‘Art Contemporain’
Nick Dewar au Heroes : End Transmission: Season 4
jeudi 10 septembre 2009
Kultur & Konfitur, Neukölln 1 commentaire
Le Heroes lance sa première exposition avec Nick Dewar - End Transmission: Season 4. Nick Dewar, après une exposition au BHC en juin dernier et une autre au Stadtbad en novembre (l’ancienne piscine publique de Wedding reconvertie en prestigieux lieu d’exposition), nous gratifie de sa présence au Heroes pendant un mois. Il y sera question de télévisions et de câbles et le vernissage aura lieu samedi prochain (10 septembre), de 18h à 22h.
Par Zou
48 Stunden Neukölln
samedi 27 juin 2009
Kultur & Konfitur, Neukölln commenter
“On dit que l’art est mort”, chantait Diabologum dans sa période déprime post-trentenaire. Diabologum aurait mieux fait d’aller faire un tour à Neukölln, et il aurait dû choisir ce weekend, où le Neukölln célébré par Miss Kittin et David Bowie avec une faute d’orthographe se donne en spectacle pendant 48 heures.
La suite..
Par Zou
Berlin-Paris, Honey Moon
mercredi 14 janvier 2009
Kultur & Konfitur 1 commentaire
Si les relations diplomatiques franco-allemandes ne sont plus au beau fixe depuis quelques temps (rappelez-vous le fameux “Hé, Angela, Honey Moon!” de notre cher président, goguenard, à une Angela Merkel pour le moins sceptique), les relations artistiques entre les deux capitales se voient consacrées ce mois-ci par le programme “Berlin-Paris. Un échange de galeries“. Les plus prestigieuses galeries parisiennes lorgnent vers leurs “homologues” berlinoises, qui voient arriver en masse de talentueux artistes trop à l’étroit dans la capitale francaise. Alors qu’ils peuvent à peine payer le loyer d’un 20m² à Paris, les artistes “vivant et travaillant à Berlin” peuvent s’offrir le luxe de vivre, si ce n’est de leur art, du moins pour leur art. Il était donc temps de resserrer les liens. Jusqu’au 18 janvier prochain, 11 galeries berlinoises accueilleront 13 galeries francaises, qui elles-mêmes recevront les galeries allemandes en février. Côté Allemand, on trouve notamment les galeries Esther Schipper, Mehdi Chouakri, Christian Nagel et Jan Wentrup. Côté Francais, Air de Paris, Art: Concept ou encore Almine Rech seront dans la place.Nous pourrons donc voir, entre autres:
Damien Deroubaix, Bruno Perramant et Renaud Auguste-Dormeuil à la galerie Christian Nagel:
Taryn Simon et Haim Steinbach à la galerie Johann König:
Claude Lévêque chez Jan Wentrup:
L’institut Francais de Berlin s’inscrit également dans le programme en présentant une exposition de Damien Cadio, artiste Francais résidant à Berlin, dont le vernissage avait lieu hier soir. Il y était question de revenants, de banalité, de Tatort, de recadrage… A voir jusqu’au 8 février.Par Zou
Exposition Bill Viola @ Haunch of Venison
vendredi 9 janvier 2009
Kultur & Konfitur, Wedding 1 commentaire
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 21 février prochain, la galerie Haunch of Venison présente une exposition de Bill Viola, l’occasion idéale de découvrir l’oeuvre de ce pionnier de l’art vidéo et son plus célèbre représentant dans le cadre d’une exposition solo. Peut-être avez-vous déjà vu quelques unes de ses vidéos ou de ses installations dans une exposition thématique d’un musée d’art contemporain (ses oeuvres font d’incessants aller-retours entre les plus grands musées européens et américains). Par exemple, en 2007, le Hamburger Bahnhof présentait dans le cadre de son exposition “Schmerz” la vidéo Observance, montrant 18 personnes se succédant face à un drame situé hors-champ, provocant chez eux la douleur et la tristesse.
