‘Clubs’
Happy Birthday Sameheads
mardi 28 juillet 2009
Clubs, Concours, Neukölln 732 commentaires
C’est l’été, et les organisateurs de soirées sont en ébullition. Les incontournables Sameheads, réputés pour leurs afters breakfast, leurs open air parties, et leurs soirées très prisées où les styles délurés vibrent au son de l’italo disco établissent leur quartier d’été dans le lieu qui monte du côté de Neukölln, le Raum 18. Les trois frangins londoniens fondateurs du shop de créateurs de la Gneisenaustrasse partageront la résidence avec les italiens du collectif DJ Slow motion et Duscholux, eux aussi fervents amateurs d’electro racée et vintage. Les trois collectifs réunis derrière le nom Sorry State s’échangeront la politesse tout l’été sur les deux floors du Raum 18. Il y a quelques semaines les Sameheads essuyaient les plâtres avec Andy Blake, rien que ça, et Slow Motion contre attaquait trois semaines plus tard en invitant à se produire entre les murs du Raum 18, la légende de l’Italo Disco Alexander Robotnick.
Par Yann Faure
Disco Dawn Boys: l’interview Berlinoise
lundi 29 juin 2009
Clubs, Musique 335 commentaires
C’était il y a quelques semaines, les Disco Dawn Boys débarquaient à Berlin le temps du Oh là là festival pour un DJ Set et un Live à la défunte Scala au coeur de Mitte. 48h et quelques clubs plus tards, nous rencontrions Redhotcar et Mondkopf dans un petit café tranquille de Prenzlauer Berg, le temps d’un Brunch dominical, l’occasion de demander aux jeunes experts électroniques leurs impressions de la night life et du son made in Berlin.
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Par Yann Faure
Jackie Terrasse
jeudi 18 juin 2009
Clubs, EN PLEIN AIR, Friedrichshain 316 commentaires
Il s’appelle Jackie Terrasse, et le bonhomme communique depuis peu sur Facebook. Jackie Terrasse est, comme son nom peut le laisser supposer, une charmante petite Terrasse située au bord de la Spree dans l’enceinte du Club Maria. Une nouvelle alternative pour les clubbers fatigués du dimanche soir, lassés des très établis Club der Visionäre et Bar 25.
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Par Yann Faure
SOS 36
samedi 18 avril 2009
Berlinpinpin, Clubs, Kreuzberg, Musique 506 commentaires
Parmi la floppée d’anniversaire à célébrer en 2009, entre autre les 20 ans de la chute du Mur de Berlin, il y en a un qui aura une saveur toute particulière: les 30 ans du SO36. 30 ans… L’âge de la maturité, l’âge de la respectabilité, l’âge où on n’a plus besoin de faire ses preuves, l’âge où on peut faire la fête toute la nuit sans avoir peur de se faire emmerder par les voisins. C’est pourtant ce qui arrive au SO36, poumon de Kreuzberg, confronté à la force de frappe des “NIMBYs” (”Not in my Backyard”) qui prennent leurs aises à Berlin.
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Par Soizic Cadio
Demolition Party au .BHC
vendredi 3 avril 2009
Bars/Cafés, Clubs, Mitte, Musique, Musées 1,218 commentaires

Pas de sélection de soirées pour ce week-end. Rien qu’une seule, à ne manquer sous aucun prétexte. C’est la demolition party au .BHC. Le but de la soirée? Casser des trucs.
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Par Yann Faure
Secret Party in Berlin
lundi 2 février 2009
Clubs, Mitte 641 commentaires
On ne vous apprendra rien en vous disant que Berlin est avant tout réputée pour ses fêtes et ses clubs et que le “technotourisme” est l’un des modes touristiques les plus répandus ici. Mais les Berlinois, parfois un peu snobs, désertent les clubs dès qu’ils se voient pris d’assaut par les touristes. Ce qui passe pour “Underground” aux yeux des touristes devient mainstream à leurs yeux, du “Bullshit advertisement”. C’est l’idée de base derrière le concept de Secret Party, ou comment faire une soirée mortelle dans un lieu secret en faisant le moins de promotion possible. Rien que pour le concept, nous avons participé à la Secret Party de vendredi dernier, organisée par The Zoo Project et Vinyl Club.
