Message à caractère informatif

Tinanu Tinananuuuuuu! (générique!)

Vendredi

CLP, les petits protégés de Apparat seront au Maria, accompagné des Frenchy Leonard de Leonard (équipiers de Data chez Ekleoroshok) et de la dynamiteuse de Dancefloor, Missil (Citizen).
La suite..


Par Yann Faure

Icon club: Le Paris Paris à Berlin Berlin

Photographie: Shunzan
Vous avez sûrement remarqué le nombre croissant de soirées dédiées à l’Electronique française dans la capitale allemande. Les DJ Mehdi, Kavinsky, Yuksek, Brodinski, Vicarious Bliss, et autres Busy P. viennent maintenant régulièrement s’essayer aux folles soirées berlinoises. Il y a quelques mois de ça, assister à un DJ set des chefs de file de la French Touch 2.0 relevait du miracle ou d’une surveillance monomaniaque de leurs pages myspace. Dans une ville où la techno minimale règne en maître depuis des années, s’essayer au son fluo made in France n’était pas chose aisée. Derrière ce regain d’intérêt pour l’Electro française à Berlin, on trouve un club, le Icon, et ses deux fondateurs, Lars Döring et Pamela Schobess. Nous les avons rencontrés dans leurs bureaux de Kreuzberg (une ancienne station d’épuration du côté de Mortizplatz, cinq entrées et des couloirs gigantesques) pour en un savoir un peu plus sur ce club francophile…  

Les Lapins Techno : La première question qui nous vient à l’esprit c’est pourquoi vos locaux sont-ils à Kreuzberg alors que le club se trouve à Prenzlauer Berg ?
Lars Döring: En fait, on habite à Kreuzberg. Pendant très longtemps nos bureaux étaient à Prenzlauer Berg mais on perdait bien une heure par jour à faire l’aller-retour donc on a fini par installer nos bureaux à Kreuzberg. L’essentiel de notre travail se fait au bureau, pas au club !
Pamela Schobess : La plus grosse part du boulot quand on travaille dans un club, c’est de s’asseoir devant un bureau et d’écrire des mails…

LLT : Combien de gens travaillent pour le Icon ?
LD : Seulement nous deux.
PS : Bien sûr nous engageons des graphistes, des gens pour travailler dans le club, mais nous faisons tout le reste, la programmation, la promotion… Personne ne fait le booking pour nous. Je suis sûr que certains propriétaires de clubs ne savent même pas qui jouent dans leur club. Ça, ça ne nous arrivera jamais.
LD : On accueille les artistes à l’aéroport, on les emmène au resto, on s’occupe d’eux…

LLT : Quel est votre background ?
LD : J’ai ouvert mon premier club quand j’avais 19 ans. J’ai commencé comme DJ. C’était difficile d’avoir des dates, donc je me suis dit qu’il fallait créer mon club.
PS : Moi je viens d’un autre monde, la banque, je travaille avec les chiffres, ce qui est plutôt bien pour un club. Et j’ai étudié la communication et la production audiovisuelle.

LLT : Quand et comment avez-vous commencé l’aventure Icon?
PS : La première soirée qu’on a organisée, c’était en… 1996, mais pas dans les locaux du Icon. Ensuite, il ne s’est rien passé pendant plusieurs mois et puis on a vraiment commencé en tant que club en 1997.

LLT : Quel genre de musique jouiez-vous à cette époque ?
LD : On a commencé avec des DJs berlinois, allemands et anglais. A l’époque, on jouait pas mal de Hip Hop, de Reggae et de Drum’n bass. Mais ce qui nous anime, c’est la découverte de nouvelles musiques. Nous avions deux priorités : programmer ce que nous aimons et que la musique soit de qualité.

