‘Charlottenburg’
Charlottenburg rockt #6 et 7 : Zwiebelfisch ou Dicke Wirtin ?
samedi 26 septembre 2009
Bars/Cafés, Charlottenburg Comments Off
Si vous voulez boire un café ou une bière sur la Savigny Platz, vous avez l’embarras du choix. Et comme souvent quand on a l’embarras du choix, on fait le mauvais choix et on se retrouve dans un café cher et sans intérêt. Nous vous conseillons donc deux Kneipe au charme tout particulier.
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Par Soizic Cadio
Charlottenburg rockt #5: Diener Tattersall
vendredi 25 septembre 2009
Bouffe, Charlottenburg 1,051 commentaires
Avis aux amateurs de Käsespätzle et autres plaisirs gastronomiques simples et délicieux. Le Diener Tattersall est là pour vous remplir la panse dans une ambiance sombre et sobre dédiée à la boxe.
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Par Yann Faure
Charlottenburg rockt #3: Ku’damm 195
mercredi 23 septembre 2009
Bouffe, Charlottenburg 978 commentaires
« Tu veux t’baffrer une saucisse curry, one more time » chantait Daft Punk en 2001, mais la chanson ne disait pas où, peut être même qu’elle ne parlait même pas de Currywurst et ça c’est impardonnable. Pour tout Berlinois qui se respecte, la Currywurst est une institution.
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Par Yann Faure
Charlottenburg rockt #2 : Corbusierhaus
mardi 22 septembre 2009
Berlinpinpin, Charlottenburg, Musées 826 commentaires
Le Corbusier était peut-être le plus allemand des architectes français (il était Suisse mais s’est fait naturaliser en 1930), non pas seulement parce que sa devise était “là où naît l’ordre naît le bien-être” mais surtout pour les ponts théoriques qui le relient au Bauhaus et pour la pierre qu’il a apportée à l’édifice de la reconstruction de Berlin après la guerre.
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Par Soizic Cadio
Charlottenburg rockt !
lundi 21 septembre 2009
Charlottenburg 4 commentaires
Il y a un peu plus d’un an, le magazine Zitty faisait sa Une avec ce titre : “Neukölln rockt !”. Quelques mois plus tard, le concurrent numéro de Zitty, Tip, contre-attaquait en titrant: “En fait, c’est Moabit qui rockt, et pas Neukölln bande de nazes, v’zavez rien compris”.
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Par Soizic Cadio
Bowie et Berlin
lundi 17 novembre 2008
Berlinpinpin, Musique, Schöneberg 1,217 commentaires
Ces propos sont extraits d’une interview accordée par David Bowie au magazine Rock & Folk à la fin des années 70. Et s’il est un musicien emblématique de Berlin et de cette “friction”, c’est bien David Bowie, qui y a vécu pendant près de trois ans, de 1976 à 1979. Le temps de composer trois de ses meilleurs albums et un titre qui pourrait être l’hymne de cette ville: Heroes. Sa vision de Berlin ressemble étrangement à celle que décrivent les protagonistes de Berlin Song, documentaire sur la scène musicale de Kreuzberg sorti en septembre dernier. L’un des musiciens, le Suédois Einar Stenseng, raconte d’ailleurs que la première chose qu’il a faite en arrivant à Berlin a été de se rendre à Schöneberg, Hauptstrasse 155, pour voir l’appartement où a vécu Bowie pendant ces trois ans, en compagnie d’un certain Iggy Pop. Et regardez comme ils ont l’air vif, sain et heureux:

Mais reprenons depuis le début. Au milieu des années 70, David Bowie est au bord de la rupture, physique et nerveuse, et a désespérément besoin d’un changement salvateur. Pour tourner définitivement la page Glam Rock, il décide de délaisser son costume de Ziggy Stardust et choisit Berlin pour incarner cette métamorphose. Ici, Bowie peut vivre et composer en toute quiétude, laissant derrière lui l’hystérie collective provoquée par ses précédents succès. “A cette époque, Berlin m’apparaissait comme une sorte de sanctuaire. C’était l’une des rares villes où je pouvais me déplacer dans l’anonymat le plus total. Les Berlinois s’en foutait complètement. Et puis j’étais fauché, la vie ici n’était pas chère…” (Interview au magazine UNCUT en 1999). Et pour parfaire cet anonymat, il se laisse pousser la moustache…
Cette “période berlinoise” fut un savant mélange de débauche et de créativité. Pour pallier la disparition de Ziggy, les médias y trouvèrent de quoi réalimenter le mythe. La consommation effrénée de drogues et d’alcool a conduit Bowie au bord de la schizophrénie, le poussant à cacher son urine de peur que des esprits maléfiques ne s’en emparent. Il aurait également tenu des propos douteux sur le Nazisme à l’époque et serait venu à Berlin en raison de son passé militaire. Si ces affirmations sont difficiles à croire, l’interview accordée à Playboy en 1976 ne laisse aucun doute sur le fait qu’il ait qualifié Hitler de rock star.
Si on laisse de côté le folklore médiatique qu’ont suscité ces trois ans à Berlin, il reste trois albums: Low, Heroes et Lodger. “C’est à Berlin que j’ai retrouvé la sensation de plaisir. C’est une ville huit fois plus grande que Paris, où il est si facile de se perdre et en même temps de se trouver.” (Interview au magazine UNCUT). Ces trois albums sont fortement marqués par la présence de Brian Eno, qui participe à leur production. Mais surtout, ils portent l’empreinte de Berlin, particulièrement Heroes, le plus berlinois de tous. Le morceau éponyme sera d’ailleurs le titre phare de la BO du film Wir Kinder vom Bahnhof Zoo, relatant l’histoire de Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée, et fan de Bowie.