Il nous aura fallu passer par tout un processus pour en arriver là: trouver le groupe Facebook et le rejoindre, attendre de recevoir une carte Google Earth une semaine avant l’événement, copier des coordonnées géographiques dans Google Map pour trouver une adresse approximative, le vendredi soir venu, enfiler sa combinaison à paillettes spécial parties, et arpenter les rues sombres et désertes de Jannowitz Brücke… Après quelques hésitations, nous sommes finalement arrivés devant un immense bunker carré situé derrière les rails du S-Bahn. L’endroit a vraiment de la gueule. Là, nous croisons un groupe d’Allemands qui s’approchent de nous, l’air conspirateur: “Vous venez pour la Secret Party? Vous avez le mot de passe?” Quoi, un mot de passe? Euh non, on nous a dit de venir avec une carte, pas d’amener un mot de passe… Finalement, l’un des deux sort son iPhone pour nous donner le mot de passe de la soirée. Nous notons frénétiquement:
1) Ich bin nicht so eine
2) Magersucht
3) Berlin zoo vinyl”
Ca y est, on se sent important, on vient d’accéder au coeur du coeur de l’underground et du secret défense, dans deux minutes on nous dit que le King est vivant et qu’aucun homme n’a marché sur la lune et on meurt là, l’esprit tranquille.
On s’approche de l’entrée et c’est déjà la queue. Deux videurs font rentrer les gens au compte goutte. On a un peu peur que la fête dépende de l’humeur versatile des physios, comme dans certains (rares) endroits à Berlin où, pour la même raison, nous ne mettons jamais les pieds. En parlant de pieds, on jette un oeil penaud à nos baskets en espérant que les videurs ne remarquent rien. C’est bon, on est rentré. On arrive maintenant à la caisse où l’on sort fièrement nos mots de passe et 5€ de nos porte-monnaies. On passe un rideau et on accède enfin au coeur de la Secret Party. On s’attendait à un bordel à peine organisé mais la fête s’avère super pro: grand bar, vestiaire, installations lumineuses, vidéos, toilettes clean, clientèle chic et sobrement branchée, excellents DJs, un live de Marc Houle, et un dancefloor spacieux, et même un tuyau d’air chaud trop cool pour avoir l’impression de jouer dans une pub pour shampooing…
On était juste un peu déçus d’apprendre qu’on pouvait tout aussi bien rentrer sans carte et sans mot de passe. On payait juste 3€ de plus…
Icon club: Le Paris Paris à Berlin Berlin
mardi 20 janvier 2009
Clubs, Prenzlauer Berg 1,109 commentaires
Les Lapins Techno : La première question qui nous vient à l’esprit c’est pourquoi vos locaux sont-ils à Kreuzberg alors que le club se trouve à Prenzlauer Berg ?
Lars Döring: En fait, on habite à Kreuzberg. Pendant très longtemps nos bureaux étaient à Prenzlauer Berg mais on perdait bien une heure par jour à faire l’aller-retour donc on a fini par installer nos bureaux à Kreuzberg. L’essentiel de notre travail se fait au bureau, pas au club !
Pamela Schobess : La plus grosse part du boulot quand on travaille dans un club, c’est de s’asseoir devant un bureau et d’écrire des mails…
LLT : Combien de gens travaillent pour le Icon ?
LD : Seulement nous deux.
PS : Bien sûr nous engageons des graphistes, des gens pour travailler dans le club, mais nous faisons tout le reste, la programmation, la promotion… Personne ne fait le booking pour nous. Je suis sûr que certains propriétaires de clubs ne savent même pas qui jouent dans leur club. Ça, ça ne nous arrivera jamais.
