pontons en bois, tout au bord de l’eau.

Cassiopeia: Revaler Strasse 99 / U S Warschauer Strasse / Friedrichshain
Encore une usine désaffectée transformée en centre culturel aux multiples activités: club, skate parc, cinéma en plein air, Biergarten, mur d’escalade installé sur une tour en béton… On peut aussi tout simplement manger et boire pour pas cher, Chaque premier samedi du mois, le Trendmafia (marché des créateurs de Friedrichshain / Kreuzberg) se tient dans un des hangars du Cassiopeia.
Prater Biergarten: Kastanienallee 7-9 / U Eberswalder Strasse / Prenzlauer Berg
Il est difficile de deviner que la Kastanienallee abrite un tel endroit. Situé tout en haut de l’avenue, le Prater est un Biergarten dans la plus pure tradition Allemande. Grandes tablées en bois, petits stands de bière et de nourriture, parasols et grands arbres pour s’abriter du soleil.
Le Unkul: alte Stralau 4 / S Treptower Park
Sans vouloir en rajouter une couche (”le Unkul, meilleur endroit de Berlin” blablabla), il est quand même plus que temps de profiter de son jardin paradisiaque et de ses Mojitos à 3 €, d’une part parce que c’est bientôt l’hiver, d’autre part parce que le Unkul va fermer ses portes en décembre prochain. Jusque là, c’est ouvert tous les jours à partir de 15h, 14h le samedi et 10h le dimanche, jour du “Klang im Garten” (DJ sets et barbecue parties). Et le 4 octobre prochain aura lieu le “Kunst-Stral-fest”, une grosse fête avec expositions, concerts, performances…
Par Soizic Cadio
Christiane F., 46 ans…
lundi 18 août 2008
Berlinpinpin, Charlottenburg, Kreuzberg 471 commentaires
Photo: Polyvore.comSi ce nom ne vous évoque rien, voici un petit résumé. En 1978, deux journalistes du magazine Stern partent à la rencontre de jeunes adolescents autour de la gare de Zoo dans l’idée de faire un reportage sur la scène de la drogue à Berlin. Au cour de leur enquête, ils vont croiser Christiane F., dont l’histoire va devenir emblématique d’une ville et d’une génération. Au lieu d’un reportage, c’est un best-seller qui va naître de cette confession. Christiane F. habite dans une cité de Neukölln dans les années 70, avec une mère dépassée et un père violent. De déménagements en crises familiales, elle connaît à 13 ans son premier amour, son premier acide et sa première piqûre d’héroïne. Rien de cette descente aux enfers ne nous est épargné, sur fond de Berlin gris et bétonné où la “scène” de la drogue se concentre autour de la gare de Zoo et du Sound. Christiane F. est entourée d’une bande de bébés zombies qui vont tomber les uns après les autres, palliant à l’absence d’autorité parentale et à l’abandon de l’école par toujours plus de drogues. L’histoire de Christiane F. a également donné lieu à un film, Wir Kinder vom Bahnhof Zoo, avec en guest star David Bowie jouant son propre rôle, comme une figure emblématique du Berlin de cette époque.
Cette histoire a donné lieu à certaines dérives, de l’utilisation du film comme pamphlet moralisateur anti-drogue à la fascination morbide de certaines adolescentes pour cette “héroïne” (lu sur un forum: “Christiane F. est mon idole! Son histoire est formidable, j’aurais aimé avoir eu sa vie”…). La vie de Christiane F. a donc été largement exploitée, elle-même ayant passé plusieurs années de sa vie à faire la promotion du livre et du film sur des plateaux de télé.
Si l’on vous parle de ça, c’est que Christiane F. a refait surface il y a quelques jours dans les journaux à scandales Allemands. Le livre s’achèvait sur un paragraphe de rédemption où l’on apprenait que Christiane F. s’en était sortie, qu’elle avait définitivement abandonné la drogue et vivait à Hamburg une vie clean et saine. Sauf qu’on apprend aujourd’hui que Mme F. vient de perdre la garde de son fils, qu’elle a replongé dans la drogue et que personne ne sait vraiment où elle est. Elle aurait été vue du côté de Kreuzberg, la “scène” s’étant déplacé de la gare de Zoo à Kottbusser Tor. 30 ans plus tard et 7 km au sud-est, la photo floutée de Christiane F. se retrouve aujourd’hui dans le Bild entre la pin-up dénudée et les résultats du foot…
Par Soizic Cadio
Alexander Moloko vs. Ludwig one
lundi 11 août 2008
Berlinpinpin, Kreuzberg, LLT Gallery 891 commentaires
Par Yann Faure
Trendmafia: le marché des créateurs Berlinois
lundi 4 août 2008
Friedrichshain, Kreuzberg, Shopping, Shops 283 commentaires
L’industrie de la mode à Berlin a plusieurs facettes. D’un côté, la mode de la rue, celle portée au quotidien par des centaines de Berlinois qui n’ont peur de rien et relatée jour après jour par le blog Stil in Berlin. De l’autre, une tendance à l’institutionnalisation bien méritée grâce notamment à la Fashion Week, qui s’est tenue pour la troisième année consécutive du 17 au 20 juillet derniers. Derrière tout ça, ce sont des centaines de créateurs et designers qui façonnent l’image de la ville et de ses habitants dans l’ombre de leurs ateliers-boutiques.T-shirts en tous genres, bijoux, accessoires, design, photo… Pour 2 € l’entrée, le Trendmafia est l’endroit idéal, pour qui s’intéresse à la mode et souhaite découvrir les créateurs de cette ville en oubliant les Skunk Funk et autres Bench. Certes, les prix sont un peu élevés mais ce sont des créations et souvent des modèles uniques. Comptez entre 20 et 30 € pour un T-shirt, entre 20 et 40 € pour un sac et entre 40 et 60 € pour une jupe. A noter également que les prix sont plus avantageux au Trendmafia qu’en magasin (55 € au lieu de 70 € pour un sweat-shirt Team Brûlé).
Streetwear (robes, T-Shirts ou Sweat-shirts à capuche) façon Team Brûlé Berlin

