Par
LFSM : Emilie Simon au Admiralpalast
vendredi 16 avril 2010
Concours, Musique 1 commentaire
L’édition berlinoise du Festival Les Femmes s’en mêlent finira en beauté demain soir, avec un live d’Emilie Simon à ne surtout pas rater. Non contente d’être une surdouée de la musique, la demoiselle a le parcours parfait. Avec son premier album-bijou au titre éponyme, joyau aérien et étheré, le public faisait la connaissance de cette voix à la fois enfantine et désincarnée. Pour son second album, Végétal, après un détour par la banquise et la bande-son des manchots, Emilie Simon s’ancrait dans la terre avec des sonorités et une ambiance beaucoup plus organiques. Puis la phase de doute est arrivée, chose probablement normale lorsque l’on a à peine 30 ans, que l’on maîtrise toutes les subtilités de la musique, de l’écriture à la production et que l’on se demande comment dépasser ce que l’on connaît déjà sur le bout des doigts… Emilie Simon s’est donc mise au vert (non pas dans l’Aveyron ou en Bavière mais à New York), pour apprendre à déconstruire l’édifice savamment érigé et partir explorer d’autres contrées. Ce qu’elle a fait avec succès avec The Big Machine, sorti en septembre dernier et fortement inspiré vocalement par Kate Bush. Une influence nouvelle que certains apprécieront, d’autres moins. Reste la performance live, pour laquelle Emilie Simon est aussi douée que pour le reste. Tout en retenue et centrée sur l’essentiel.
Concours : gagnez deux places pour le concert d’Emilie Simon samedi 17 avril à l’Admiralpalast en envoyant juste un petit mail à Leslapinstechno@yahoo.fr. Comme d’hab’, ce sont les plus rapides qui gagnent !
Par Zou
LFSM : The Rodeo, Haruko et Sydney Wayser au Bang Bang Club
mercredi 14 avril 2010
Concours, Musique commenter
La scène musicale française s’exporte bien, tout au moins à Berlin : la scène électro au Icon, la nouvelle scène électro-rock avec le Francophonic et le petit nouveau Oh Là Là Festival, sans oublier la scène féminine avec Les femmes s’en mêlent, célébrant désormais en Allemagne comme en France la scène Indie-folk-rock exempte de testostérone. Pour ceux qui ont raté le début des festivités, vous avez encore deux chances pour vous rattraper, vendredi 16 avril au Bang Bang Club et samedi 17 avril au Admiralpalast.
Au programme de vendredi, une soirée très folk avec le trio franco-américano-germain composé par Sydney Wayser (en vrai franco-américaine), Haruko (allemande) et The Rodeo (Cocorico). Sidney Wayser s’est faite connaître grâce à son dernier album, Colorful, succédant à un premier album beaucoup plus sombre. Ayant grandi entre Paris et Los Angeles, inspirée par Brel et Charlotte Gainsbourg, la jeune musicienne joue aussi bien du piano que du micro et des instruments pour enfants, pour la CocoRosie Touch.
On reste en Allemagne avec Haruko, alias Susanne Stanglow, dans un esprit très minimaliste : une guitare, une voix et quelques sons de “Glockenspiel” cristallin pour habiller le tout.
Enfin, la soirée s’achèvera en beauté avec la Française The Rodeo (anagramme de Dorothée), jeune parisienne qui réinterprète à sa sauce les sources de la musique américaine, pour un joyeux “Maelström” musical.
Concours : Deux places à gagner pour cette soirée ! Envoyez simplement (et rapidement) un email à leslapinstechno@yahoo.fr avec votre nom complet. Les plus rapides seront les premiers servis !
Par Zou
Demain, Stricken Bar au Heroes !
jeudi 18 mars 2010
Berlinpinpin, Neukölln 11 commentaires
Do you tricot ? Oui, non, peut-être-bien-faut-voir ? Dans tous les cas, vous êtes plus que bienvenus à la deuxième session du Stricken Bar ! Après le Luzia, sympa mais un peu trop grand et sombre, Emmanuelle et Oryanne ont élu domicile au Heroes. Ce qui n’est pas pour déplaire aux propriétaires des lieux, atteints récemment par une fièvre tricoteuse irrepressible…
Le concept du Stricken Bar reste le même : il s’agit de tricoter et boire un verre en même temps (ou l’un après l’autre pour les tricoteurs non confirmés), tradition homologuée par le Collectif France Tricot. Vous pouvez ramener votre matériel ou vous faire plaisir au rayon tricot de chez Karstadt (environ 1 € la pelote et 5 € une paire d’aiguilles), mais vous pouvez également emprunter le matériel sur place.
Et n’allez pas croire que le tricot est hors-saison, tout ça parce que tout d’un coup il fait un peu beau. A Berlin, on n’est jamais à l’abri d’une petite rechute, et puis il y a plein de chouettes modèles de tricot pour l’été.
Enfin, classe internationale, vous pouvez voir les tricopathes en action dans l’édition spéciale de Canal Plus du 17 mars (Partie 4 à partir de 6 min 30 environ) !
