‘Schöneberg’
Double Eye, the best café in Berlin
jeudi 22 janvier 2009
Bars/Cafés, Schöneberg 1 commentaire
Dans la série “The best … in Berlin”, après le Hamburger, voici le café. Qui vit à Berlin et aime un tant soit peu le café (le vrai bon café, s’entend) vit chaque jour une expérience douloureuse. En France, il suffit de grommeler un “grmmf café numfhg siouplé” pour se voir servir illico un petit espresso bien serré. Certes, il vous en coûtera 1,5 € la gorgée mais vous aurez eu votre dose salvatrice de cafféine. A Berlin, si l’on veut un café, il ne faut surtout pas dire que l’on veut un café. Je m’explique. En commandant “ein Café”, vous vous entendrez répondre “ganz normal Café?” et vous verrez arriver sur votre table un mug, voire un bol, voire un thermos de 0,30 l de jus de chaussette, dans lequel il vous faudra ajouter trois pelletées de sucre pour le rendre buvable.
Vous aussi, dîtes non au mauvais café. Pour ce faire, trois options s’offrent à vous:
- Boire de la bière plutôt que du café
- Céder à la facilité et commander un Latte Macchiatto
- Filer chez Double Eye
Là, vous vous rendrez compte que vous n’aviez jamais bu de café… Situé dans la Akazienstrasse, la rue plus sympa de Schöneberg, Double Eye est un tout petit café qui ne sert que des… cafés. On aime déjà l’idée de ne faire qu’une chose mais de le faire bien. Attendez-vous à faire la queue, le meilleur café de Berlin se mérite car la réputation de Double Eye n’est plus à faire auprès des habitants du quartier. Une fois arrivé au comptoir, on se retrouve face à la Cadillac des machines à café, une La Marzocco, derrière laquelle dépassent à peine les petites têtes des serveurs. Chromée, rutilante, disproportionnée, la machine à café en impose et fait toute la différence. On peut prendre son café à emporter ou bien le déguster sur l’une des petites tables hautes à l’intérieur ou sur le banc dehors. Un espresso coûte exactement 77 centimes. Et là, divine révélation: fort mais pas trop, onctueux mais puissant, une petite mousse sur le dessus à la consistance parfaite, un goût qui reste en bouche… Le Dom Pérignon du Café. Voilà, vous savez quoi faire de votre samedi matin.
Double Eye
Akazienstrasse 22
U7 Eisenacher Strasse
Ouvert du lundi au vendredi de 9h31 a 18h29
Le samedi de 10h05 à 15h29
Par Zou
Vintage aus Berlin: le top 10 des friperies
mardi 6 janvier 2009
Friedrichshain, Kreuzberg, Prenzlauer Berg, Schöneberg, Shopping, Shops 3 commentaires
Vous l’avez sans doute déjà remarqué, le Berlinois est branché, voire branchouille. Certes, le fashionista de Prenzlauer Berg n’a rien avoir avec celui de Mitte, de Kreuzberg voire de Schöneberg ou Charlottenburg, mais un élément fondamental les unit dans l’adversité: le culte du vintage. Vintage? Rétro, old school, un poil ringard. En gros, tout ce qui date d’avant les années 2000. Même les années 90 commencent à être vintage (à quand les pendentifs en forme de Ondamania ?), comme en témoigne cette excellente vidéo. Sans parler des années 80, vintage à vie pour le meilleur et pour le pire. Et plus on remonte dans le temps (70’s, 60’s, 50’s…), plus le vintage est chic.Pour trouver LE trésor vintage, il n’y a pas 36 solutions, il faut passer l’épreuve de la friperie consistant à:
- plonger dans des kilos de fringues poussiéreuses qui grattent le nez et font éternuer
- affronter le regard des clients hyper fashion en sortant de la cabine avec sa trouvaille sur le dos (ou autre part) pour se regarder dans la glace, qui naturellement se trouve à l’autre bout du magasin
- parvenir à conserver une once de sens critique dans la bataille (vais-je vraiment porter ce slim imprimé léopard / ce sweet Mickey délavé / ces lunettes Polnareff? )
Pour vous faciliter la tâche, on a concocté pour vous une petite liste des meilleures friperies de Berlin.
Prenzlauer Berg
* No Socks no Panties
Super adresse. Sacs, chaussures, robes, accessoires… Le tout pas trop cher, à part quelques pièces de collection.
Stargarder Strasse 10
U2 Eberswalder Strasse
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 19h, le samedi de 12h à 16h
* Stiefelkombinat
Trois adresses pour un magasin. Stiefelkombinat offre un grand choix de vêtements, chaussures et accessoires pour hommes et femmes, des années 40 aux années 80. Détail non négligeable, la boutique de la Oderberger Strasse est ouverte le dimanche.