LD : On accueille les artistes à l’aéroport, on les emmène au resto, on s’occupe d’eux…
LLT : Quel est votre background ?
LD : J’ai ouvert mon premier club quand j’avais 19 ans. J’ai commencé comme DJ. C’était difficile d’avoir des dates, donc je me suis dit qu’il fallait créer mon club.
PS : Moi je viens d’un autre monde, la banque, je travaille avec les chiffres, ce qui est plutôt bien pour un club. Et j’ai étudié la communication et la production audiovisuelle.
LLT : Quand et comment avez-vous commencé l’aventure Icon?
PS : La première soirée qu’on a organisée, c’était en… 1996, mais pas dans les locaux du Icon. Ensuite, il ne s’est rien passé pendant plusieurs mois et puis on a vraiment commencé en tant que club en 1997.
LLT : Quel genre de musique jouiez-vous à cette époque ?
LD : On a commencé avec des DJs berlinois, allemands et anglais. A l’époque, on jouait pas mal de Hip Hop, de Reggae et de Drum’n bass. Mais ce qui nous anime, c’est la découverte de nouvelles musiques. Nous avions deux priorités : programmer ce que nous aimons et que la musique soit de qualité.
LLT : Si on compare votre programmation à celle d’autres gros clubs berlinois comme le Panorama, le Trésor ou le Watergate, vous vous différenciez par une programmation très francophile et particulièrement axée sur la « French Touch 2.0 » (Ed Banger, Institubes, Record makers…). Que pensez-vous de cette nouvelle vague d’Electro française ?
PS : Pour nous, c’est vraiment la meilleure musique du moment. C’est la musique qui offre les meilleures sensations sur un dancefloor, celle qui fait le plus bouger. On pense que cette musique va prévaloir ces deux prochaines années. Le genre est loin d’être épuisé, il y a encore de nouvelles choses, c’est frais, et il y a encore tellement de gens qui ne connaissent pas. Ils commencent seulement à s’y intéresser et ils trouvent ça vraiment cool…
LLT : Et à Berlin plus qu’ailleurs…Berlin est vraiment le homeland de la minimale, tout l’inverse du son Ed Banger.
PS : On ne cherche pas à programmer de la musique qui fait l’unanimité. Par exemple, depuis le début de la Drum’n’Bass, il y a des gens pour dire que la Drum’n’Bass est morte. Nous, on continue d’organiser des soirées Drum’n’Bass, des soirées Reggae… On travaille avec certains DJs depuis plus de douze ans… Quand on commence à programmer un genre de musique, ce n’est pas pour deux semaines…
LLT : Quelle est votre relation avec ces labels Français avec qui vous travaillez. Vous avez un artiste Ed Banger toute les deux semaines ou presque…
LD & PS : Une fois par mois !
PS : Nous les programmons parce que nous adorons leur musique. Ca n’a rien à voir avec le business. Nous voulons un contact avec les gens avec qui nous travaillons. Par exemple, nous sommes très amis avec Vicarious Bliss, il a joué plusieurs fois chez nous, il a des amis à Berlin et il est vraiment très cool. Il est très facile de devenir proche de ces artistes, surtout ceux d’Ed Banger parce qu’ils sont très ouverts et intéressés par beaucoup de choses.
LLT : Le Icon a sûrement été le premier club de Berlin à programmer ce genre de musique. Quand est-ce que ça a commencé ?
LD : La première grosse fois, c’était avec Sebastian en 2007, c’était génial.
LLT : Prenzlauer Berg est peut-être un des quartiers de Berlin qui ressemble le plus aux quartiers branchés de Paris ou de Londres. Pourquoi avoir choisi ce quartier ?
