Zweitausendeins, culture mega billig

(photo non contractuelle)

Si vous rêvez de trouver le catalogue de la collection Friedrich Christian Flick au Hamburger Bahnhof (568 pages de Jeff Koons, Bruce Nauman, Nam June Paik, Thomas Ruff, Cindy Sherman) pour 5,99€, vous serez content d’apprendre l’existence de Zweitausendeins.
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Par Zou

Der Himmel über Berlin

Les Ailes du désir, Der Himmel über Berlin. Qui aime un tant soit peu Berlin se doit d’avoir vu ce film. Ne serait-ce que pour Nick Cave. Ne serait-ce que pour Colombo. Et pour la poésie d’un Berlin oublié d’où la Potsdamer Platz avait disparu.
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Par Zou

Cindy Sherman chez Sprueth Magers

Pour ceux qui ont raté la rétrospective Cindy Sherman au Martin-Gropius-Bau en été 2007, Sprueth Magers offre une séance de rattrapage en présentant jusqu’au 10 avril des oeuvres récentes de la photographe.
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Par Zou

Freeze Berlin à Alexanderplatz

Photo: Thomas Toussaint

Vous marchez sur Alexanderplatz, comme si de rien n’était, en essayant d’éviter les cyclistes et les skaters. Là, un coup de siflet retentit. STOP. Arrêtez immédiatement ce que vous êtes en train de faire et figez-vous. Que vous marchiez, que vous fumiez une cigarette ou que vous mangiez une Curry Wurst, peu importe, arrêtez tout. C’est Freeze Berlin.
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Par Zou

Secret Party in Berlin

On ne vous apprendra rien en vous disant que Berlin est avant tout réputée pour ses fêtes et ses clubs et que le “technotourisme” est l’un des modes touristiques les plus répandus ici. Mais les Berlinois, parfois un peu snobs, désertent les clubs dès qu’ils se voient pris d’assaut par les touristes. Ce qui passe pour “Underground” aux yeux des touristes devient mainstream à leurs yeux, du “Bullshit advertisement”. C’est l’idée de base derrière le concept de Secret Party, ou comment faire une soirée mortelle dans un lieu secret en faisant le moins de promotion possible. Rien que pour le concept, nous avons participé à la Secret Party de vendredi dernier, organisée par The Zoo Project et Vinyl Club.  

Il nous aura fallu passer par tout un processus pour en arriver là: trouver le groupe Facebook et le rejoindre, attendre de recevoir une carte Google Earth une semaine avant l’événement, copier des coordonnées géographiques dans Google Map pour trouver une adresse approximative, le vendredi soir venu, enfiler sa combinaison à paillettes spécial parties, et arpenter les rues sombres et désertes de Jannowitz Brücke… Après quelques hésitations, nous sommes finalement arrivés devant un immense bunker carré situé derrière les rails du S-Bahn. L’endroit a vraiment de la gueule. Là, nous croisons un groupe d’Allemands qui s’approchent de nous, l’air conspirateur: “Vous venez pour la Secret Party? Vous avez le mot de passe?” Quoi, un mot de passe? Euh non, on nous a dit de venir avec une carte, pas d’amener un mot de passe… Finalement, l’un des deux sort son iPhone pour nous donner le mot de passe de la soirée. Nous notons frénétiquement:

“Costa hat gesagt:
1) Ich bin nicht so eine
2) Magersucht
3) Berlin zoo vinyl” 

Ca y est, on se sent important, on vient d’accéder au coeur du coeur de l’underground et du secret défense, dans deux minutes on nous dit que le King est vivant et qu’aucun homme n’a marché sur la lune et on meurt là, l’esprit tranquille.

 

On s’approche de l’entrée et c’est déjà la queue. Deux videurs font rentrer les gens au compte goutte. On a un peu peur que la fête dépende de l’humeur versatile des physios, comme dans certains (rares) endroits à Berlin où, pour la même raison, nous ne mettons jamais les pieds. En parlant de pieds, on jette un oeil penaud à nos baskets en espérant que les videurs ne remarquent rien. C’est bon, on est rentré. On arrive maintenant à la caisse où l’on sort fièrement nos mots de passe et 5€ de nos porte-monnaies. On passe un rideau et on accède enfin au coeur de la Secret Party. On s’attendait à un bordel à peine organisé mais la fête s’avère super pro: grand bar, vestiaire, installations lumineuses, vidéos, toilettes clean, clientèle chic et sobrement branchée, excellents DJs, un live de Marc Houle, et un dancefloor spacieux, et même un tuyau d’air chaud trop cool pour avoir l’impression de jouer dans une pub pour shampooing…  

On était juste un peu déçus d’apprendre qu’on pouvait tout aussi bien rentrer sans carte et sans mot de passe. On payait juste 3€ de plus…


Par Yan & Zou

Paul Auster à Berlin

Le magazine culturel anglophone Exberliner organise avec le cinéma Babylon Mitte un partenariat sur le thème Berlin-New York, destiné à dresser un pont entre ces deux villes, culturellement liées. Ce cycle était inauguré hier soir, dimanche 28 septembre, par la présence de l’écrivain Paul Auster au Babylon.