Stricken Bar #2, Vendredi 19 Mars 2010 à partir de 19h00 au Heroes (Friedelstrasse 49, Neukölln)
Par Zou
Rabbit a la Berlin
mardi 16 mars 2010
Berlinpinpin 2 commentaires
Depuis le temps qu’on vous le dit, que Berlin est la ville des lapins… Preuve supplémentaire et irréfutable s’il en est, ce documentaire polonais au titre étrange et magnifique nominé aux oscars en 2010 : Rabbit à la Berlin. Non, il ne s’agit pas d’une recette de cuisine mais d’un court-métrage fait en grande partie d’images d’archives retraçant l’histoire de Berlin de 1961 à 1989 (soit pendant le Mur de Berlin pour ceux qui ne suivent pas) vue par les yeux des lapins. Il a fallu quatre ans au réalisateur Bartek Konopka pour achever cette allégorie improbable, métaphore de la vie des Berlinois de cette époque sous les traits de lapins gambadant dans le Nomansland séparant l’Est et l’Ouest de la ville. Dans cette partie désertée de toute vie humaine, protégée et surveillée par les gardes qui avaient interdiction de les tuer, les lapins ont connu une période heureuse de liberté surveillée, un petit paradis pour rongeurs, plein d’herbe fraîche et tenu à l’écart de la population…
Merci à Berlin l’enchanteur pour le tip.
Par Zou
Berlin crottes de chien
jeudi 11 mars 2010
Berlinpinpin commenter
Depuis quelques jours, pour décrire l’état des rues de Berlin, chacun y va de sa petite comparaison, selon ses affinités touristiques : “En ce moment Berlin, c’est trop Beyrouth / Naples / Kiev”, rapport aux tonnes de détritus qui s’accumulent sur les trottoires depuis trois mois. La faute au premier janvier d’abord, qui laisse les rues berlinoises rouges des restes de pétards et de fusées que personne ne ramasse. La faute à la neige surtout, qui a sédimenté le tout en différentes strates géologiques. La faute aux Berlinois enfin, qui se lâchent un peu depuis Noël… Donc en ce moment, Berlin c’est :
- des déchets et détritus divers entassés au coin des rues
- des tonnes de gravillons déversés sur les trottoires après les chutes de neige successives et jamais déblayées
- des télés, ordinateurs et autre matériel audiovisuel déposés dans les rues pour d’étranges raisons (ici, quand les gens s’achètent une nouvelle imprimante, ils jettent l’ancienne par la fenêtre. Pareil avec les frigos)
- des sapins de Noël que personne n’a encore songé à ramasser
- des crottes de chien préhistoriques congelées puis décongelées après la fonte des neiges
Mais que l’on se rassure, les citoyens veillent. En témoigne l’opération de nettoyage organisée par les habitants du Graefe Kiez dimanche dernier. Utilisant un vieil ordinateur pourri déposé sur le trottoir il y a des semaines comme panneau d’affichage, le gang des nettoyeurs a donné rendez-vous à tout le quartier, dimanche matin à 10h pour que notre Kiez ait à nouveau l’air bien propre et bien rangé. On n’a pas réussi à décider si cette action spontannée nous faisait rire ou peur. L’opération de nettoyage devrait se poursuivre à grande échelle jusqu’à la fin du mois de mars avec l’embauche de plus de 3.500 volontaires…
Par Zou
Berlin, Techno et Easyjet Set
lundi 8 mars 2010
Berlinpinpin, Clubs 4 commentaires
Le livre de Tobias Rapp, Lost and Sound, Berlin, Techno und der Easy Jet Set vient d’être publié en version anglaise (pour pouvoir être enfin lu par les principaux intéressés). Un livre d’histoire berlinoise contemporaine axé sur la culture club qui attire dans cette ville des milliers de touristes chaque année, venus goûter un peu de la douceur de vivre berlinoise le temps d’une nuit ou plus. Un billet d’avion low cost en poche, ils déboulent par bande dès les premiers rayons du soleil pour voir de leurs yeux le méchant à l’entrée du Berghain, la “dernière” saison du Bar 25 avant éventuelle fermeture ou la rampe lumineuse du Watergate. Après Tobias Ruther et son Berlin des années Bowie, c’est le clubbing de masse des années 2000 qui est ici mis en mots par Tobias Rapp, journaliste musical au Taz, parti à la rencontre des clubbers, DJs, fondateurs de labels et même managers d’hostels pour comprendre le phénomène. Pour les intéressés, Exberliner organise une rencontre avec l’auteur jeudi 11 mars au bar Kim à Mitte.
Pendant ce temps, les clubbers Berlinois eux, désertent la ville. The Broken Hearts Club, soirée mensuelle réunissant la fine fleur de la nuit berlinoise va déposer ses valises à Bad Gastein en Autriche pour une semaine de ski… Un hôtel avec 32 chambres et 90 lits a été booké pour la semaine du 13 au 20 mars avec au programme ski bien sûr, sauna, lounge et soirées “After ski” avec DJ sets. L’expérience limite ou comment croiser au grand air et sur les pistes les oiseaux de nuit berlinois… Bientôt un livre sur la diaspora des clubbers berlinois à l’étranger ?
Lost and Sound, Berlin, Techno and the EasyJet Set, 22 €
Par Zou
Entendu à…
mercredi 3 mars 2010
Entendu à 2 commentaires
Entendu par une collègue française et son copain Allemand. Lundi soir après une journée de boulot et les courses chez Kaiser. Ils marchent dans la Schönhauser Allee déserte. Deux Françaises croisent leur chemin :
“Ils sont vraiment pas beaux les gens ici…”
Par Zou













