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Le programme de la semaine
mercredi 21 avril 2010 Berlinpinpin Commenter
Comme nous sommes des lapins très bien intentionnés, nous vous avons concocté un petit programme pour la fin de la semaine. Que vous soyez plutôt Hip-Hop, lecture, tricot ou soirées à thème, voilà qui devrait vous occuper jusqu’à dimanche.
Ce soir, mercredi 21 avril, clash East Coast / West Coast avec une soirée Hip-Hop US au Astra : La Coka Nostra au grand complet (Everlast, DJ Lethal, Danny Boy, Ill Bill et Slaine), accompagnée d’Inspectah Deck et DJ Mathematics du Wu-Tang. Entrée 20-25 €.
Par Zou
Le 3eme Lapin Techno…
mardi 20 avril 2010 Notre blog 1 Commentaire
… est un hérisson et s’appelle Harry.
Par Zou
SO36 bleibt !
vendredi 16 avril 2010 Clubs Commenter
Il y a un an presque jour pour jour, nous vous parlions du mythique SO36 et de ses problèmes de voisinnage, qui devaient contraindre ce club mythique de Kreuzberg à payer une fortune d’insonorisation ou bien fermer ses portes pour la tranquillité de tous. Depuis hier, c’est officiel, le SO36 continue et le clame haut et (surtout) fort, n’en déplaise aux voisins, avec une “Grosse SO36 bleibt Party“. Live, DJ sets (notamment l’inoubliable Gloria Viagra, présente dans le documentaire d’Arte 24h Berlin) et autres réjouissantes surprises sont au programme. Et pour courroner le tout, le SO36 a gagné le prix du meilleur club de l’année 2009, décerné hier soir. Les administrateurs en ont aussi profité pour redonner un coup de jeune au site Internet, dont la dernière actualisation devait dater de 1997. On est bien content que le Café Fatal, les soirées Gay Oriental et les bingos aient encore de beaux jours devant eux… Et on en profite pour vous glisser deux mots sur les soirées Roller Skate Disko. Si comme nous, vous avez été fan de La Boum dans votre jeunesse et avez toujours rêvé d’une soirée à la Main Jaune en combi-short aluminium, rejoignez-nous à la prochaine soirée patins à roulettes (pour la date exacte, rendez-vous sur le site du SO36).
Par Zou
LFSM : Emilie Simon au Admiralpalast
vendredi 16 avril 2010 Concours, Musique Commenter
L’édition berlinoise du Festival Les Femmes s’en mêlent finira en beauté demain soir, avec un live d’Emilie Simon à ne surtout pas rater. Non contente d’être une surdouée de la musique, la demoiselle a le parcours parfait. Avec son premier album-bijou au titre éponyme, joyau aérien et étheré, le public faisait la connaissance de cette voix à la fois enfantine et désincarnée. Pour son second album, Végétal, après un détour par la banquise et la bande-son des manchots, Emilie Simon s’ancrait dans la terre avec des sonorités et une ambiance beaucoup plus organiques. Puis la phase de doute est arrivée, chose probablement normale lorsque l’on a à peine 30 ans, que l’on maîtrise toutes les subtilités de la musique, de l’écriture à la production et que l’on se demande comment dépasser ce que l’on connaît déjà sur le bout des doigts… Emilie Simon s’est donc mise au vert (non pas dans l’Aveyron ou en Bavière mais à New York), pour apprendre à déconstruire l’édifice savamment érigé et partir explorer d’autres contrées. Ce qu’elle a fait avec succès avec The Big Machine, sorti en septembre dernier et fortement inspiré vocalement par Kate Bush. Une influence nouvelle que certains apprécieront, d’autres moins. Reste la performance live, pour laquelle Emilie Simon est aussi douée que pour le reste. Tout en retenue et centrée sur l’essentiel.
Concours : gagnez deux places pour le concert d’Emilie Simon samedi 17 avril à l’Admiralpalast en envoyant juste un petit mail à Leslapinstechno@yahoo.fr. Comme d’hab’, ce sont les plus rapides qui gagnent !