La mort est en effet l’un des thèmes récurrents explorés par Bill Viola dans ses vidéos et ses installations sonores, ainsi que la naissance, le sommeil, le passage, en un mot, la perception humaine et la relation au monde. La galerie Haunch of Vision (dont l’antenne de Londres représente Bill Viola en Europe) présentera différentes oeuvres, plus ou moins récentes, parmi lesquelles The Messenger, datant de 1996, et la série Transfigurations créee pour la Biennale de Venise en 2007.
Parallèlement, la galerie diffusera dans le cadre de la Berlinale deux films de Bill Viola de 54 et 57 minutes: Hastu-Hume (First Dream), réalisé au Japon en 1981 et The Passing, réalisée en 1991 et mettant en scène la mort de sa mère et la naissance de son fils.
Ces deux films seront diffusés tous les jours, plusieurs fois par jour, du 5 au 15 février:
11h30: Hatsu-Hume
13h: The Passing
14h30: Hatsu-Hume
16h: The Passing
17h30: Hatsu-Hume
19h: The Passing
Voilà, vous savez tout. A part les coordonnées de la galerie Haunch of Venision (qui, certes, se trouve à Wedding, mais quelle meilleure occasion de mettre enfin les pieds dans ce quartier?)
Heidestrasse 46
+ 49 (0) 30 39 74 39 63
U6 Schwartzkopffstrasse / S Wedding
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h
Par Zou
Contemporary art in temporary places
dimanche 29 juin 2008
Friedrichshain, Kultur & Konfitur commenter
Nous avions trouvé le Unkul en cherchant le Flohmarkt de Treptow. Aujourd’hui, c’est en cherchant la grande roue de Köpenick que nous nous sommes retrouvés au vernissage d’une exposition d’art contemporain dans une usine désaffectée. C’est fou comme les usines désaffectées peuvent renfermer d’incroyables secrets à Berlin et dans ses périphéries. Il faut en profiter, ça ne va pas durer…
En flânant à vélo le long de la Spree du côté de Stralau, nous nous sommes retrouvés au cœur d’un quartier résidentiel très chic composé de petits jardins, d’immeubles dernier cri aux balcons donnant sur le fleuve et même d’un paisible cimetière au bord de l’eau. Pas de doute, la grande roue n’est pas là, on s’est bien planté de rive… C’est là qu’apparaît le Speicher 13, une usine désaffectée où pendent des vêtements aux fenêtres sans vitres. Les portes sont ouvertes, on n’a qu’à rentrer. Il s’agit de l’exposition Palm Fiction, organisée par White Elephant Collective, du 28 juin au 13 juillet. Au rez-de-chaussée, un bar. Au premier étage, un atelier de travaux pratiques sur le thème « What if this place was yours ? ». Munis de crayons, de papiers, de ciseaux et de colle, on peut laisser courir son imagination et décrire ce que l’on ferait de cet endroit. Du roller, une boîte de nuit géante, un magasin ikea ? A chaque étage, on trouve des vidéos et installations de toutes sortes, mais la plus belle pièce se mérite. Un palmier en plastique planté dans un banc de sable factice vous attend au milieu de l’immense hall du quatrième étage.
L’espace de ce lieu incroyable est utilisé au mieux, dans une sorte d’urgence avant la disparition imminente. L’exposition est sous-titrée « Contemporary art in temporary space ». Si l’on en juge par les bandes de sécurité qui entourent les trous dans le plancher, et par le luxe du voisinage, cette usine ne devrait en effet pas tarder à disparaître. Il s’agit là d’un des aspects caractéristiques de cette zone, qui abrite encore de nombreuses usines, reliques d’un passé industriel berlinois, sinon prospère, du moins dynamique. Délaissées par les ouvriers, elles ont retrouvé une seconde vie comme squats puis comme entreprises artistiques à l’image du Unkul ou du White Elephant Collective, qui investissent ces lieux magiques et poétiques. Mais ces reconversions ne durent qu’un temps et les investisseurs immobiliers leurs prévoient d’autres desseins…
Par Zou
48 stunden Neukölln: Les nuits blanches n’ont qu’à bien se tenir…
samedi 21 juin 2008
Berlinpinpin, Kultur & Konfitur, Neukölln 1 commentaire
- Une cave de ferme avec des souris blanches pendues sur des cordes à linge
- Une machine à écrire robotisée et connectée à Internet qui écrit toute seule
- Une ancienne poste reconvertie en centre d’art contemporain (avec un bar incroyable…)
- Un coin de trottoir sous bulle plastique jaune…
On arrêtera ici les énumérations, d’autant plus que le programme complet est disponible ici. Ce qui nous a surtout frappé dans cette manifestation, c’est le côté absolument naturel de toutes ces choses étranges, complètement intégrées dans le paysage urbain de Neukölln.