Paul Auster met tellement de lui-même dans ses romans que l’on finit par oublier qu’il existe réellement et qu’on pourrait éventuellement le voir en chair et en os, ailleurs qu’à Brooklyn. Le maître incontesté ès mise en abîme, venant à Berlin pour présenter son dernier film et son prochain roman? Impossible de rater ça. Léviathan est un chef d’oeuvre, la Trilogie New Yorkaise une référence (on pourrait ajouter l’adaptation BD de la Cité de verre par Karasik et Mazzucchelli), le Voyage d’Anna Blume un indispensable. Malheureusement, le film présenté hier soir est tiré d’une nouvelle qui n’égale pas ces chefs d’oeuvre. The Inner Life of Martin Frost est une adaptation du Livre des illusions qui, comme bon nombre de ses romans, met en scène un écrivain, Martin Frost. Après la publication de son dernier roman, celui-ci se retire dans la maison d’un couple d’amis (qui n’est autre que Paul Auster et sa femme Siri Hustvedt, si l’on en croit les photos de famille posées sur les meubles). Malheureusement, son projet de mener une vie aussi inerte que celle d’une pierre va se trouver contrecarré par deux événements: le surgissement d’une idée pour un nouveau roman et le surgissement d’une femme dans la maison, qui dit être la nièce du couple d’amis et qui est là pour travailler sur sa thèse de philosophie. Sans raconter plus de détails, il s’agit en gros d’une exploration de la puissance de l’écriture, de sa capacité à rendre réels les fruits de l’imagination, du choix qu’elle impose entre le réel et la fiction… Le roman n’étant pas le meilleur de Paul Auster, le film n’est pas non plus à la hauteur de ce qu’on aurait pu attendre du scénariste de Smoke.

Après la projection du film (en anglais sous-titré en portugais…) vient la partie discussion, orchestrée par une journaliste d’Exberliner. La discussion ne durera pas logtemps, mais suffisamment pour mesurer le charisme de l’auteur et la calme détermination qui émane de lui. Visiblement, le film n’a pas eu le succès escompté et Paul Auster en parle avec humour et auto-dérision. Il s’agissait d’un film à petit budget tourné au Portugal en un temps record avec une équipe ultra réduite. On a donc appris au cours de cette discussion que Paul Auster écrit ses romans à la main, puis qu’il les tape à la machine à écrire et qu’il confie le tout à un ami qui le tape à l’ordinateur. Que Paul Auster est naturellement démocrate et espère fermement la victoire de Barack Obama, mais qu’il faut se garder de crier victoire trop tôt car cette élection sera le moyen de mesurer le degré de racisme de son pays. Qu’Irène Jacob a une présence incroyable à l’écran, que David Thewlis venait de finir une de ses nouvelles, c’est pourquoi il tape si vite à la machine à écrire, et que jouer avec sa fille Sophie Auster est un bonheur. Une discussion brève mais intéressante, avant que Paul Auster ne file dans le hall pour signer ses livres.


Par Zou

Rétrospective Mai 68 au cinéma Babylon

À Berlin, on célèbre aussi les 40 ans de mai 68… à Paris. Du 9 au 16 mai prochain, le cinéma Babylon de Mitte et la Fondation Rosa-Luxembourg organisent une grande rétrospective de films de, sur ou autour de 68. Jean-Luc Godard bien sûr, avec Tout va bien ou La Chinoise (ah, Jean-Pierre Léaud…), Chris Marker avec À bientôt, j’espère, Mourir à trente ans de Romain Goupil ou encore Grands soirs et petits matins de William Klein. Parmi les seize films présentés, on pourra également voir L’an 01, de Jacques Doillon, un film ovni qui imagine la France d’après mai 68 si la révolution était allée jusqu’au bout (mardi 12 mai à 18h15). Comme dans l’an 01, faîtes donc un pas de côté vendredi 9 mai pour aller écouter Daniel Cohn-Bendit débattre sur le thème “L’Europe de 1968 à aujourd’hui”, après la projection de Mai 68 au Quartier Latin de William Klein.
Le programme complet, c’est ici:
http://www.babylonberlin.de/ParisMai68.htm
Le cinéma Babylon, c’est là: Rosa-Luxemburg-Str. 30

Par Zou


Les Lapins Techno: un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, de la musique, les expos, les shops, Berlin.