LLT : Si on compare votre programmation à celle d’autres gros clubs berlinois comme le Panorama, le Trésor ou le Watergate, vous vous différenciez par une programmation très francophile et particulièrement axée sur la « French Touch 2.0 » (Ed Banger, Institubes, Record makers…). Que pensez-vous de cette nouvelle vague d’Electro française ?
PS : Pour nous, c’est vraiment la meilleure musique du moment. C’est la musique qui offre les meilleures sensations sur un dancefloor, celle qui fait le plus bouger. On pense que cette musique va prévaloir ces deux prochaines années. Le genre est loin d’être épuisé, il y a encore de nouvelles choses, c’est frais, et il y a encore tellement de gens qui ne connaissent pas. Ils commencent seulement à s’y intéresser et ils trouvent ça vraiment cool…

LLT : Et à Berlin plus qu’ailleurs…Berlin est vraiment le homeland de la minimale, tout l’inverse du son Ed Banger.
PS : On ne cherche pas à programmer de la musique qui fait l’unanimité. Par exemple, depuis le début de la Drum’n’Bass, il y a des gens pour dire que la Drum’n’Bass est morte. Nous, on continue d’organiser des soirées Drum’n’Bass, des soirées Reggae… On travaille avec certains DJs depuis plus de douze ans… Quand on commence à programmer un genre de musique, ce n’est pas pour deux semaines…

LLT : Quelle est votre relation avec ces labels Français avec qui vous travaillez. Vous avez un artiste Ed Banger toute les deux semaines ou presque…
LD & PS : Une fois par mois !
PS : Nous les programmons parce que nous adorons leur musique. Ca n’a rien à voir avec le business. Nous voulons un contact avec les gens avec qui nous travaillons. Par exemple, nous sommes très amis avec Vicarious Bliss, il a joué plusieurs fois chez nous, il a des amis à Berlin et il est vraiment très cool. Il est très facile de devenir proche de ces artistes, surtout ceux d’Ed Banger parce qu’ils sont très ouverts et intéressés par beaucoup de choses.

LLT : Le Icon a sûrement été le premier club de Berlin à programmer ce genre de musique. Quand est-ce que ça a commencé ?
LD : La première grosse fois, c’était avec Sebastian en 2007, c’était génial.

LLT : Prenzlauer Berg est peut-être un des quartiers de Berlin qui ressemble le plus aux quartiers branchés de Paris ou de Londres. Pourquoi avoir choisi ce quartier ?
PS : Dans les années 90, il y avait beaucoup d’espaces disponibles. Et Prenzlauer Berg est un quartier où vivent beaucoup de jeunes. Bien sûr, Kreuzberg est un quartier cool, mais on ne va pas déménager à chaque fois qu’un quartier est à la mode. C’est un phénomène très berlinois de déménager d’un quartier à l’autre. Si un journal dit qu’un quartier est cool, tous les « New Berliners » vont y emménager, ils détruisent tout, et puis ils déménagent dans un autre quartier…

LLT : Justement, que pensez-vous de ces jeunes Français, Anglais, Italiens, Espagnols, qui viennent habiter à Berlin ?
PS : C’est bien. C’est mieux que lorsque ce sont des Allemands. On n’a rien contre les Allemands mais très souvent, ce sont des jeunes Allemands de l’Ouest qui viennent étudier à Berlin parce que c’est cool, ils dépensent l’argent de leurs parents, ils n’ont pas besoin de travailler… Le problème c’est qu’ils prennent mais qu’ils ne donnent rien. Alors que les étrangers qui viennent à Berlin se débrouillent tout seuls la plupart du temps. Ce n’est pas facile de quitter son pays pour emménager en Allemagne, c’est un gros changement de vie. Du coup, ce sont souvent des gens ouverts, capables d’assumer leurs responsabilités.

LLT : Quand on arrive à Berlin, la première chose qu’on entend c’est que c’était mieux avant, il y a 10 ans… Vous partagez ce sentiment ?
LD : D’un côté, c’est toujours vrai, c’était toujours mieux avant ! Mais il faut vivre avec son temps et tous les changements ont des bons côtés. Et en comparaison d’autres grosses villes artistiques, Berlin est toujours aussi cool…
PS : Bien sûr c’est différent, surtout pour les clubs. C’est beaucoup plus dur aujourd’hui. On est plus surveillés, la police fonctionne différemment.

