Strandbars, terrasses et Biergarten: derniers jours

Aujourd’hui, les lapins trépignent en voyant par la fenêtre tout ce soleil dont ils ne peuvent pas profiter. Ouvrez-ouvrez-la-cage-aux-la-pins, Regardez-les-s’envoler, c’est-beau…
Bref. Il faut se dépêcher, ça ne va pas durer. Avant que Berlin ne mette son manteau d’hiver et que le soleil ne disparaisse pour six voire sept mois, vite, profitons des Strandbars, des guêpes, des terrasses, des piscines, des guêpes, des barbecue, des guêpes… Pour mettre à profit ce petit rab’ de photosynthèse, voici quelques adresses de lieux en plein air sympas.    

Le Kiki Blofeld: Köpenicker Strasse 48-49 / U Heinrich-Heine-Strasse / Kreuzberg
Situé en face du Bar 25, le Kiki Blofeld est un des nombreux strandbars qui ponctuent la Spree. On peut y boire un bière sur la plage ou sur la terrasse “lounge”, déguster la “cuisine” locale, jouer au billard, écouter un concert ou voir un film… Des événements ont lieu régulièrement dans la vieille usine à gauche de l’entrée et dans le hangar à bâteaux transformé en bar pour les jours de mauvais temps.


Le Club der Visionäre: Am Flutgraben 1 / U Schlesisches Tor / Kreuzberg
Bien qu’un peu trop tendance et souvent blindé en été, le Club der Visionäre reste un lieu assez idyllique. Situé au bord de la Spree après Schlesisches Tor, il est constitué d’une petite baraque en briques, de plusieurs pontons en bois et d’un étage abrité par les saules pleureurs. Aussi agréable pour les soirées à la fraîche que pour les longs après-midis où l’on se chauffe au soleil de septembre sur l’un des pontons en bois, tout au bord de l’eau.


Cassiopeia: Revaler Strasse 99 / U S Warschauer Strasse / Friedrichshain
Encore une usine désaffectée transformée en centre culturel aux multiples activités: club, skate parc, cinéma en plein air, Biergarten, mur d’escalade installé sur une tour en béton… On peut aussi tout simplement manger et boire pour pas cher, Chaque premier samedi du mois, le Trendmafia (marché des créateurs de Friedrichshain / Kreuzberg) se tient dans un des hangars du Cassiopeia.


Prater Biergarten: Kastanienallee 7-9 / U Eberswalder Strasse / Prenzlauer Berg
Il est difficile de deviner que la Kastanienallee abrite un tel endroit. Situé tout en haut de l’avenue, le Prater est un Biergarten dans la plus pure tradition Allemande. Grandes tablées en bois, petits stands de bière et de nourriture, parasols et grands arbres pour s’abriter du soleil.

Le Unkul: alte Stralau 4 / S Treptower Park
Sans vouloir en rajouter une couche (”le Unkul, meilleur endroit de Berlin” blablabla), il est quand même plus que temps de profiter de son jardin paradisiaque et de ses Mojitos à 3 €, d’une part parce que c’est bientôt l’hiver, d’autre part parce que le Unkul va fermer ses portes en décembre prochain. Jusque là, c’est ouvert tous les jours à partir de 15h, 14h le samedi et 10h le dimanche, jour du “Klang im Garten” (DJ sets et barbecue parties). Et le 4 octobre prochain aura lieu le “Kunst-Stral-fest”, une grosse fête avec expositions, concerts, performances…


Par Zou

Trendmafia: le marché des créateurs Berlinois

L’industrie de la mode à Berlin a plusieurs facettes. D’un côté, la mode de la rue, celle portée au quotidien par des centaines de Berlinois qui n’ont peur de rien et relatée jour après jour par le blog Stil in Berlin. De l’autre, une tendance à l’institutionnalisation bien méritée grâce notamment à la Fashion Week, qui s’est tenue pour la troisième année consécutive du 17 au 20 juillet derniers. Derrière tout ça, ce sont des centaines de créateurs et designers qui façonnent l’image de la ville et de ses habitants dans l’ombre de leurs ateliers-boutiques.
Il n’est un secret pour personne que cette créativité à toute épreuve qui incarne le style Berlinois n’est plus (uniquement) représentée par Mitte, où fleurissent désormais les chaînes de luxe, mais plutôt par les quartiers de l’est, dont le mode de vie général a suivi celui de ses artistes. Prenzlauer Berg, Friedrichshain, Kreuzeberg, sont désormais le centre névralgique de la mode, d’où sortent des créations diffusées également principalement dans ces trois quartiers. La mafia de la mode a désormais pignon sur rue, à travers le Trendmafia, grand marché de créateurs qui a lieu chaque premier samedi du mois à Friedrichshain, dans la Halle 40, Revaler Strasse 99. Dans ce grand hangar sont exposés une soixantaine de créateurs Berlinois qui trouvent ici l’occasion de se rencontrer et de se faire connaître d’un public plus large.  