Oderberger Strasse 13, Eberswalder Strasse 21/22
U2 Eberswalder Strasse
Ouvert du lundi au jeudi de 10h à 21h, jusqu’à 23h les vendredis et samedis
* Cache Cœur
Probablement l’une des plus belles friperies de Berlin. Malheureusement, les prix un peu prohibitif font qu’on y va pour regarder plus que pour acheter. Cache coeur se visite comme un petit musée de la mode et du design du XXème siècle, avec une magnifique sélection de vêtements et d’objets.
Schönhauser Allee 174
U2 Senefelder Platz
Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 20h, le samedi de 12h à 18h
* Veb Orange
Le petit bazar de la DDR. Veb Orange est le paradis du design vintage et on y trouve absolument tout (sauf des fruits, c’est son slogan).
Oderberger Strasse 29
U2 Eberswalder Strasse
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 20h
Kreuzberg
* Jumbo Second Hand
Une friperie originale qui attire par sa vitrine où sont entassées des chaussures à ne plus savoir qu’en faire, rangées par couleur. L’intérieur est à la hauteur de la vitrine.
Wiener Strasse 63
U1 Görlitzer Bahnhof
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h
* Lindt
On ne peut pas rater cette petite friperie dont l’enseigne est à l’effigie de la marque de chocolat. Belle sélection de vêtements pas trop chers.
Körtestrasse 16
U7 Südstern
Ouvert du lundi au vendredi de 11h à 18h, de 10h à 16h le samedi
* Bonnie & Kleid
La boutique attenante au magasin des Sameheads réserve souvent de bonnes surprises. Les prix sont modérés et on y trouve toute sorte d’accessoires amusants.
Gneisenaustrasse 9
U7 Gneisenaustrasse
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 20h
Friedrichshain
* Traschick
La qualité avant la quantité. Les vêtements vintage (années 70 et 80 principalement) chez Traschick sont triés sur le volet. Bon choix de vêtements pour hommes (12 € la chemise), des surplus militaires et une petite sélection de vinyles.
Wühlischstrasse 31
U1 Warschauer Strasse
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 20h, jusqu’à 18h le samedi
* Humana
Le megastore de la fripe. Humana a des filiales un peu partout dans Berlin mais celui de la Frankfurter Tor vaut particulièrement le coup: quatre étages de vêtements, d’objets et de meubles d’occasion dans un immense bâtiment soviétique.
Frankfurter Tor 3
U5 Frankfurter Tor
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 19h (18h le samedi)
Schöneberg
* Garage
La reine des friperies. Celles qui fait venir des petits branchés de tous les pays dans l’une des rues les plus moches de Schöneberg. Et pour cause: un immense entrepôt rempli de vêtements que l’on paye au kilo. Bien sûr, les meilleures pièces sont sélectionnées et vendues dans la partie vintage à un prix fixe. La meilleure adresse pour être sûr de ne pas se tromper.
Ahornstrasse 2
U Nollendorfplatz
Ouvert du lundi au vendredi de 11h à 19h, 18h le samedi

Par Zou
Inglorious Basterds au Café Einstein
jeudi 18 décembre 2008
Berlinpinpin, Schöneberg 3 commentaires
Après avoir passé notre pause déjeuner tournés vers le café sans toucher à nos carbonara pour essayer d’entre-apercevoir un cheveux de Brad (juste comme ca hein), on a fini par payer notre plat, tout en s’efforcant de prendre un air blasé:
- Alors, vous l’avez vu? Nous demande la serveuse à l’air endormi.
- Ben nan… Mais par contre on a vu Daniel Brühl!
