2 x 2 places à gagner pour la soirée Francophonic Festival, ce soir au Maria

Et enfin, last but not least, le Francophonic Festival nous offre aujourd’hui la possibilité de faire gagner 4 places pour la soirée au Maria, ce soir, à nos gentils lecteurs. Yuksek, Data, Naïve New Beaters et Make the Girl Dance, une affiche à faire pâlir d’envie le Icon, très friand de petits frenchy trendy.
La suite..


Par Soizic Cadio

Secret Party in Berlin

On ne vous apprendra rien en vous disant que Berlin est avant tout réputée pour ses fêtes et ses clubs et que le “technotourisme” est l’un des modes touristiques les plus répandus ici. Mais les Berlinois, parfois un peu snobs, désertent les clubs dès qu’ils se voient pris d’assaut par les touristes. Ce qui passe pour “Underground” aux yeux des touristes devient mainstream à leurs yeux, du “Bullshit advertisement”. C’est l’idée de base derrière le concept de Secret Party, ou comment faire une soirée mortelle dans un lieu secret en faisant le moins de promotion possible. Rien que pour le concept, nous avons participé à la Secret Party de vendredi dernier, organisée par The Zoo Project et Vinyl Club.  

Il nous aura fallu passer par tout un processus pour en arriver là: trouver le groupe Facebook et le rejoindre, attendre de recevoir une carte Google Earth une semaine avant l’événement, copier des coordonnées géographiques dans Google Map pour trouver une adresse approximative, le vendredi soir venu, enfiler sa combinaison à paillettes spécial parties, et arpenter les rues sombres et désertes de Jannowitz Brücke… Après quelques hésitations, nous sommes finalement arrivés devant un immense bunker carré situé derrière les rails du S-Bahn. L’endroit a vraiment de la gueule. Là, nous croisons un groupe d’Allemands qui s’approchent de nous, l’air conspirateur: “Vous venez pour la Secret Party? Vous avez le mot de passe?” Quoi, un mot de passe? Euh non, on nous a dit de venir avec une carte, pas d’amener un mot de passe… Finalement, l’un des deux sort son iPhone pour nous donner le mot de passe de la soirée. Nous notons frénétiquement:

“Costa hat gesagt:
1) Ich bin nicht so eine
2) Magersucht
3) Berlin zoo vinyl” 

Ca y est, on se sent important, on vient d’accéder au coeur du coeur de l’underground et du secret défense, dans deux minutes on nous dit que le King est vivant et qu’aucun homme n’a marché sur la lune et on meurt là, l’esprit tranquille.

 

On s’approche de l’entrée et c’est déjà la queue. Deux videurs font rentrer les gens au compte goutte. On a un peu peur que la fête dépende de l’humeur versatile des physios, comme dans certains (rares) endroits à Berlin où, pour la même raison, nous ne mettons jamais les pieds. En parlant de pieds, on jette un oeil penaud à nos baskets en espérant que les videurs ne remarquent rien. C’est bon, on est rentré. On arrive maintenant à la caisse où l’on sort fièrement nos mots de passe et 5€ de nos porte-monnaies. On passe un rideau et on accède enfin au coeur de la Secret Party. On s’attendait à un bordel à peine organisé mais la fête s’avère super pro: grand bar, vestiaire, installations lumineuses, vidéos, toilettes clean, clientèle chic et sobrement branchée, excellents DJs, un live de Marc Houle, et un dancefloor spacieux, et même un tuyau d’air chaud trop cool pour avoir l’impression de jouer dans une pub pour shampooing…  

On était juste un peu déçus d’apprendre qu’on pouvait tout aussi bien rentrer sans carte et sans mot de passe. On payait juste 3€ de plus…


Par Soizic Cadio & Yann Faure

Le Unkul l’été

Le Unkul est probablement notre endroit préféré à Berlin. Est-ce qu’on doit vraiment révéler à la terre entière l’existence et la localisation du paradis sur terre? Allez, de toute façon, ils ont un site internet alors… Notre découverte du Unkul est dûe à un heureux hasard. À la recherche du Flohmarkt de Treptower Park, que nous n’avons d’ailleurs jamais trouvé, on a décidé de quitter la rive du parc où se promènent des berlinois pure souche mangeurs de Curry Wurst, pour aller s’aventurer de l’autre côté de la Spree. Arrivé au milieu du pont, on commence à entendre le rythme sourd d´une musique techno dont l´origine semble provenir d´une haute cheminée d´usine. Sur cette grande cheminée en briques rouges, un drapeau noir annonce sobrement „Unkul“. On finit notre traversée, on tourne à droite, on longe l’usine et on retourne à droite. Et là, on décide que ce sera notre nouvel endroit préféré.

Au pied de l’usine désaffectée, dans un renfoncement ouvert, se trouve un long bar. Et devant le bar, un grand jardin un peu sauvage jonché de toutes sortes de choses pour s’asseoir. Un grand jardin fait de récup et de bric et de broc, un grand bordel naturel. Des hamacs, des canapés défoncés en velours noir, un peu étrange sur une pelouse, une calèche (si c´est vrai, une calèche, où on peut s’asseoir à l’abri du soleil), des fauteuils en plastique fluo, une mini piscine, des escaliers en bois qui ne mènent nulle part, juste pour poser ses fesses.

Bière pas chère, Mojito à 2 €, on se trouve une place confortable et on se laisse aller à la langueur de la chaleur. On peut aussi juste observer les gens, un petit microcosme évoluant avec naturel dans ce paradis artificiel. Une nonchalance et une tranquillité dans lesquelles on pourrait baigner des heures, un peu ivres sous l’effet conjugué de l´alcool et de la chaleur. Régulièrement, des DJs se succèdent toute l´après-midi pour donner un rythme à cette langueur.
Et si on s’ennuie à regarder les bébés de couples lesbiens gambader tout nus dans l’herbe, on peut aussi jouer au ping-pong, au badminton ou au babyfoot. Et les toilettes, c´est au fond à gauche dans la caravane.

www.unkul.de

Bientôt, le Unkul l’hiver.


Par Soizic Cadio


Les Lapins Techno, Currywursters since 2007. Un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, les shops, Berlin.