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Secret Party in Berlin
lundi 2 février 2009
Clubs, Mitte commenter
On ne vous apprendra rien en vous disant que Berlin est avant tout réputée pour ses fêtes et ses clubs et que le “technotourisme” est l’un des modes touristiques les plus répandus ici. Mais les Berlinois, parfois un peu snobs, désertent les clubs dès qu’ils se voient pris d’assaut par les touristes. Ce qui passe pour “Underground” aux yeux des touristes devient mainstream à leurs yeux, du “Bullshit advertisement”. C’est l’idée de base derrière le concept de Secret Party, ou comment faire une soirée mortelle dans un lieu secret en faisant le moins de promotion possible. Rien que pour le concept, nous avons participé à la Secret Party de vendredi dernier, organisée par The Zoo Project et Vinyl Club.
Il nous aura fallu passer par tout un processus pour en arriver là: trouver le groupe Facebook et le rejoindre, attendre de recevoir une carte Google Earth une semaine avant l’événement, copier des coordonnées géographiques dans Google Map pour trouver une adresse approximative, le vendredi soir venu, enfiler sa combinaison à paillettes spécial parties, et arpenter les rues sombres et désertes de Jannowitz Brücke… Après quelques hésitations, nous sommes finalement arrivés devant un immense bunker carré situé derrière les rails du S-Bahn. L’endroit a vraiment de la gueule. Là, nous croisons un groupe d’Allemands qui s’approchent de nous, l’air conspirateur: “Vous venez pour la Secret Party? Vous avez le mot de passe?” Quoi, un mot de passe? Euh non, on nous a dit de venir avec une carte, pas d’amener un mot de passe… Finalement, l’un des deux sort son iPhone pour nous donner le mot de passe de la soirée. Nous notons frénétiquement:
1) Ich bin nicht so eine
2) Magersucht
3) Berlin zoo vinyl”
Ca y est, on se sent important, on vient d’accéder au coeur du coeur de l’underground et du secret défense, dans deux minutes on nous dit que le King est vivant et qu’aucun homme n’a marché sur la lune et on meurt là, l’esprit tranquille.
On s’approche de l’entrée et c’est déjà la queue. Deux videurs font rentrer les gens au compte goutte. On a un peu peur que la fête dépende de l’humeur versatile des physios, comme dans certains (rares) endroits à Berlin où, pour la même raison, nous ne mettons jamais les pieds. En parlant de pieds, on jette un oeil penaud à nos baskets en espérant que les videurs ne remarquent rien. C’est bon, on est rentré. On arrive maintenant à la caisse où l’on sort fièrement nos mots de passe et 5€ de nos porte-monnaies. On passe un rideau et on accède enfin au coeur de la Secret Party. On s’attendait à un bordel à peine organisé mais la fête s’avère super pro: grand bar, vestiaire, installations lumineuses, vidéos, toilettes clean, clientèle chic et sobrement branchée, excellents DJs, un live de Marc Houle, et un dancefloor spacieux, et même un tuyau d’air chaud trop cool pour avoir l’impression de jouer dans une pub pour shampooing…
On était juste un peu déçus d’apprendre qu’on pouvait tout aussi bien rentrer sans carte et sans mot de passe. On payait juste 3€ de plus…
Par Yan & Zou
Relooking par Blu: Avant - Après
lundi 24 novembre 2008
Kreuzberg, LLT Gallery 2 commentaires
Février 2008, Schlesische Strasse / Cuvrystrasse
Novembre 2008, Schlesische Strasse / Cuvrystrasse
Par Yan & Zou
Rütli Wear ou le streetwear made in Neukölln
jeudi 20 novembre 2008
Neukölln, Shopping 1 commentaire
La célèbre histoire de Rütli Schule
L’école Rütli a gagné sa réputation un jour de 2006, lorsqu’une enseignante de l’école a décidé d’écrire une lettre ouverte au Sénat de Berlin pour se plaindre de la difficulté d’enseigner dans cette école. Cette lettre a d’abord lancé le débat sur le système éducatif allemand, au niveau du secondaire. Il existe trois sortes de collèges-lycées en Allemagne: les Gymnasium, où sont rassemblés les meilleurs élèves, destinés à passer le bac et à poursuivre de longues études, les Realschulen, où sont regroupés les élèves à qui l’on apprend un métier, et enfin les Hauptschulen, où sont parqués tous les autres, en situation d’échec scolaire et souvent de détresse sociale. La Rütli Schule est une Hauptschule…
Mais plus qu’une polémique sur le système éducatif allemand, cette lettre a mis le feu aux poudres sur un sujet aussi sensible en Allemagne qu’en France: l’immigration et “l’intégration”. Il faut savoir que Neukölln est le quartier Multi Kulti par excellence, et qu’à la Rütli Schule, 83% des élèves sont “issus de l’immigration”. Ce que dénonçait l’enseignante dans sa lettre, c’était l’impossibilité d’enseigner quoi que ce soit à des élèves dans un climet de terreur, de violence, de vandalisme et de racisme. En quelque jour, l’histoire a fait le tour des rédactions allemandes, qui y ont vu un parfait marronier et se sont précipités à la Rütli Schule.