- Daniel Brühl? Ah oui, lui, oh, mouaif…”
Par Zou
Bowie et Berlin
lundi 17 novembre 2008
Berlinpinpin, Musique, Schöneberg 2 commentaires
Ces propos sont extraits d’une interview accordée par David Bowie au magazine Rock & Folk à la fin des années 70. Et s’il est un musicien emblématique de Berlin et de cette “friction”, c’est bien David Bowie, qui y a vécu pendant près de trois ans, de 1976 à 1979. Le temps de composer trois de ses meilleurs albums et un titre qui pourrait être l’hymne de cette ville: Heroes. Sa vision de Berlin ressemble étrangement à celle que décrivent les protagonistes de Berlin Song, documentaire sur la scène musicale de Kreuzberg sorti en septembre dernier. L’un des musiciens, le Suédois Einar Stenseng, raconte d’ailleurs que la première chose qu’il a faite en arrivant à Berlin a été de se rendre à Schöneberg, Hauptstrasse 155, pour voir l’appartement où a vécu Bowie pendant ces trois ans, en compagnie d’un certain Iggy Pop. Et regardez comme ils ont l’air vif, sain et heureux:

Mais reprenons depuis le début. Au milieu des années 70, David Bowie est au bord de la rupture, physique et nerveuse, et a désespérément besoin d’un changement salvateur. Pour tourner définitivement la page Glam Rock, il décide de délaisser son costume de Ziggy Stardust et choisit Berlin pour incarner cette métamorphose. Ici, Bowie peut vivre et composer en toute quiétude, laissant derrière lui l’hystérie collective provoquée par ses précédents succès. “A cette époque, Berlin m’apparaissait comme une sorte de sanctuaire. C’était l’une des rares villes où je pouvais me déplacer dans l’anonymat le plus total. Les Berlinois s’en foutait complètement. Et puis j’étais fauché, la vie ici n’était pas chère…” (Interview au magazine UNCUT en 1999). Et pour parfaire cet anonymat, il se laisse pousser la moustache…
Cette “période berlinoise” fut un savant mélange de débauche et de créativité. Pour pallier la disparition de Ziggy, les médias y trouvèrent de quoi réalimenter le mythe. La consommation effrénée de drogues et d’alcool a conduit Bowie au bord de la schizophrénie, le poussant à cacher son urine de peur que des esprits maléfiques ne s’en emparent. Il aurait également tenu des propos douteux sur le Nazisme à l’époque et serait venu à Berlin en raison de son passé militaire. Si ces affirmations sont difficiles à croire, l’interview accordée à Playboy en 1976 ne laisse aucun doute sur le fait qu’il ait qualifié Hitler de rock star.
Si on laisse de côté le folklore médiatique qu’ont suscité ces trois ans à Berlin, il reste trois albums: Low, Heroes et Lodger. “C’est à Berlin que j’ai retrouvé la sensation de plaisir. C’est une ville huit fois plus grande que Paris, où il est si facile de se perdre et en même temps de se trouver.” (Interview au magazine UNCUT). Ces trois albums sont fortement marqués par la présence de Brian Eno, qui participe à leur production. Mais surtout, ils portent l’empreinte de Berlin, particulièrement Heroes, le plus berlinois de tous. Le morceau éponyme sera d’ailleurs le titre phare de la BO du film Wir Kinder vom Bahnhof Zoo, relatant l’histoire de Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée, et fan de Bowie.

I can remember / Standing by the Wall /And the guards / Shout about our heads / And we kissed / For ever and ever / Then we can be heroes / Just for one day
L’album Heroes comprend également le fameux titre Neuköln (avec un seul l), morceau instrumental magnifique décrit par le NME comme “A piece of mood: la Guerre Froide dans une bulle de sang”.
Si, comme les Lapins Techno, vous voulez partir en pélerinage sur les traces de David Bowie et découvrir des endroits où vous n’auriez probablement jamais mis les pieds, voici quelques suggestions:
* L’appartement où habitaient David Bowie et Iggy Pop à Schöneberg. Malgré l’émotion, on ne peut s’empêcher d’être légèrement déçus: pas de musée commémoratifs? Même pas une petite plaque en or pour signaler sa présence en ces lieux? Ben non. Mais quand même…
Hauptstrasse 155
U7 Kleistpark
* Le Hansa Tonstudio (à l’époque Hansa by Wall Studios). Le studio où Bowie a enregistré une partie de Low et Heroes était situé au bord du mur, dans le No Man’s Land non loin de Potsdamer Platz.
Köthenerstrasse 38
U2 Mendelssohn-Bartholdy-Park
* Paris Bar
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est dans ce très chic restaurant de Charlottenburg que David Bowie et Iggy Pop venaient se remplir la panse et le gosier dès qu’ils avaient un peu d’argent à dépenser. Il fut également le théâtre d’une interview légendaire au magazine Rolling Stones.
Kantstrasse 152
S Savigny Platz

* SO36
Le club punk mythique de Kreuzberg, célèbre pour sa programmation pour le moins éclectique (soirées gay orientales, bingo, punk lesbien ou café Fatal) a vu passer David Bowie sur ses planches plus d’une fois à l’époque où il habitait Berlin.
Oraninstrasse 190
U1 Kottbusser Tor
Le Fritz Musictour propose tous les samedis et dimanches des visites guidées de la scène musicale de Berlin pour 19 €, avec visite du Hansa Studio sur demande et de nombreuses anecdotes sur Bowie.
Pour un savoir encore plus, on peut aussi acheter le livre de Tobias Rüther, “Helden - David Bowie und Berlin” (19,90 €), tout juste sorti en librairie (en Allemand…).
Par Zou
Bauhaus Archiv
vendredi 28 mars 2008
Kultur & Konfitur, Musées, Schöneberg 1 commentaire
Par Zou