PS : Dans les années 90, il y avait beaucoup d’espaces disponibles. Et Prenzlauer Berg est un quartier où vivent beaucoup de jeunes. Bien sûr, Kreuzberg est un quartier cool, mais on ne va pas déménager à chaque fois qu’un quartier est à la mode. C’est un phénomène très berlinois de déménager d’un quartier à l’autre. Si un journal dit qu’un quartier est cool, tous les « New Berliners » vont y emménager, ils détruisent tout, et puis ils déménagent dans un autre quartier…
LLT : Justement, que pensez-vous de ces jeunes Français, Anglais, Italiens, Espagnols, qui viennent habiter à Berlin ?
PS : C’est bien. C’est mieux que lorsque ce sont des Allemands. On n’a rien contre les Allemands mais très souvent, ce sont des jeunes Allemands de l’Ouest qui viennent étudier à Berlin parce que c’est cool, ils dépensent l’argent de leurs parents, ils n’ont pas besoin de travailler… Le problème c’est qu’ils prennent mais qu’ils ne donnent rien. Alors que les étrangers qui viennent à Berlin se débrouillent tout seuls la plupart du temps. Ce n’est pas facile de quitter son pays pour emménager en Allemagne, c’est un gros changement de vie. Du coup, ce sont souvent des gens ouverts, capables d’assumer leurs responsabilités.
LLT : Quand on arrive à Berlin, la première chose qu’on entend c’est que c’était mieux avant, il y a 10 ans… Vous partagez ce sentiment ?
LD : D’un côté, c’est toujours vrai, c’était toujours mieux avant ! Mais il faut vivre avec son temps et tous les changements ont des bons côtés. Et en comparaison d’autres grosses villes artistiques, Berlin est toujours aussi cool…
PS : Bien sûr c’est différent, surtout pour les clubs. C’est beaucoup plus dur aujourd’hui. On est plus surveillés, la police fonctionne différemment.
LLT : C’est plus difficile de gérer un club ?
PS : C’est surtout difficile d’en ouvrir un. C’est toujours possible mais il faut oublier les clubs clandestins. La police débarque devant votre porte en un instant. Finalement, c’est plutôt bien pour les clubs “officiels” comme le nôtre parce qu’on doit payer les taxes, le loyer, les artistes, les assurances… Il y a tellement de choses à payer quand on est un club “officiel”, alors que les clubs clandestins peuvent se permettre d’être moins chers. C’est un critère qui compte, surtout aujourd’hui, quand plus personne n’a d’argent.
LLT : Le Icon a-t-il déjà été un club clandestin ?
PS : Au début oui. Il fallait bien commencer, on n’avait pas d’argent, on ne pouvait pas ouvrir avec un papier en main. Il y avait énormément de clubs clandestins à l’époque et la scène musicale était différente, plus colorée.
LLT : Et aujourd’hui que pensez-vous de la scène musicale berlinoise ? Il y a beaucoup d’artistes, de groupes, de musiciens qui emménagent à Berlin, des gens qui aujourd’hui disent : je vis à Berlin donc je suis un artiste…
LD : Oui c’est toujours le problème, la qualité ne dépend pas du nombre d’artistes… Il y a toujours de bons artistes à Berlin. Berlin est toujours focalisée sur la techno et la minimale, toujours… Mais ça va changer et ça a déjà commencé à changer. Dans les prochaines années, il devrait y avoir plus de gens avec l’esprit plus ouvert qui ne veulent pas seulement écouter ou faire de la minimale.
LLT : Vous programmez principalement des DJs, avez-vous l’intention de programmer de la musique live, c’est ce qui plait en ce moment…
LD : Nous le faisons déjà, mais dans des lieux plus grands, Lido ou Maria.
PS : On ne peut pas le faire dans notre club, nous avons seulement une petite scène…
LD : Dans les cinq prochaines années, on devrait s’investir plus dans ce type d’événement. Mais de notre point de vue, même avec un laptop ou des platines, on peut parler de live. Tout dépend du DJ. Certains donnent vraiment tout et savent électriser la foule.
Icon Club
www.iconberlin.de
Cantianstr. 15
U2 Eberswalderstr.
Par Yann Faure