LLT : C’est plus difficile de gérer un club ?
PS : C’est surtout difficile d’en ouvrir un. C’est toujours possible mais il faut oublier les clubs clandestins. La police débarque devant votre porte en un instant. Finalement, c’est plutôt bien pour les clubs “officiels” comme le nôtre parce qu’on doit payer les taxes, le loyer, les artistes, les assurances… Il y a tellement de choses à payer quand on est un club “officiel”, alors que les clubs clandestins peuvent se permettre d’être moins chers. C’est un critère qui compte, surtout aujourd’hui, quand plus personne n’a d’argent.

LLT : Le Icon a-t-il déjà été un club clandestin ?
PS : Au début oui. Il fallait bien commencer, on n’avait pas d’argent, on ne pouvait pas ouvrir avec un papier en main. Il y avait énormément de clubs clandestins à l’époque et la scène musicale était différente, plus colorée.

LLT : Et aujourd’hui que pensez-vous de la scène musicale berlinoise ? Il y a beaucoup d’artistes, de groupes, de musiciens qui emménagent à Berlin, des gens qui aujourd’hui disent : je vis à Berlin donc je suis un artiste…
LD : Oui c’est toujours le problème, la qualité ne dépend pas du nombre d’artistes… Il y a toujours de bons artistes à Berlin. Berlin est toujours focalisée sur la techno et la minimale, toujours… Mais ça va changer et ça a déjà commencé à changer. Dans les prochaines années, il devrait y avoir plus de gens avec l’esprit plus ouvert qui ne veulent pas seulement écouter ou faire de la minimale.

LLT : Vous programmez principalement des DJs, avez-vous l’intention de programmer de la musique live, c’est ce qui plait en ce moment…
LD : Nous le faisons déjà, mais dans des lieux plus grands, Lido ou Maria.
PS : On ne peut pas le faire dans notre club, nous avons seulement une petite scène…
LD : Dans les cinq prochaines années, on devrait s’investir plus dans ce type d’événement. Mais de notre point de vue, même avec un laptop ou des platines, on peut parler de live. Tout dépend du DJ. Certains donnent vraiment tout et savent électriser la foule.

Icon Club
www.iconberlin.de
Cantianstr. 15
U2 Eberswalderstr.


Par Yann Faure

Visual Pulsations @ Studio 23

Le collectif pariso-berlinois Elektrotribe est à la production d’une soirée visuelle et techno qui se tiendra demain (samedi 31 mai) au Studio 23: VISUAL PULSATION
Une soirée Techno, puisque dès 22h les artistes d’Elektrotribe feront bouger les pitchs avec au menu, Dominic Tausenfreund et André Uhl en DJ et Voodoo J en live.
La soirée sera également visuelle, puisque chez Elektrotribe et Studio 23 l’image importe autant que le son. On observera avec grand intérêt la performance VJ de Mona Ruijs dont la vidéo démo hébergée sur Myspace est plus que prometteuse.   

Quand? à partir de 22h samedi 31 mai

Combien? C’est gratuit

Où?
Studio 23 Berlin
Holzmartstrasse 11
S+U Jannowitzbrücke


Par Yann Faure

Nuits sonores…

Photographie Puppetmastaz

CE SOIR - vendredi 9 mai:

Sébastien Tellier (Record makers) - Cookies
On en a déjà parlé ici
Puppetmastaz (Vicious Circle) - Engelbrot-Theater - 20:00
Bring your puppet and join the movement…

Rencontre Franco-allemande des fluo clubbers…  

WEEKEND - du 9 au 12 mai
Le Carnaval des Cultures - Karneval der Kulturen à Xberg 61
Pour boire des Mojitos en mangeant Japonais…