Par Zou
LFSM : The Rodeo, Haruko et Sydney Wayser au Bang Bang Club
mercredi 14 avril 2010 Concours, Musique Commenter
La scène musicale française s’exporte bien, tout au moins à Berlin : la scène électro au Icon, la nouvelle scène électro-rock avec le Francophonic et le petit nouveau Oh Là Là Festival, sans oublier la scène féminine avec Les femmes s’en mêlent, célébrant désormais en Allemagne comme en France la scène Indie-folk-rock exempte de testostérone. Pour ceux qui ont raté le début des festivités, vous avez encore deux chances pour vous rattraper, vendredi 16 avril au Bang Bang Club et samedi 17 avril au Admiralpalast.
Au programme de vendredi, une soirée très folk avec le trio franco-américano-germain composé par Sydney Wayser (en vrai franco-américaine), Haruko (allemande) et The Rodeo (Cocorico). Sidney Wayser s’est faite connaître grâce à son dernier album, Colorful, succédant à un premier album beaucoup plus sombre. Ayant grandi entre Paris et Los Angeles, inspirée par Brel et Charlotte Gainsbourg, la jeune musicienne joue aussi bien du piano que du micro et des instruments pour enfants, pour la CocoRosie Touch.
On reste en Allemagne avec Haruko, alias Susanne Stanglow, dans un esprit très minimaliste : une guitare, une voix et quelques sons de “Glockenspiel” cristallin pour habiller le tout.
Enfin, la soirée s’achèvera en beauté avec la Française The Rodeo (anagramme de Dorothée), jeune parisienne qui réinterprète à sa sauce les sources de la musique américaine, pour un joyeux “Maelström” musical.
Concours : Deux places à gagner pour cette soirée ! Envoyez simplement (et rapidement) un email à leslapinstechno@yahoo.fr avec votre nom complet. Les plus rapides seront les premiers servis !
Par Zou
Entendu a…
samedi 27 mars 2010 Entendu à 1 Commentaire
Entendu dans un grand appartement du côté d’Hasenheide après le match de rugby France Angleterre… Un petit homme quitte le salon.
“Bon je file, je vais mixer sur chatroulette…”
Par Yan
Philharmonique for dummies
vendredi 26 mars 2010 Berlinpinpin, Kultur & Konfitur, Mitte, Musique, Tiergarten 7 Commentaires
Très chers lecteurs, nous avons testé pour vous le Philharmonique, le vrai, celui avec tout plein de musiciens et tout et tout. La musique de chambre c’est pas trop notre truc, si on avait pu se faire Wagner on aurait sauté dessus, histoire que vous compreniez un peu notre état d’esprit. Comme on voulait du spectacle, on a choisi une messe de Bruckner, histoire de rajouter sur la scène une soixantaine de choristes et quatre solistes.
Alors le philharmonique, ça vous tente ? Les lapins techno vous expliquent tout ce qu’il faut savoir en 5 leçons, pour que la magie de la musique ne soit pas gâchée par de malheureux oignons.
Leçon n°1 : L’habit fait le moine : Dressing code for dummies
Voilà quelques années que vous vivez à Berlin, et vous avez progressivement intégré le dressing code Berlinois. Couleurs flashy et motifs improbables représentent 90% des textiles de votre garde-robe, et vous jouez allègrement avec les superpositions. Le matin, face à l’armoire, les questions subsistent toujours, mais vous parvenez sans trop d’effort à opérer la combinaison gagnante.
« Est-ce que je mets les poids sur les rayures ou les rayures sur les poids ? »
« Converses bleues fluo ou Adidas argentées ? »
« Et pourquoi pas les fleurs de lys Ken Panda rouges avec les baleines bleues imprimées par dessus »
« Sac à main fushia ou Tote Bag Rütli Wear ?»
