‘Kultur & Konfitur’
Berlin Est de 1948 à 1952: expo photo à la Berlinische Galerie
vendredi 30 janvier 2009
Kreuzberg, Kultur & Konfitur, Musées 497 commentaires



Berlinische Galerie
Alte Jakobstrasse 124-128
Ouvert du mercedi au lundi de 10h à 18h
Ouvert jusqu’à 2h samedi 31 janvier
Entrée 6€, Kombiticket Lange Nacht der Museen 15€
Par Soizic Cadio
Berlin-Paris, Honey Moon
mercredi 14 janvier 2009
Kultur & Konfitur 51 commentaires
Si les relations diplomatiques franco-allemandes ne sont plus au beau fixe depuis quelques temps (rappelez-vous le fameux “Hé, Angela, Honey Moon!” de notre cher président, goguenard, à une Angela Merkel pour le moins sceptique), les relations artistiques entre les deux capitales se voient consacrées ce mois-ci par le programme “Berlin-Paris. Un échange de galeries“. Les plus prestigieuses galeries parisiennes lorgnent vers leurs “homologues” berlinoises, qui voient arriver en masse de talentueux artistes trop à l’étroit dans la capitale francaise. Alors qu’ils peuvent à peine payer le loyer d’un 20m² à Paris, les artistes “vivant et travaillant à Berlin” peuvent s’offrir le luxe de vivre, si ce n’est de leur art, du moins pour leur art. Il était donc temps de resserrer les liens. Jusqu’au 18 janvier prochain, 11 galeries berlinoises accueilleront 13 galeries francaises, qui elles-mêmes recevront les galeries allemandes en février. Côté Allemand, on trouve notamment les galeries Esther Schipper, Mehdi Chouakri, Christian Nagel et Jan Wentrup. Côté Francais, Air de Paris, Art: Concept ou encore Almine Rech seront dans la place.Nous pourrons donc voir, entre autres:
Damien Deroubaix, Bruno Perramant et Renaud Auguste-Dormeuil à la galerie Christian Nagel:
Taryn Simon et Haim Steinbach à la galerie Johann König:
Claude Lévêque chez Jan Wentrup:
L’institut Francais de Berlin s’inscrit également dans le programme en présentant une exposition de Damien Cadio, artiste Francais résidant à Berlin, dont le vernissage avait lieu hier soir. Il y était question de revenants, de banalité, de Tatort, de recadrage… A voir jusqu’au 8 février.Par Soizic Cadio
Exposition Bill Viola @ Haunch of Venison
vendredi 9 janvier 2009
Kultur & Konfitur, Wedding 934 commentaires
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 21 février prochain, la galerie Haunch of Venison présente une exposition de Bill Viola, l’occasion idéale de découvrir l’oeuvre de ce pionnier de l’art vidéo et son plus célèbre représentant dans le cadre d’une exposition solo. Peut-être avez-vous déjà vu quelques unes de ses vidéos ou de ses installations dans une exposition thématique d’un musée d’art contemporain (ses oeuvres font d’incessants aller-retours entre les plus grands musées européens et américains). Par exemple, en 2007, le Hamburger Bahnhof présentait dans le cadre de son exposition “Schmerz” la vidéo Observance, montrant 18 personnes se succédant face à un drame situé hors-champ, provocant chez eux la douleur et la tristesse.
La mort est en effet l’un des thèmes récurrents explorés par Bill Viola dans ses vidéos et ses installations sonores, ainsi que la naissance, le sommeil, le passage, en un mot, la perception humaine et la relation au monde. La galerie Haunch of Vision (dont l’antenne de Londres représente Bill Viola en Europe) présentera différentes oeuvres, plus ou moins récentes, parmi lesquelles The Messenger, datant de 1996, et la série Transfigurations créee pour la Biennale de Venise en 2007.
Parallèlement, la galerie diffusera dans le cadre de la Berlinale deux films de Bill Viola de 54 et 57 minutes: Hastu-Hume (First Dream), réalisé au Japon en 1981 et The Passing, réalisée en 1991 et mettant en scène la mort de sa mère et la naissance de son fils.