Par Yann Faure

Le Schwuz : Search and destroy

Un petit tour sur la galerie d’images du site du Schwuz et la perspective d’une nuit « Search and Destroy Queer Noises » dans le club gay de Kreuzberg 61 peut faire frémir. Station Meringdham, 2 minutes de marche et nous voici donc, de bonne heure et de bonne humeur face au Schwuz, prêts, impatients. La façade est des plus sobres et la baie vitrée laisse entrevoir un bar on ne peut plus classique avec serveurs et buveurs de pintes (on est déçus). Mais comme souvent à Berlin, c’est à la cave que ça se passe. Direction le fond du bar, la caisse, le physio, une porte, des marches : on y est. Première impression : c’est énorme, pas moins de trois salles avec autant de bars et de DJ. La sobriété de l’endroit s’affirme encore un peu plus, rien sur les murs, rien sur le sol, une cave une vraie. La déco se fera progressivement, sans forcer, alcools, sueurs, look délurés, et dancefloors bondés jusqu’au petit matin, on oublie vite les murs, on ne les voit plus. Au menu, du rock millésimé, des performances live et de l’électroclash dans la plus pure tradition Berlinoise… On est bien.
On s’en ira un peu plus tard, claqués et heureux, et l’on appréciera d’être arriver à l’heure des petits mickeys en regardant les clubbers du matin patienter en haut des marches.

www.schwuz.de
Mehringdamm 61 / U7 & U6 Mehringdamm


Par Yann Faure

Europäische Clubnacht : La nuit européenne des clubs le 19 Avril

L’idée d’une Europe musicale n’est pas nouvelle. Après l’Europe de l’atome, celle du charbon et de l’acier et l’Europe économique, la musique était une raison de plus de ne pas se mettre sur la margoulette entre nations voisines.
On en connaît aujourd’hui le résultat : l’Eurovision, succession affligeante de chanteurs ringards et dansants, épinglés des heures durant par les commentaires racistes d’une paire de présentateurs has-been (genre Drucker aux Victoires de la musique mais en pire).
Admettons tout de même que la France a fait récemment preuve d’un certain courage en envoyant se casser le nez l’année dernière les talentueux « Fatals Picards », et cette année le génial « Sébastien Tellier »…
Bref, l’idée d’une Europe musicale n’est pas nouvelle et peut mener à certains excès. Vigilance et méfiance sont donc de mise envers toutes initiatives associant les termes « musique », « Europe » et prétendant à la « branchitude ».
C’est pourtant le pari fou qu’ont tenté le ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, la commission des clubs de Berlin et le Auswärtigem Amt, en travaillant à la deuxième édition de la nuit européenne des clubs. Le principe est simple, une nuit, une ville, 34 clubs, 27 pays, 30 groupes, 100 DJ et VJ, un seul tarif (12 Euro) pour accéder à l’ensemble des clubs pendant la nuit. Avouez que l’initiative a de quoi séduire… Les lapins Techno, eux, y seront. 

Representing France :

Au KINGKONGKLUB
Plateau Repas www.myspace.com/plateaurepas
Ania et le programmeur www.myspace.com/aniaetleprogrammeur

Au TAPE CLUB
Etienne de Crecy www.myspace.com/etiennedecrecy
Sebastien Bouchet www.myspace.com/sebastienbouchet

Au TRESOR
Anthony Dupont www.myspace.com/antonydupont
Subspace www.myspace.com/subspacemusic

On vous passe les détails sur le reste de la programmation, elle est consultable ici :
http://www.clubcommission.de/Download-document/9-Europaeische-Clubnacht-19.04.08-Line-up-mit-Adressen.html


Par Yann Faure

Berlin, où sont les clubs?

Ici! Le site “clubs in Berlin” (au design plus que minimal) vous donne tous les noms et toutes les adresses des clubs de la capitale.
http://clubs.in-berlin.info/


Par Yann Faure


Les Lapins Techno, Currywursters since 2007. Un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, les shops, Berlin.