T-shirts en tous genres, bijoux, accessoires, design, photo… Pour 2 € l’entrée, le Trendmafia est l’endroit idéal, pour qui s’intéresse à la mode et souhaite découvrir les créateurs de cette ville en oubliant les Skunk Funk et autres Bench. Certes, les prix sont un peu élevés mais ce sont des créations et souvent des modèles uniques. Comptez entre 20 et 30 € pour un T-shirt, entre 20 et 40 € pour un sac et entre 40 et 60 € pour une jupe. A noter également que les prix sont plus avantageux au Trendmafia qu’en magasin (55 € au lieu de 70 € pour un sweat-shirt Team Brûlé).

Streetwear (robes, T-Shirts ou Sweat-shirts à capuche) façon Team Brûlé Berlin


Sacs, trousses, porte-clés made in KaWeDe, nom parodique du célèbre KaDeWe sur le Kudamm’

Mignons petits T-shirts, sweats ou accessoires à l’effigie du hamster Cuy.Cuy

Les cartes à découper de Die Basteltüte: stands de Curry Wurst ou de Kebab ou personnages de Berlinoises types avec leurs accessoires


Boucles d’oreilles en forme de cassettes et pendentifs robot en plastique designés par Suparina

Si l’envie vous prend de découvrir ces créations autrement qu’en virtuel, la prochaine Trendmafia aura lieu le samedi 6 septembre, même heure, même endroit.

Par Zou

Gemüseschlacht 2008 : Friedrichshain 1 – Kreuzberg 0 (la bataille de légumes)

Dimanche 27 juillet 2008. 12h00. Oberbaumbrücke. La guerre des légumes peut commencer après plusieurs semaines de préparation intensive. Chaque camp affûte ses armes et scrute l’adversaire. Chacun se prépare à plusieurs heures de combat acharné, où tous les coups sont permis pour vaincre le frère ennemi. Les chars sont en place, les munitions rassemblées, les combattants sur le qui vive.  

Nous vous parlons là d’une guerre fratricide qui sévit au cœur de Berlin depuis plusieurs années, sans que personne ne sache précisément quand tout cela a commencé. L’origine de la Gemüseschlacht, ou guerre des légumes, serait (d’après le gentil policier chargé de surveiller les hostilités) la réforme de la carte administrative de Berlin, qui avait pour but de fusionner certains quartiers en une seule entité administrative. Au nom de cette réforme, les quartiers de Friedrichshain et de Kreuzberg ont donc fusionné en 2001 pour devenir Friedrichshain-Kreuzberg. Quelques irréductibles auraient décidé de marquer leur opposition à cette nouvelle « réunification » en organisant chaque année une bataille rangée sur l’illustre Oberbaumbrücke, le pont qui relie les deux quartiers. Et c’est aujourd’hui, dimanche 27 juillet, que les deux camps ont choisi de s’affronter dans la bonne humeur sous un ciel bleu azur, sous l’œil bienveillant de la Fernsehturm et du Molecule Man, et sous le regard halluciné des passagers du U-Bahn, qui surplombe le pont.

Arrêtons là les explications et reprenons notre compte-rendu des hostilités. Rapidement, les Kreuzbergiens prennent l’avantage grâce à un char de fortune du haut duquel les assaillants lancent leurs munitions en perçant les lignes ennemies en moins de 20 minutes. Pendant ce temps, les projectiles volent de part et d’autre : légumes et fruits pourris en tout genre (pêches, tomates, bananes, citrons, choux-fleurs…), œufs pourris, farine, ballons de baudruche remplis d’eau ou de liquide indéterminé. Ayant repoussé Friedrichshain dans ses tranchées, Kreuzberg sort sa botte secrète : une catapulte très élaborée qui permet d’envoyer des ballons d’eau à vitesse éclair. Mais si Kreuzberg remporte haut la main la première manche en surprenant l’ennemi par sa créativité, les combattants de Friedrichshain s’avèrent plus efficaces sur la durée. Ils reprennent finalement l’avantage et repoussent les Kreuzbergiens de leur côté du pont, après une bonne heure de combat au corps à corps à l’aide de battes en mousse.