Ces deux films seront diffusés tous les jours, plusieurs fois par jour, du 5 au 15 février:
11h30: Hatsu-Hume
13h: The Passing
14h30: Hatsu-Hume
16h: The Passing
17h30: Hatsu-Hume
19h: The Passing
Voilà, vous savez tout. A part les coordonnées de la galerie Haunch of Venision (qui, certes, se trouve à Wedding, mais quelle meilleure occasion de mettre enfin les pieds dans ce quartier?)
Heidestrasse 46
+ 49 (0) 30 39 74 39 63
U6 Schwartzkopffstrasse / S Wedding
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h
Par Soizic Cadio
Le mois européen de la photographie à Berlin
mercredi 12 novembre 2008
Kultur & Konfitur 1,002 commentaires
* La collection de photographies d’Agnes b. est présentée pour la première fois hors de France. Elle comprend notamment des oeuvres de Nan Goldin, Diane Arbus et Robert Mapplethorpe, rien que ca…Du 11 octobre au 7 décembre
C/O Berlin. International Forum For Visual Dialogues
Oranienburger Str. / Tucholskystr.
Entrée: 7 € (5 € TR)
* La Galerie Berinson offre l’occasion de découvrir le travail passionnant du photographe Hongrois André Kertész, ou, pour ceux qui connaissent déjà, de découvrir 64 pièces inédites.
Du 18 octobre au 20 décembre
Galerie Berinson
Lindenstraße 34
* Cette photo que l’on voit un peu partout dans Berlin est l’affiche de la rétrospective Richard Avedon au Martin Gropius Bau. Un demi-siècle retracé à travers plus de 200 photographies, portraits de stars, photos de mode et photo-reportages (notamment une série sur le Nouvel An à Berlin en 1989).
Du 19 octobre au 19 janvier
Martin-Gropius-Bau
Niederkirchnerstr. 7
Entrée: 8 € (6 € TR)
* À la fin de la seconde guerre mondiale, un photographe inconnu du nom de Tiedemann fut chargé de dresser un panorama en instantannés de la ville par les autorités de Berlin Est. Ces archives dressent un fascinant portrait de Berlin, année Zéro.
Du 19 octobre au 19 janvier
Berlinische Galerie
Alte Jakobstraße 124-128
Entrée: 6 € (3 € TR)
* Le Bauhaus Archiv présente une collection de photographies rapportées par Walter Gropius en 1928 d’un voyage d’étude aux Etats-Unis.
Du 19 novembre au 2 février
Bauhaus-Archiv / Museum für Gestaltung
Klingelhöferstr. 14
Entrée: 6/7 €
Par Soizic Cadio
Josh Bauman expose @ Sameheads
lundi 3 novembre 2008
Kreuzberg, Kultur & Konfitur 1 commentaire
Par Yann Faure
Paul Auster à Berlin
lundi 29 septembre 2008
Kultur & Konfitur, Mitte 177 commentaires
Paul Auster met tellement de lui-même dans ses romans que l’on finit par oublier qu’il existe réellement et qu’on pourrait éventuellement le voir en chair et en os, ailleurs qu’à Brooklyn. Le maître incontesté ès mise en abîme, venant à Berlin pour présenter son dernier film et son prochain roman? Impossible de rater ça. Léviathan est un chef d’oeuvre, la Trilogie New Yorkaise une référence (on pourrait ajouter l’adaptation BD de la Cité de verre par Karasik et Mazzucchelli), le Voyage d’Anna Blume un indispensable. Malheureusement, le film présenté hier soir est tiré d’une nouvelle qui n’égale pas ces chefs d’oeuvre. The Inner Life of Martin Frost est une adaptation du Livre des illusions qui, comme bon nombre de ses romans, met en scène un écrivain, Martin Frost. Après la publication de son dernier roman, celui-ci se retire dans la maison d’un couple d’amis (qui n’est autre que Paul Auster et sa femme Siri Hustvedt, si l’on en croit les photos de famille posées sur les meubles). Malheureusement, son projet de mener une vie aussi inerte que celle d’une pierre va se trouver contrecarré par deux événements: le surgissement d’une idée pour un nouveau roman et le surgissement d’une femme dans la maison, qui dit être la nièce du couple d’amis et qui est là pour travailler sur sa thèse de philosophie. Sans raconter plus de détails, il s’agit en gros d’une exploration de la puissance de l’écriture, de sa capacité à rendre réels les fruits de l’imagination, du choix qu’elle impose entre le réel et la fiction… Le roman n’étant pas le meilleur de Paul Auster, le film n’est pas non plus à la hauteur de ce qu’on aurait pu attendre du scénariste de Smoke.