Sacs, trousses, porte-clés made in KaWeDe, nom parodique du célèbre KaDeWe sur le Kudamm’
Mignons petits T-shirts, sweats ou accessoires à l’effigie du hamster Cuy.Cuy

Les cartes à découper de Die Basteltüte: stands de Curry Wurst ou de Kebab ou personnages de Berlinoises types avec leurs accessoires

Boucles d’oreilles en forme de cassettes et pendentifs robot en plastique designés par Suparina
Par Soizic Cadio
Gemüseschlacht 2008 : Friedrichshain 1 – Kreuzberg 0 (la bataille de légumes)
dimanche 27 juillet 2008
Berlinpinpin, Friedrichshain, Kreuzberg 644 commentaires
Nous vous parlons là d’une guerre fratricide qui sévit au cœur de Berlin depuis plusieurs années, sans que personne ne sache précisément quand tout cela a commencé. L’origine de la Gemüseschlacht, ou guerre des légumes, serait (d’après le gentil policier chargé de surveiller les hostilités) la réforme de la carte administrative de Berlin, qui avait pour but de fusionner certains quartiers en une seule entité administrative. Au nom de cette réforme, les quartiers de Friedrichshain et de Kreuzberg ont donc fusionné en 2001 pour devenir Friedrichshain-Kreuzberg. Quelques irréductibles auraient décidé de marquer leur opposition à cette nouvelle « réunification » en organisant chaque année une bataille rangée sur l’illustre Oberbaumbrücke, le pont qui relie les deux quartiers. Et c’est aujourd’hui, dimanche 27 juillet, que les deux camps ont choisi de s’affronter dans la bonne humeur sous un ciel bleu azur, sous l’œil bienveillant de la Fernsehturm et du Molecule Man, et sous le regard halluciné des passagers du U-Bahn, qui surplombe le pont.
Arrêtons là les explications et reprenons notre compte-rendu des hostilités. Rapidement, les Kreuzbergiens prennent l’avantage grâce à un char de fortune du haut duquel les assaillants lancent leurs munitions en perçant les lignes ennemies en moins de 20 minutes. Pendant ce temps, les projectiles volent de part et d’autre : légumes et fruits pourris en tout genre (pêches, tomates, bananes, citrons, choux-fleurs…), œufs pourris, farine, ballons de baudruche remplis d’eau ou de liquide indéterminé. Ayant repoussé Friedrichshain dans ses tranchées, Kreuzberg sort sa botte secrète : une catapulte très élaborée qui permet d’envoyer des ballons d’eau à vitesse éclair. Mais si Kreuzberg remporte haut la main la première manche en surprenant l’ennemi par sa créativité, les combattants de Friedrichshain s’avèrent plus efficaces sur la durée. Ils reprennent finalement l’avantage et repoussent les Kreuzbergiens de leur côté du pont, après une bonne heure de combat au corps à corps à l’aide de battes en mousse.
Comme chaque année, la victoire revient à Friedrichshain, que l’on soupçonne d’être soutenu par des renforts de Prenzlauer Berg, qui crient à l’unisson « Ost Berlin ! Ost Berlin ! ». Kreuzberg de son côté, est aidé de factions venues de Neukölln, mais rien n’y fait. Ironie du sort, Kreuzberg, le plus à l’est des quartiers Ouest, se retrouve encore une fois à l’Ouest malgré lui. Au-delà de l’aspect ludique et défouloir de cette bataille rangée se cache le symbole d’une division géographique encore bien persistante. Kreuzberg a toujours été à l’Ouest, Friedrichshain à l’Est, et cette géographie de fait s’est vue matérialisée par un mur pendant près de 30 ans.