Comme chaque année, la victoire revient à Friedrichshain, que l’on soupçonne d’être soutenu par des renforts de Prenzlauer Berg, qui crient à l’unisson « Ost Berlin ! Ost Berlin ! ». Kreuzberg de son côté, est aidé de factions venues de Neukölln, mais rien n’y fait. Ironie du sort, Kreuzberg, le plus à l’est des quartiers Ouest, se retrouve encore une fois à l’Ouest malgré lui. Au-delà de l’aspect ludique et défouloir de cette bataille rangée se cache le symbole d’une division géographique encore bien persistante. Kreuzberg a toujours été à l’Ouest, Friedrichshain à l’Est, et cette géographie de fait s’est vue matérialisée par un mur pendant près de 30 ans.


Par Yan & Zou

Contemporary art in temporary places


Nous avions trouvé le Unkul en cherchant le Flohmarkt de Treptow. Aujourd’hui, c’est en cherchant la grande roue de Köpenick que nous nous sommes retrouvés au vernissage d’une exposition d’art contemporain dans une usine désaffectée. C’est fou comme les usines désaffectées peuvent renfermer d’incroyables secrets à Berlin et dans ses périphéries. Il faut en profiter, ça ne va pas durer…

 

En flânant à vélo le long de la Spree du côté de Stralau, nous nous sommes retrouvés au cœur d’un quartier résidentiel très chic composé de petits jardins, d’immeubles dernier cri aux balcons donnant sur le fleuve et même d’un paisible cimetière au bord de l’eau. Pas de doute, la grande roue n’est pas là, on s’est bien planté de rive… C’est là qu’apparaît le Speicher 13, une usine désaffectée où pendent des vêtements aux fenêtres sans vitres. Les portes sont ouvertes, on n’a qu’à rentrer. Il s’agit de l’exposition Palm Fiction, organisée par White Elephant Collective, du 28 juin au 13 juillet. Au rez-de-chaussée, un bar. Au premier étage, un atelier de travaux pratiques sur le thème « What if this place was yours ? ». Munis de crayons, de papiers, de ciseaux et de colle, on peut laisser courir son imagination et décrire ce que l’on ferait de cet endroit. Du roller, une boîte de nuit géante, un magasin ikea ? A chaque étage, on trouve des vidéos et installations de toutes sortes, mais la plus belle pièce se mérite. Un palmier en plastique planté dans un banc de sable factice vous attend au milieu de l’immense hall du quatrième étage.

 

L’espace de ce lieu incroyable est utilisé au mieux, dans une sorte d’urgence avant la disparition imminente. L’exposition est sous-titrée « Contemporary art in temporary space ». Si l’on en juge par les bandes de sécurité qui entourent les trous dans le plancher, et par le luxe du voisinage, cette usine ne devrait en effet pas tarder à disparaître. Il s’agit là d’un des aspects caractéristiques de cette zone, qui abrite encore de nombreuses usines, reliques d’un passé industriel berlinois, sinon prospère, du moins dynamique. Délaissées par les ouvriers, elles ont retrouvé une seconde vie comme squats puis comme entreprises artistiques à l’image du Unkul ou du White Elephant Collective, qui investissent ces lieux magiques et poétiques. Mais ces reconversions ne durent qu’un temps et les investisseurs immobiliers leurs prévoient d’autres desseins…