Voilà, votre sélection est faîte. Check rapide avec votre partenaire pour éviter les partner look hasardeux (il est vrai que les rayures bleues marines sont à la mode depuis la dernière collection H&M), et à deux en marinière, on a vite fait de passer pour des 92 en vacances sur les côtes Bretonnes. Check partner look opéré, pas de doublon ce matin, tout s’annonce tranquille, “cemendou”, mer d’huile, et vogue la galère. Mais voilà, ce soir, vous vous rendez au Philharmonique, et ce n’est que dans le U-bahn qui vous emmène vers Potsdamer platz, que vous réalisez que vos vêtements sont les mêmes que ceux que vous avez revêtus le matin, avec une petite odeur de tabac et de sueur en plus, parce que oui, quand les concerts commencent à 20h, on a pas le temps de repasser chez soi pour prendre une petite douche salvatrice et mettre la panoplie sobre et chic que vous avez porté il y a 6 mois pour un entretien d’embauche.
Leçon n°2 : Une bonne hygiène buccodentaire : parce qu’une haleine fraîche peut faire oublier que votre tandem vestimentaire fait saigner les yeux (rayures bleues fluo et fleur de lys rouge pétant avec des baleines dessus)
Trop tard pour reculer, il est déjà 19h20, la faim commence à se faire sentir, vous pariez sur une petite échoppe pour vous ravitailler, qui d’après vos souvenirs flous de la dernière fois où vous avez mis les pieds à Potsdamer platz (ca devait être pour l’anniversaire de la chute du mur) devrait se trouver entre la station de U-bahn et l’entrée du Philharmonique. Votre esprit divague… « Et pourquoi pas une salade en ce début de printemps, léger et frais, juste ce qu’il faut pour apprécier une messe de Bruckner. » Et flûte, vos souvenirs flous (de la dernière fois où vous avez mis les pieds à Potsdamer platz) vous ont trahi, la petite échoppe que vous aviez repéré est en fait un Subway.
Dans ce cas, trois possibilités s’offrent à vous :
1. Ne pas manger. Au risque de gargouiller du ventre pendant une messe de Bruckner, problématique lors d’un concert où le chef d’orchestre marque des poses toutes les 20 minutes pour permettre aux gens de tousser, ce qu’ils font d’ailleurs on y reviendra dans le leçon 3.
2. Opter pour un sandwich de petite taille au risque là aussi de gargouiller du ventre à des moments impromptus car un petit sandwich risque de ne pas rassasier le travailleur de force que vous avez été tout au long de cette journée et en plus vous sentez l’oignon cru.
3. Notre option. Opter pour un sandwich double, et éviter ainsi les gargouillis, mais qui dit double size dit deux fois plus d’oignons crus, et odeur persistante lors de la représentation.
Là, nos gentils lecteurs devraient nous faire remarquer qu’une quatrième possibilité s’offre à vous, opter pour un double sandwich sans oignons parce que, oh magie du Subway, on peut choisir ce qu’on veut dans son sandwich. À ces lecteurs nous répondrons que : 1. Ils ont raisons mais que 2. nos esprits (pourtant vifs) ne nous ont pas poussé vers cette option parce que trop habitués à dire « alles » quand l’homme derrière la broche à Kebab de 4h du matin nous demande la teneur de la garniture et que 3. Ces lecteurs n’avaient de toute façon pas prévu le surplus de sauce sweet chili qui se répandrait sur vos mains au premier croque dans le sandwich double size. Bref, 19h40, vous sentez l’oignon mais vos mains sentent le sweet chili.
Leçon n°3 : L’art d’être discret : Où se cacher au philharmonique quand vos vêtements piquent les yeux et que vous sentez l’oignon ?
19h45, vous rentrez dans le sacro-saint philharmonique. On apprécie la classe des checkeuses de tickets qui ne vous font pas remarquer que vous sentez l’oignon cru et celle des hôtesses de vestiaires qui ne vous disent pas que vos vêtements piquent les yeux une fois le manteau noir qui vous dissimulait retiré. Là, vous remarquez que le philharmonique propose un service de restauration des plus chics et vous regrettez d’avoir pris l’option n°3 au Subway. Vous êtes à découvert en habit de lumière, la représentation ne commence que dans 15 minutes et vous cherchez une planque afin de vous soustraire aux regards pesants de l’assemblée chic et âgée. Un petit passage aux toilettes peut représenter une solution temporaire à cette situation de gêne, nous vous recommandons cependant le balcon au premier étage, en plein air et non éclairé.