I can remember / Standing by the Wall /And the guards / Shout about our heads / And we kissed / For ever and ever / Then we can be heroes / Just for one day
L’album Heroes comprend également le fameux titre Neuköln (avec un seul l), morceau instrumental magnifique décrit par le NME comme “A piece of mood: la Guerre Froide dans une bulle de sang”.
Si, comme les Lapins Techno, vous voulez partir en pélerinage sur les traces de David Bowie et découvrir des endroits où vous n’auriez probablement jamais mis les pieds, voici quelques suggestions:
* L’appartement où habitaient David Bowie et Iggy Pop à Schöneberg. Malgré l’émotion, on ne peut s’empêcher d’être légèrement déçus: pas de musée commémoratifs? Même pas une petite plaque en or pour signaler sa présence en ces lieux? Ben non. Mais quand même…
Hauptstrasse 155
U7 Kleistpark
* Le Hansa Tonstudio (à l’époque Hansa by Wall Studios). Le studio où Bowie a enregistré une partie de Low et Heroes était situé au bord du mur, dans le No Man’s Land non loin de Potsdamer Platz.
Köthenerstrasse 38
U2 Mendelssohn-Bartholdy-Park
* Paris Bar
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est dans ce très chic restaurant de Charlottenburg que David Bowie et Iggy Pop venaient se remplir la panse et le gosier dès qu’ils avaient un peu d’argent à dépenser. Il fut également le théâtre d’une interview légendaire au magazine Rolling Stones.
Kantstrasse 152
S Savigny Platz

* SO36
Le club punk mythique de Kreuzberg, célèbre pour sa programmation pour le moins éclectique (soirées gay orientales, bingo, punk lesbien ou café Fatal) a vu passer David Bowie sur ses planches plus d’une fois à l’époque où il habitait Berlin.
Oraninstrasse 190
U1 Kottbusser Tor
Le Fritz Musictour propose tous les samedis et dimanches des visites guidées de la scène musicale de Berlin pour 19 €, avec visite du Hansa Studio sur demande et de nombreuses anecdotes sur Bowie.
Pour un savoir encore plus, on peut aussi acheter le livre de Tobias Rüther, “Helden - David Bowie und Berlin” (19,90 €), tout juste sorti en librairie (en Allemand…).
Par Soizic Cadio
Kill Knut
lundi 25 février 2008
Berlinpinpin, Charlottenburg 555 commentaires
Et vous l’avez subie à plus forte raison si vous étiez à Berlin cet été. Pour ceux qui n’ont pas suivi ou ceux qui dormaient dans une tente au fin fond de l’Islande, Knut est un petit ours blanc né au zoo de Berlin. Jusque là, pas de raison de sortir les caméras. Mais la raison de cette émotion populaire, c´est que Knut a été abandonné par sa maman. Pauvre Knut. Méchante maman ours. C’est vrai que cet été au zoo de Berlin, si on contournait la foule qui se pressait devant les grilles de chez Knut pour aller voir les ours polaires adultes, on pouvait effectivement voir sa génitrice s’éclater en sautant dans l’eau comme une petite écervelée, pendant que sa progéniture criait famine pas très loin. Alors bon, on n’allait pas le laisser mourir ce pauvre Knut, donc on l’a nourri au biberon pendant des mois. Enfin on, pas moi hein, les soigneurs du zoo. Fin de l’histoire. Cette mini-tragédie a pourtant fait converger des milliers d’Allemands et d’Européens vers le zoo de Berlin. L’Ourson est devenu un super produit marketing qui satisfaisait tout le monde. Le zoo de Berlin d’abord, qui a dû voir tripler son nombre d’entrées annuelles. Les boutiques touristiques de Berlin, qui voyaient là l’occasion de renouveler un peu leur stock de symboles berlinois. Et enfin les “gens”, qui voyait en Knut l’occasion de s’émouvoir à moindre frais pour une bonne cause.
Sauf qu’aujourd’hui, Knut est deux fois abandonné… Les peluches à son effigie ont un peu lassé, les écrans de télé du U-Bahn ne suivent plus jour après jour sa courbe de poids et de taille. Et Knut lui-même n’a plus grand chose à voir avec la mignonne petite peluche blanche du début. Il est devenu une sorte d´adolescent ingrat et mal dans sa peau. Il a grandi, grossi et son pelage d’hiver tend vers le maronnasse. Plus personne ne se presse pour venir le voir et les gorilles ont retrouvé leur place de rois du zoo. Il y a bien encore quelques fans qui restent fidèles à leur visite hebdomadaire. Mais ceux-là font parfois un peu peur. Je soupçonne qu’il s´agisse des mêmes gens qui viennent au zoo tous les jours et qui parlent aux animaux comme des à de vieilles connaissances.
Mais comment va faire le zoo pour compenser la nette baisse des entrées qui le guette en 2008? Et bien figurez-vous que depuis quelques temps, un très mignon petit ours brun est très copain avec un très mignon petit chat. Mais il faut aller au zoo pour le voir. Si, je vous jure que c’est vrai…
Par Soizic Cadio