Par Zou

Camille ist ein Berliner: son concert au Fritzclub

Des coin coin, des canards, des canards, miaou miaou, wouaf glouglou slurp. Bienvenue dans le comics strip de Camille. Camille, la seule chanteuse capable de faire chanter simultanément Miaou Miaou à une moitié du public et Wouaf Wouaf à l’autre moitié, la seule à pouvoir se moquer de Mariah Carey en chantant mieux qu’elle, la seule à oser traverser en slam une salle de concert vêtue d’une combinaison de plongée… Camille la drôle de fille est venue prendre le thé avec nous mardi soir, pour nous faire écouter ses dernières chansons. Enfin, elle est venue jouer à Berlin à la Postbahnhof mardi 3 juin avant de partir pour une tournée marathon à travers la France.
C’est avec un manque total d’objectivité et une mauvaise foi à toute épreuve (si elle chante bien même quand elle chante faux) que nous nous sommes rendus à son concert mardi dernier. Nous l’avions déjà vue deux fois en live, assez pour savoir que ses concerts ressemblent à des performances, et nous attendions donc les bras croisés d’être une fois de plus émerveillés. Mais Camille n’est pas si prévisible… Postés au pied de la scène, (parce que les petits Français que nous sommes ne font pas le poids face au gabarit Allemand), on a été un peu surpris par l’entrée en matière. Où était donc passée l’exubérante Camille qui dansait, chantait, sautait, criait, tout à la fois ? La nouvelle Camille, vêtue d’une tunique orange, est arrivée très calme, un peu blasée, et a enchainé les trois premières chansons presque comme une formalité. La glace a fini par se briser, sans qu’on sache où était la part de jeu. Au milieu du morceau « Au port », Camille oublie les paroles. « Eh, petite fille… », A-t-elle commencé. Blanc. « Je suis toi-même et je te parle », lui a répondu un Français qui suivait. C’est alors que le déchaînement attendu a commencé, une avalanche de morceaux piochés dans les trois albums pêle-mêle, parfois même mélangés entre eux. Camille se met au piano pour entamer « Pâle septembre », elle y insère une partie d’un morceau du dernier album pour terminer sur la montée finale de « Pâle Septembre ». Les morceaux, les voix, les sons, les mots, les partitions, sont passés au mixeur dans une sorte d’heureuse alchimie. Il faut dire qu’elle a le talent pour ça et qu’elle est bien accompagnée. La musique est physique pour Camille, qui fait de ses compagnons de scène des instruments de musique. Elle a le don de pouvoir transformer ses musiciens en sampler humain : elle entonne un son ou une mélodie puis fait signe à un des choristes dans son dos qui reprend le son, puis elle en chante un autre, repris par un autre choriste… Jusqu’à ce que tout ce petit monde s’accorde et que Camille lie ce joyeux bordel de sa voix. Une voix littéralement capable de tout : tantôt petite fille, tantôt diva, voix de canard ou de chanteuse lyrique, voix suave ou gueularde… En vrac, Camille a chanté Too drunk to fuck, reprise à succès de Dead Kennedys, Là où je suis née, Ta Douleur, Au port, Janine, et de nombreux morceaux de Music Hole, dont le génial Katie’s Tea.  

2 heures plus tard, nous étions en nage et heureux. Pour la dernière chanson, Money Note, parodie des chansons à succès de divas de la soupe, Camille arrive sur scène avec ses airs de chatte vêtue d’une longue robe de soirée noire. Elle chante puis finalement se retourne, pour dévoiler un long décolleté du milieu du dos à la moitié de ses fesses. Elle nous annonce finalement avec un peu d’appréhension qu’elle va finir son concert à côté et demande au public de la porter jusqu’à l’autre salle. Elle enfile sa combinaison de plongée le plus naturellement du monde (enfin dans la mesure où on peut enfiler naturellement une combinaison de plongée) et se retrouve bel et bien sur la scène de l’autre salle. Ses musiciens la rejoignent et ils entament un dernier morceau a capella : Paris, de sa belle voix un peu gouailleuse. Un morceau qui a le don de nous rendre nostalgique. Paris, tu paries paries paries que je te quitte, que je change, de cap, de capitale…


Par Zou

Visual Pulsations @ Studio 23

Le collectif pariso-berlinois Elektrotribe est à la production d’une soirée visuelle et techno qui se tiendra demain (samedi 31 mai) au Studio 23: VISUAL PULSATION
Une soirée Techno, puisque dès 22h les artistes d’Elektrotribe feront bouger les pitchs avec au menu, Dominic Tausenfreund et André Uhl en DJ et Voodoo J en live.
La soirée sera également visuelle, puisque chez Elektrotribe et Studio 23 l’image importe autant que le son. On observera avec grand intérêt la performance VJ de Mona Ruijs dont la vidéo démo hébergée sur Myspace est plus que prometteuse.   

Quand? à partir de 22h samedi 31 mai

Combien? C’est gratuit

Où?
Studio 23 Berlin
Holzmartstrasse 11
S+U Jannowitzbrücke


Par Yan

Les Flohmarkt: Dé truk en trok o brikabrak

Le Flohmarkt est presqu’une institution à Berlin. Rares sont les intérieurs qui ne possèdent pas leur trouvaille venant du Flohmarkt et lorsque vous êtes pauvres et avez besoin d’une machine à laver / télévision / bicyclette / étagère / game-boy, il se trouve toujours quelqu’un pour vous dire « tu en trouveras pour trois fois rien au Flohmarkt ». On y trouve même bien plus que ça. Nous avons testé quatre Flohmarkt Berlinois : ce que l’on y trouve, leur ambiance, leur fréquentation, leurs tarifs. Dans chacun, nous avons acheté au moins un objet : une machine à écrire orange, une brique Lego géante, une machine à coudre à main, un vélo, un lapin Duracel ou un simple poster. Le risque des Flohmarkt est donc, comme vous pouvez le constater, d’entasser dans son appartement une foule d’objets inutiles et encombrants, mais chacun a sa petite histoire…  