Par Yan & Zou
5ème Biennale d’art contemporain de Berlin
lundi 5 mai 2008
Kultur & Konfitur commenter
La Biennale a été initiée en 1996 par Klaus Biesenbach, ancien directeur du centre d’art contemporain Kunst Werke. Il était plus que temps que Berlin, capitale, si ce n’est du marché de l’art, du moins des artistes, ait sa manifestation d’art contemporain d’envergure internationale. Il est difficile de parler précisément des artistes invités, du moins pour les profanes que nous sommes, dans la mesure où le principe de la Biennale est justement d’exposer des artistes à la notoriété encore circonscrite à un cercle d’initiés. Les œuvres s’inscrivent dans un thème général illustré par le titre de la Biennale : « When things cast no shadow ». Quand les choses ne projettent pas d’ombre ou l’art contemporain dans les sociétés post-communistes, presque 20 ans après la chute du mur de Berlin.
Le Kunst Werke présente sur ses quatre étages les œuvres de près de 25 artistes, soit environ la moitié des artistes de la Biennale. Deux œuvres nous ont semblé particulièrement intéressantes, au milieu d’une succession bien rodée et un peu lassante de photos, de vidéos, de photos et de vidéos. La première, exposée au rez-de-chaussée, est un roman graphique sur 154 pages de 42 cm sur 60 intitulé Soft City. L’artiste, Pushwagner, a dessiné en noir et blanc la journée type des familles de Soft City, du réveil à l’aide de la « life pill » au coucher avec la « sleep pill ». Entre les deux, l’homme se lève, prend son petit déjeuner, sort de son appartement où il rencontre tous ses voisins qui vont travailler au même moment, prennent leur voiture pour se retrouver dans un immense parking aérien puis vont travailler, installés à un minuscule bureau absolument identique aux centaines de bureaux de centaines de collègues identiques. Une journée de banalité cauchemardesque qui rappelle un peu la bande-dessinée Julius Corentin Acquefaques, prisonnier des rêves, de Marc-Antoine Mathieu. Au premier étage, Over and over, l’œuvre de Katerina Seda, faite de dessins, de mobiles, de motifs récurrents et d’une échelle qui ne mène nulle part, semble former un étrange système dont les clés nous échappent. Peut-être n’est-ce-pas un hasard si la clé est la pièce maîtresse de cet assemblage hétéroclite et assez mignon.
A la Neue Nationalgalerie, les œuvres sont présentées uniquement à l’étage supérieur, dans le bel espace vitré, et il est encore plus difficile de retenir le nom des artistes exposés puisqu’il est tout simplement absent. Pour connaître l’auteur de cette très belle sculpture recouverte de diamants en plastique à l’entrée du musée, par exemple, le seul moyen est de se référer au dépliant (il s’agit de Paola Pivi).
La Biennale a également son pendant nocturne, avec l’organisation de projections vidéos, de performances ou de conférences. Pour connaître le programme détaillé des jours et des nuits de la Biennale, il est possible d’acheter pour 5 € les deux volumes du guide (jour/nuit), qui offre également une présentation de tous les artistes présents. Et en ce qui concerne les tarifs, mieux vaut acheter le pass qui donne accès à tous les lieux de la Biennale pour 12 € plutôt que d’acheter le ticket pour un seul lieu à 8 €.
Le site officiel : www.berlinbiennale.de
KW Institute for Contemporary Art
Auguststrasse 69
Neue Nationalgalerie
Kulturforum Potsdamer Platz
Skulpturenpark Berlin Zentrum
Kommandantenstrasse / Neue Grünstrasse
Schinkel Pavillon
Oberwallstrasse 1
Par Zou











