Berlin crottes de chien

Depuis quelques jours, pour décrire l’état des rues de Berlin, chacun y va de sa petite comparaison, selon ses affinités touristiques : “En ce moment Berlin, c’est trop Beyrouth / Naples / Kiev”, rapport aux tonnes de détritus qui s’accumulent sur les trottoires depuis trois mois. La faute au premier janvier d’abord, qui laisse les rues berlinoises rouges des restes de pétards et de fusées que personne ne ramasse. La faute à la neige surtout, qui a sédimenté le tout en différentes strates géologiques. La faute aux Berlinois enfin, qui se lâchent un peu depuis Noël… Donc en ce moment, Berlin c’est :

- des déchets et détritus divers entassés au coin des rues

- des tonnes de gravillons déversés sur les trottoires après les chutes de neige successives et jamais déblayées

- des télés, ordinateurs et autre matériel audiovisuel déposés dans les rues pour d’étranges raisons (ici, quand les gens s’achètent une nouvelle imprimante, ils jettent l’ancienne par la fenêtre. Pareil avec les frigos)

- des sapins de Noël que personne n’a encore songé à ramasser

- des crottes de chien préhistoriques congelées puis décongelées après la fonte des neiges

Mais que l’on se rassure, les citoyens veillent. En témoigne l’opération de nettoyage organisée par les habitants du Graefe Kiez dimanche dernier. Utilisant un vieil ordinateur pourri déposé sur le trottoir il y a des semaines comme panneau d’affichage, le gang des nettoyeurs a donné rendez-vous à tout le quartier, dimanche matin à 10h pour que notre Kiez ait à nouveau l’air bien propre et bien rangé. On n’a pas réussi à décider si cette action spontannée nous faisait rire ou peur. L’opération de nettoyage devrait se poursuivre à grande échelle jusqu’à la fin du mois de mars avec l’embauche de plus de 3.500 volontaires…


Par Zou

Berlin, Techno et Easyjet Set

Le livre de Tobias Rapp, Lost and Sound, Berlin, Techno und der Easy Jet Set vient d’être publié en version anglaise (pour pouvoir être enfin lu par les principaux intéressés). Un livre d’histoire berlinoise contemporaine axé sur la culture club qui attire dans cette ville des milliers de touristes chaque année, venus goûter un peu de la douceur de vivre berlinoise le temps d’une nuit ou plus. Un billet d’avion low cost en poche, ils déboulent par bande dès les premiers rayons du soleil pour voir de leurs yeux le méchant à l’entrée du Berghain, la “dernière” saison du Bar 25 avant éventuelle fermeture ou la rampe lumineuse du Watergate. Après Tobias Ruther et son Berlin des années Bowie, c’est le clubbing de masse des années 2000 qui est ici mis en mots par Tobias Rapp, journaliste musical au Taz, parti à la rencontre des clubbers, DJs, fondateurs de labels et même managers d’hostels pour comprendre le phénomène. Pour les intéressés, Exberliner organise une rencontre avec l’auteur jeudi 11 mars au bar Kim à Mitte.

Pendant ce temps, les clubbers Berlinois eux, désertent la ville. The Broken Hearts Club, soirée mensuelle réunissant la fine fleur de la nuit berlinoise va déposer ses valises à Bad Gastein en Autriche pour une semaine de ski… Un hôtel avec 32 chambres et 90 lits a été booké pour la semaine du 13 au 20 mars avec au programme ski bien sûr, sauna, lounge et soirées “After ski” avec DJ sets. L’expérience limite ou comment croiser au grand air et sur les pistes les oiseaux de nuit berlinois… Bientôt un livre sur la diaspora des clubbers berlinois à l’étranger ?

Lost and Sound, Berlin, Techno and the EasyJet Set, 22 €


Par Zou

Collectif Berlin Tricot ?

On savait depuis un moment déjà que le tricot avait quitté les genoux de Mémé au chaud devant la cheminée pour subir une déringuardisation en règle. On avait également compris qu’avec des aiguilles à tricoter on pouvait faire bien autre chose que des écharpes triple tour. Mais c’est le Collectif France Tricot qui nous a vraiment donné envie de (ré)apprendre à tricoter. Le Collectif France Tricot, c’est d’abord Soso et Ema Tricopathe, à l’origine des célèbres apéro-tricot Parisiens, où se retrouvent professionnels et amateurs de l’aiguille pour tricoter tout en discutant et en buvant l’apéro dans un bar sympa. L’une des fondatrices, Ema Tricopathe alias Emmanuelle Esther, ayant émigré depuis peu à Berlin, la tradition se perpétue  en terre Germanique avec un apéro-tricot prévu ce mercredi au Luzia. Comme le concept de l’apéro n’est pas encore  officiellement reconnu par les autorités Berlinoises malgré un grand nombre de militants hyperactifs, Emmanuelle et Oryanne vous attendront non pas pour un apéro-tricot mais pour un StrickenBar, le concept restant le même :