Les petits plus de la planque balcon :
- Possibilité de fumer une petite cigarette pour substituer à l’odeur de l’oignon celle du tabac froid
- Repérage des semblables, des jeunes avec des habits flashy qui sentent l’oignon, sentiment de normalité.
- Observation de la clientèle qui se rend aux étages et se dire qu’on peut mettre du violet et des fleurs oranges pour aller au philharmonique mais qu’il faut avoir plus de 70 ans.
19h55 : Vous sentez l’oignon, le sweet chili, le tabac froid, vos vêtements n’ont pas changé de couleurs mais dans l’obscurité personne n’y prête attention.
Lecon n°4 : Les règles de savoir-vivre, ou l’art de renifler, tousser et glavioter tout en restant chic.
Vous avez gravi en 12 secondes les marches et les quelques mètres qui vous séparaient de vos places. Vous vous tassez dans votre siège en vous disant que si on prenait une photo de l’assemblée vous deviendriez bien malgré vous le centre plastique bleu et rouge de la photographie. La salle, tout en bois clair est plutôt impressionnante, très scandinave, ce qui ne vous empêche pas de vous plaindre de la rigidité de votre siège (lui aussi en bois). Les choristes font leur entrée. Les applaudissements retentissent, mais l’énergie de l’assemblée (70 ans de moyenne d’âge) faiblit après quelques secondes. Les 40 choristes restants rentrent sur scène dans un silence de mort. Deuxième vague d’applaudissements pour les musiciens du philharmonique, là aussi quelques secondes, et une troisième vague pour le chef d’orchestre et les solistes (plutôt discrets par ailleurs pour cette messe de Bruckner). Le concert commence et là, changement de saison oblige, votre gorge (peut être titillée par les vapeurs d’oignon), commence à vous grattez, au point d’émettre un léger toussotement, arrêtez malheureux, ça ne se fait pas. Attendez donc la fin de la première partie et si l’ennui venait à vous gagner, concentrez- vous sur ces panneaux de bois, qui placés de chaque côté de la scène, pivotent pour changer l’acoustique de la salle (enfin c’est la seule explication que nous ayons trouvé). Ah, ça y est, le chef d’orchestre relève sa baguette, n’attendez pas les applaudissements, ils ne viendront pas. Mais dès que le chef d’orchestre abaisse la baguette, c’est un concert de toux, de raclement de gorges, et de reniflements qui se fait entendre, le moment où jamais de placer votre quinte de toux personnel. Quand tout le monde a bien éructé, le concert reprend.
Leçon n°5 : Savoir partir dignement, ou comment savoir quand le concert est fini.
Voilà une heure et demie que vous êtes assis (les panneaux de bois pivotant n’ont plus de secrets pour vous), vous commencez à vous demander pourquoi les solistes qui se sont levés trois fois et chanté 67 secondes en tout et pour tout, sont aussi respectés quand soudain le chef d’orchestre dresse sa baguette, vous vous apprêter à tousser à plein poumon quand l’ensemble de la salle applaudit à tout rompre, un événement qui signifie deux choses :
1. Le concert est fini
2. Il va falloir applaudir longtemps, très longtemps, 10 minutes environ, d’abord le chef d’orchestre puis les solistes, puis l’orchestre, puis le chœur, puis le chef d’orchestre, puis le premier violon, puis les solistes, puis l’orchestre, puis le chœur, puis les solistes, ah encore le premier violon, l’orchestre, ah et le chef d’orchestre encore, et les solistes et le chef d’orchestre, ah… on dirait bien que c’est fini.
Par Yan













