Charlottenburg rockt #6 et 7 : Zwiebelfisch ou Dicke Wirtin ?

Si vous voulez boire un café ou une bière sur la Savigny Platz, vous avez l’embarras du choix. Et comme souvent quand on a l’embarras du choix, on fait le mauvais choix et on se retrouve dans un café cher et sans intérêt. Nous vous conseillons donc deux Kneipe au charme tout particulier.
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Par Soizic Cadio

Neukölln (glam)rockt

Carte : http://www.kunstreuter.de

Ce n’est pas nouveau, Neukölln rockt. Mais entre le Zitty collector de novembre 2007 et aujourd’hui, il s’est passé pas mal de choses. Les vétérants, Ä, Mama et autres Freies Neukölln ont été rejoints par une nuées de petits frères plus ou moins différenciés. A partir de 20h, les rues du Reuterkiez commencent à s’animer et la faune branchée du quartier sort de chez elle, partageant sans complexe le trottoir avec les vieux Berlinois de Neukölln promenant leurs chiens, pas perturbés pour un sou. Si vous cherchez un endroit pour “faire la tournée des bars” et que vous vous demandez où trouver la rue de la soif version berlinoise, oubliez la Simon-Dach-Strasse de Friedrichshain, c’est dans le “Kreuzkölln” que ca se passe.
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Par Soizic Cadio

Ich grill, du grillst, wir grillen

Il y a quelques semaines, les barbecues ont fait leur apparition sur les pelouses clairsemées des parcs berlinois. Il faut l’avouer, nous étions jusqu’à peu “puceaux du barbecue”. Bien sûr, nous avions déjà fait griller des saucisses sur la grille carbonisée d’un vieux barbecue à Görlitzer Park, mais nous n’étions que les invités arrivistes qui profitaient sans jamais se soucier de la logistique. Non, jamais nous n’avions organisé notre propre barbecue: le trimballer sur nos bécanes, porter le sac de charbon, les assiettes, enfumer nos voisins glandeurs à l’aide de nos allumes-feu 100% naturels, puis travailler la cuisson des saucisses et enfin se prélasser jusqu’à la nuit tombée, l’estomac rempli de gras. Et puis, un beau matin d’avril, fatigués de dépendre du barbecue de nos amis italiens (un barbecue italien arrive bien souvent avec deux heures de retard, qui en paraissent quatre l’estomac vide), nous avons organisé, dans un petit coin du Görlitzer Park, notre premier barbecue…
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Par Yann Faure

Demolition Party au .BHC

Pas de sélection de soirées pour ce week-end. Rien qu’une seule, à ne manquer sous aucun prétexte. C’est la demolition party au .BHC. Le but de la soirée? Casser des trucs.
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Par Yann Faure

Les Weinerei, des prix à la carte

Les Weinerei sont un concept inhérent à Berlin, et plus particulièrement au quartier de Prenzlauer Berg. On pourrait traduire le terme Weinerei par bar à vin. Jusque là, rien d’extraordinaire. L’originalité des Weinerei réside dans le fait qu’on peut y manger et boire et décider soi-même du montant de l’addition. Enfin presque…
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Par Soizic Cadio

Double Eye, the best café in Berlin


Dans la série “The best … in Berlin”, après le Hamburger, voici le café. Qui vit à Berlin et aime un tant soit peu le café (le vrai bon café, s’entend) vit chaque jour une expérience douloureuse. En France, il suffit de grommeler un “grmmf café numfhg siouplé” pour se voir servir illico un petit espresso bien serré. Certes, il vous en coûtera 1,5 € la gorgée mais vous aurez eu votre dose salvatrice de cafféine. A Berlin, si l’on veut un café, il ne faut surtout pas dire que l’on veut un café. Je m’explique. En commandant “ein Café”, vous vous entendrez répondre “ganz normal Café?” et vous verrez arriver sur votre table un mug, voire un bol, voire un thermos de 0,30 l de jus de chaussette, dans lequel il vous faudra ajouter trois pelletées de sucre pour le rendre buvable.   

Vous aussi, dîtes non au mauvais café. Pour ce faire, trois options s’offrent à vous:
- Boire de la bière plutôt que du café
- Céder à la facilité et commander un Latte Macchiatto
- Filer chez Double Eye


Là, vous vous rendrez compte que vous n’aviez jamais bu de café… Situé dans la Akazienstrasse, la rue plus sympa de Schöneberg, Double Eye est un tout petit café qui ne sert que des… cafés. On aime déjà l’idée de ne faire qu’une chose mais de le faire bien. Attendez-vous à faire la queue, le meilleur café de Berlin se mérite car la réputation de Double Eye n’est plus à faire auprès des habitants du quartier. Une fois arrivé au comptoir, on se retrouve face à la Cadillac des machines à café, une La Marzocco, derrière laquelle dépassent à peine les petites têtes des serveurs. Chromée, rutilante, disproportionnée, la machine à café en impose et fait toute la différence. On peut prendre son café à emporter ou bien le déguster sur l’une des petites tables hautes à l’intérieur ou sur le banc dehors. Un espresso coûte exactement 77 centimes. Et là, divine révélation: fort mais pas trop, onctueux mais puissant, une petite mousse sur le dessus à la consistance parfaite, un goût qui reste en bouche… Le Dom Pérignon du Café. Voilà, vous savez quoi faire de votre samedi matin.