- Vous venez au Luzia mercredi 24 février 2010, à partir de 20h00

- Vous apportez vos aiguilles à tricoter et votre laine (dispo chez Karstadt si vous n’en n’avez pas)

- Pas besoin d’être un pro, si vous ne savez pas tricoter, une âme charitable vous apprendra

- Si vous êtes un pro du tricot, vous serez une âme charitable et enseignerez les rudiments aux novices

- Ou pas (l’événement se passe dans un bar, vous pouvez donc juste venir et boire)

- C’est gratuit ! (à part les verres bien sûr)

Retrouvez toutes ces infos sur l’événement Facebook.

Voilà, je suis sûre que vous êtes convaincu(e). Si vous avez encore besoin d’arguments, voici quelques photos qui devraient achever de vous convaincre :


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Par Zou

Berlin Fashion Week 2010

La grand messe de la mode made in Berlin a ouvert ses portes hier et se poursuit jusqu’à dimanche 24 janvier. Pas facile de s’organiser et de se décider étant donné l’avalanche d’événements aux quatre coins de la ville et la subtile distinction entre foires hyper sélects “by invitation only” (comprenez que vous pour entrer vous devez être a. riche, b. connecté ou c. célèbre) et événements plus ou moins intéressants fourmillant dans les innombrables magasins de fringues de la ville. Oublions donc les Mercedes-Benz Fashion Week, Premium et autres Bread and Butter pour se concentrer sur des événements gratuits, accessibles à tous. Et notons la tendance dominante de l’année : la Fashion Week 2010, bien que sponsorisée par Mercedes, sera “öko Fair Trade”, qu’on se le dise. Pour retrouver le programme complet et télécharger votre petit calendrier de la Fashion Week, c’est par ici. Sinon, restez là.


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Par Zou

WTF #@”** ?


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Par Zou

11 jours sans soleil…

Vous aussi vous avez remarqué. La triste mine de vos amis, le teint blafard de vos voisins de métro, la sourde mauvaise humeur des commerçants. D’abord, on est en janvier, le mois le plus déprimant de l’année (après mars bien sûr). La neige ne se décide toujours pas à fondre mais se transforme peu à peu en glace maronnasse. Les cadavres de sapins de Noël s’entassent sur les trottoirs dans une tristesse sans nom. Mais surtout, surtout, ce samedi était le 11ème jour consécutif sans soleil. On n’a pas compté personnellement, c’est paraît-il un record, de mémoire de météorologue berlinois. 11 jours sans le moindre petit rayon de soleil, sans la moindre éclaircie, même timide, même passagère. 11 jours qu’on croit qu’il est 17h quand on se réveille et qu’il est 17h toute la journée jusqu’à ce que le soleil se couche. Et le pire c’est qu’il nous reste encore 3 mois comme ça, sans vouloir vous déprimer… Demain, promis, on vous raconte des trucs intéressants.

NB : Aujourd’hui, après 16 jours sans soleil (record depuis 1964), nous avons officiellement aperçu un rayon de soleil entre 12h03 et 12h04 !


Par Zou

Sous les palmiers, la plage

Vous avez peut-être déjà vu cette couverture du Ex Berliner de janvier, de loin la plus belle couverture que le mensuel anglophone Berlinois ait jamais faite. Il s’agit d’une vision de Berlin en 2050 dessinée par le collectif Peach Beach où l’on voit, entre autres, une Fernsehturm surplombée d’éoliennes, une Spree asséchée et des camps de réfugiés climatiques, Unter den Linden devenu Unter den Palmen, une femme en Burka, un casino Vattenfall… Soit une vision pas vraiment rêvée de Berlin dans un graphisme joyeusement bordélique et naïf.

Cette superbe illustration est donc l’oeuvre de Peach Beach, collectif composé de trois artistes et designers basé à Neukölln (Falk Hoger, Attila Szamosi et Lars Wunderlich, ce dernier étant l’auteur de la couverture en question). Mêlant un goût prononcé pour les comics, le streetart et la surabondance graphique façon So Me, ce collectif a notamment réalisé le design de divers événements berlinois comme la Fuckparade, ou le Festival Berlin lacht, édité des t-shirts avec La Fraise, travaillé sur des pochettes d’albums ou décoré superbement les murs de bars et clubs comme La Villa à Friedrichshain. En un mot, on aime…


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Par Zou


Les Lapins Techno: un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, de la musique, les expos, les shops, Berlin.