Flohmarkt Fehrbelliner Platz
Ce Flohmarkt a lieu tous les dimanches (et parfois le samedi) sur la place qui longe le Park Cafe, un grand café vitré prisé pour ses Frühstuck. Une cinquantaine d’exposants, nombre fluctuant selon le temps et la saison, se concentrent sur cinq ou six allées. On y trouve un certain nombre d’antiquaires vendant de beaux objets souvent très chers, mais également tous les professionnels habituels des marchés aux puces qui vendent vêtements, bijoux, disques, DVD, babioles, jouets pour enfants, décorations… Ainsi qu’un grand choix de machines à écrire, ce qui peut donner envie de commencer une collection stupide et encombrante. Les habitués de ce Flohmarkt valent à eux-seuls le détour, aussi bien les exposants que les visiteurs, dont beaucoup sont de vieux Berlinois pas commodes au sens de l’humour si particulier. L’un des avantages (de taille) de ce Flohmarkt est son petit stand de Curry Wurst, l’une des meilleurs de Berlin selon nous.
Dimanche : 10h / 16h – U3 / U7 Fehrbelliner Platz

Flohmarkt am Mauerpark
C’est un peu « The place to be » du dimanche. Ce Flohmarkt est le plus vaste et le plus fréquenté que nous connaissons. Situé à Prenzlauer Berg, il est évidemment très bobo et l’on sent dès la sortie du métro que le style est étudié. Autre particularité : on y entend parler Français à tous les coins de stand. Bien qu’un peu cher, ce Flohmarkt est un réservoir de trouvailles. Cette profusion est telle que justement, il arrive qu’on ne trouve rien, mais c’est tout l’intérêt d’une vraie chasse au trésor. Pour ce qui est des vélos et des vinyles, c’est l’endroit idéal. Pour le reste, on trouve absolument tout. Une partie de ce Flohmarkt est particulièrement intéressante : des centaines de cartons où s’amoncellent des objets de toutes sortes. Si l’on est intéressé par l’un d’entre eux, il faut en référer au chef, celui qui est debout sur sa petite estrade avec une cloche à la main. Lorsque vous réussissez enfin à capter son attention, il vous toise dédaigneusement, vous et votre objet et vous lance un prix. Avec lui, on ne négocie pas, c’est à prendre ou à laisser… Bref, ce Flohmarkt est l’un des plus sympathiques, malgré le monde qui s’y presse.
Dimanche 8h / 16h – U2 Eberswalder Str. – U8 Bernauer Str. – www.mauerpark.de

Flohmarkt am Arkonaplatz
Après le Mauerpark, une petite visite s’impose au second Flohmarkt de Prenzlauer Berg, sur la Arkonaplatz. Celui-ci est plus concentré, assez mignon, au centre d’une place entourée de cafés. On y trouve de superbes objets de design des années 60 et 70 et plein de petites merveilles… à des prix un peu prohibitif. Cela reste des tarifs de Flohmarkt mais lorsqu’on vient d’acheter un vélo pour 50 €, la petite desserte orange à 150 € paraît hors de portée. Un endroit très agréable toutefois.
Dimanche 10h / 16h – Arkonaplatz – U8 Bernauer Str.

Flohmarkt Ostbahnhof
Probablement le plus étrange des Flohmarkt berlinois. Le lieu en lui-même est assez étrange. Un centre commercial désert et glauque jouxte la place de la gare qui accueille le Flohmarkt chaque dimanche. Situé quasiment sous les rails du S-Bahn, ce Flohmarkt fait la part belle aux nostalgiques en tous genres. Et d’abord aux fameux Ostalgiques. On y trouve en effet un certain nombre de reliques de la DDR, voire d’époques antérieures, d’où le côté parfois un peu malsain des trouvailles que l’on y fait…
Dimanche 10h / 16h – S Ostbahnhof

Derniers conseils express : mieux vaut arriver assez tôt car les exposants commencent à remballer vers 15h30 / 16h00 et n’hésitez pas à marchander, même avec un mauvais allemand, ça marche presque toujours.


Par Zou


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