Après la projection du film (en anglais sous-titré en portugais…) vient la partie discussion, orchestrée par une journaliste d’Exberliner. La discussion ne durera pas logtemps, mais suffisamment pour mesurer le charisme de l’auteur et la calme détermination qui émane de lui. Visiblement, le film n’a pas eu le succès escompté et Paul Auster en parle avec humour et auto-dérision. Il s’agissait d’un film à petit budget tourné au Portugal en un temps record avec une équipe ultra réduite. On a donc appris au cours de cette discussion que Paul Auster écrit ses romans à la main, puis qu’il les tape à la machine à écrire et qu’il confie le tout à un ami qui le tape à l’ordinateur. Que Paul Auster est naturellement démocrate et espère fermement la victoire de Barack Obama, mais qu’il faut se garder de crier victoire trop tôt car cette élection sera le moyen de mesurer le degré de racisme de son pays. Qu’Irène Jacob a une présence incroyable à l’écran, que David Thewlis venait de finir une de ses nouvelles, c’est pourquoi il tape si vite à la machine à écrire, et que jouer avec sa fille Sophie Auster est un bonheur. Une discussion brève mais intéressante, avant que Paul Auster ne file dans le hall pour signer ses livres.
Par Soizic Cadio
Contemporary art in temporary places
dimanche 29 juin 2008
Friedrichshain, Kultur & Konfitur 1,064 commentaires
Nous avions trouvé le Unkul en cherchant le Flohmarkt de Treptow. Aujourd’hui, c’est en cherchant la grande roue de Köpenick que nous nous sommes retrouvés au vernissage d’une exposition d’art contemporain dans une usine désaffectée. C’est fou comme les usines désaffectées peuvent renfermer d’incroyables secrets à Berlin et dans ses périphéries. Il faut en profiter, ça ne va pas durer…
En flânant à vélo le long de la Spree du côté de Stralau, nous nous sommes retrouvés au cœur d’un quartier résidentiel très chic composé de petits jardins, d’immeubles dernier cri aux balcons donnant sur le fleuve et même d’un paisible cimetière au bord de l’eau. Pas de doute, la grande roue n’est pas là, on s’est bien planté de rive… C’est là qu’apparaît le Speicher 13, une usine désaffectée où pendent des vêtements aux fenêtres sans vitres. Les portes sont ouvertes, on n’a qu’à rentrer. Il s’agit de l’exposition Palm Fiction, organisée par White Elephant Collective, du 28 juin au 13 juillet. Au rez-de-chaussée, un bar. Au premier étage, un atelier de travaux pratiques sur le thème « What if this place was yours ? ». Munis de crayons, de papiers, de ciseaux et de colle, on peut laisser courir son imagination et décrire ce que l’on ferait de cet endroit. Du roller, une boîte de nuit géante, un magasin ikea ? A chaque étage, on trouve des vidéos et installations de toutes sortes, mais la plus belle pièce se mérite. Un palmier en plastique planté dans un banc de sable factice vous attend au milieu de l’immense hall du quatrième étage.
L’espace de ce lieu incroyable est utilisé au mieux, dans une sorte d’urgence avant la disparition imminente. L’exposition est sous-titrée « Contemporary art in temporary space ». Si l’on en juge par les bandes de sécurité qui entourent les trous dans le plancher, et par le luxe du voisinage, cette usine ne devrait en effet pas tarder à disparaître. Il s’agit là d’un des aspects caractéristiques de cette zone, qui abrite encore de nombreuses usines, reliques d’un passé industriel berlinois, sinon prospère, du moins dynamique. Délaissées par les ouvriers, elles ont retrouvé une seconde vie comme squats puis comme entreprises artistiques à l’image du Unkul ou du White Elephant Collective, qui investissent ces lieux magiques et poétiques. Mais ces reconversions ne durent qu’un temps et les investisseurs immobiliers leurs prévoient d’autres desseins…
Par Soizic Cadio