Double Eye
Akazienstrasse 22
U7 Eisenacher Strasse
Ouvert du lundi au vendredi de 9h31 a 18h29
Le samedi de 10h05 à 15h29


Par Soizic Cadio

Kotti’s secrets

Kottbusser Tor, sa station de U-bahn, ses junkies (dont la très célèbre Christiane F.), ses dealers, ses kebabs, ses bars de paris sportifs, son passage Cicek déserté par les commerces, ses imposantes barres d’immeubles des années 60 où s’entassent les immigrés turcs… Comme Zoo à son époque, ce quartier cristallise un certain nombre de problèmes sociaux: la drogue, le chômage, la ghettoïsation des immigrés et plus précisément de la communauté Turque… Kottbusser Tor véhicule aujourd’hui son lot de craintes et de peurs fantasmées, ce qui fait de cette place un endroit à part où le Berlinois des beaux quartiers passe, transite, mais jamais ne s’arrête…

Lorsqu’on découvre cette place pour la première fois en tant que touriste, on ne peut s’empêcher de penser aux banlieues françaises également construites sur le triste modèle du Tetris. Un Tetris figé, austère, et où les empilements de barres ne rapportent pas de points… On descend du U-bahn, on jette un regard furtif sur la place, puis on s’engouffre dans les profondeurs de la station, le repère des drogués et de leurs fournisseurs. À peine sorti de la station, on presse le pas pour rejoindre la Oranienstrasse ou le Graeffekiez, mais jamais, non jamais on ne s’arrête.

Pourtant Kottbusser Tor, c’est aussi Kotti, un surnom donné à la place par ceux qui y vivent, ceux qui y travaillent, ceux qui s’y arrêtent parce que oui, Kottbusser Tor est un endroit attachant, vivant, un vrai Kiez avec ses habitants et sa vie de quartier et, cerise sur le ghetto, Kotti est également un des hauts lieux de la vie nocturne berlinoise. Mais pour le savoir, encore faut-il s’y arrêter et explorer ces barres que l’on ne saurait voir. Les Lapins Techno vous montrent les portes derrière lesquelles se cachent les lieux qui font les nuits de Kotti. Il ne tient qu’à vous d’y pénétrer.

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Möbel Olfe, Reichenberger Str. 177, RDC
Notre bar préféré avec le Raumfahrer.
On aime: ses serveuses à moustache, sa déco dépouillée et absurde, les meubles qui tombent du plafond (allusion au magasin de meuble qui résidait dans l’immeuble), ses murs de béton, ses néons verts et la Flensburger à 2€…
Pour s’y rendre: Sortir du U-bahn côté Rossmann, pénétrer dans le passage entre le Rossmann et le kebab, la vitrine du bar est visible du passage, mais attention, ne cherchez pas la porte, l’entrée se fait du côté opposé.

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Paloma, Skalitzer Str. 135, 1er étage
Le Paloma est un minuscule bar d’un vingtaine de m2.
On aime: l’étroitesse de l’espace, ses fenêtres inclinées, sa vue imprenable sur le U-bahn, ses DJs.
Pour s’y rendre: Sortir du U-bahn côté Kaiser’s et prendre l’escalier ouvert à droite du supermarché, puis l’escalier de gauche et la première porte à gauche au premier étage.
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Monarch, Skalitzer Str. 134, 1er étage
Le Monarch s’apparente au Paloma en plus grand, donc idéal pour danser.
On aime: ses fenêtres inclinées et sa vue sur le U-bahn (comme au Paloma), ses sièges le long des fenêtres, et son baby foot…
Pour s’y rendre: Sortir du métro côté Kaiser’s, longer la Skalitzer Strasse jusqu’a la porte du n°134. Monter les escaliers jusqu’au premier étage, puis pousser la première porte à gauche.

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Festsaal Kreuzberg, Skalitzer Str. 130, RDC
Le Festsaal Kreuzberg est un endroit bien connu pour ces concerts.
On aime: sa programmation oscillant entre groupes berlinois underground et figures de la scène internationale alternative, la simplicité de l’endroit (une salle carrée, une scène, un bar, comme au Lido), ses mezzanines.
Pour s’y rendre: Sortir du métro côté Kaiser’s, longer la Skalitzer Strasse jusqu’aux faibles lumières qui ornent le kiosque de l’entrée. La salle est au fond de la cour.
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West Germany, Skalitzer Str. 133, dernier étage
Le West Germany est également connu pour sa musique live.
On aime: le côté Trash et défoncé du lieu, les toilettes sur le palier, sa programmation très berlinoise.
Pour s’y rendre: Sortir du U-bahn côté Kaiser’s, longer la Skalitzer Strasse jusqu’à la porte du n°133. Gravir les escalier jusqu’au dernier étage, pousser la porte en face des toilettes.

Par Yann Faure


Les Lapins Techno, Currywursters since 2007. Un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, les shops, Berlin.