“Ce que voulaient dire cette enseignante, c’est que ces élèves n’avaient aucun avenir. Et les médias ont débarqué à l’école en se disant “attention, ce sont de vrais terroristes”… Tous les journaux allemands, et même des médias européens sont venus, ont filmé, pris des photos… Et ils ont même payé des élèves pour qu’ils fassent des choses bizarres. Tiens, je te donnes des cigarettes et tu balances cette poubelle…”, nous raconte Matthias, l’un des fondateurs de Rütli Wear. Certains journalistes auraient même directement fourni les cailloux que les élèves étaient censés jeter moyennant rémunération. Pendant plusieurs semaines, la Rütli Schule a occupé le devant de la scène, décrite partout comme “Gewaltschule” ou “Terrorschule” (l’école de la violence et de la terreur). Puis les choses se sont calmé. Les médias ont commencé à prendre du recul et à analyser ce monstre médiatique qu’ils avaient crée. Et les autorités de Neukölln ont pris les choses en mains.
“Rütli était devenue l’école la plus célèbre d’Allemagne, tout le monde connaissait ce nom. Les politiques devaient agir parce que ce n’était pas bon pour eux que Neukölln apparaisse dans les médias comme un ghetto. Peu à peu, plein de projets comme le nôtre ont commencé à émerger. Tout le monde voulait faire quelque chose avec cette école. Finalement, elle a eu de la chance dans son malheur…”
Motifs designés par les élèves pour la collection N.1 de Rütli Wear
La création de Rütli Wear
Le projet est né pendant ces événements. Les trois fondateurs, tout juste sortis de leurs études de sociologie, ont eu cette idée dans un bar en buvant des bières, comme c’est souvent le cas: “On s’est dit qu’il n’était pas normal que les élèves se voient coller cette image et qu’ils endossent la responsabilité de tout ce qui ne va pas dans le système éducatif allemand. On voulait faire quelque chose. On a d’abord décidé d’imprimer des t-shirts avec le nom de Rütli, juste pour provoquer un peu. Le jour du 1er Mai, la manifestation qui a lieu tous les ans s’est dirigé tout droit vers l’école. Et là, on a commencé à distribuer nos t-shirst dans la foule. Vu la réaction des gens, on s’est dit que ça pourrait être intéressant de faire quelque chose avec ça. Tout le monde venait nous voir, nous poser des questions, nous dire que c’était cool… On a décidé d’aller parler au directeur de l’école, pour lui expliquer qu’on avait un projet, que les élèves pourraient créer leur propre design pour dire “c’est ça notre vie, pas ce qu’on montre dans les médias”. Au début, il était plutôt réticent. Beaucoup de gens venaient le voir pour lui proposer des projets en rapport avec l’école, parce que Rütli était médiatique et que ça pouvait rapporter de l’argent… Le directeur était distant avec tous ces projets. On est revenu plusieurs fois, on a continué à lui parler de notre projet, je crois qu’on était assez agaçants en fait… Et puis il a finit par dire oui. Il nous a donné trois classes pour essayer. Chaque classe vient une journée par semaine à l’atelier.”
Motifs designés par les élèves pour la collection N.2
Cet atelier, situé dans la Pflügerstrasse, ils l’ont ouvert avec un couple de Polonais et un Français. Ils y impriment leurs vêtements, ont crée un petit bar ouvert aux habitants du quartier et peuvent le louer pour une journée ou plus pour des projets d’impression. Depuis deux ans et demi, l’aventure Rütli Wear continue avec les élèves de l’école, âgés de 15 à 18 ans. Mais qui fait quoi exactement? Et comment se passent les relations avec ces ados?
“Les élèvent créent le design et les motifs. On est trois à travailler principalement sur le projet. L’un d’entre nous est designer, l’autre est éducatrice. Ils s’occupent des cours avec les élèves et développent différentes techniques créatives, comme leur donner deux minutes pour peindre un truc qui leur évoque Neukölln, ou bien les faire prendre des photos dans le quartier et les faire travailler à partir de ça. Et puis on leur apprend les techniques d’impression mais pour l’instant, ils ne le font pas eux-mêmes. Pour eux, c’est une bonne opportunité. Au début ils se demandaient ce qu’on leur voulait… Puis ils sont venus plusieurs fois, ils ont compris qu’ils pouvaient apprendre des choses et que c’était plus drôle que l’école! Des journaux sont venus les interviewer plusieurs fois, ils étaient super fiers. En général, on essaie de se mettre un peu en retrait et de les laisser sur le devant de la scène. Ils sont super fiers de leurs t-shirts. Et maintenant, ils sont fiers de leur école.”
Nous nous sommes demandés comment les fondateurs du projet voyaient l’évolution actuelle du Reuterkiez, où est basé leur atelier. Quand ils ont commencé il y a deux ans et demi, il était bien loin du quartier branché qu’il est aujourd’hui, avec ses multiples bars et galeries d’art.
“Le Reuterkiez est un quartier spécial. Jusqu’ici, ce qui s’y passe est vraiment intéressant. Mais j’espère que ça n’ira pas trop loin dans la gentrification, comme Prenzlauer Berg. Il y a deux ans, il n’y avait qu’un ou deux bars. Aujourd’hui il y en a 40, ça se développe très vite! La situation actuelle est parfaite, j’espère que ça n’ira pas trop loin…”
Et l’avenir de Rütli Wear?
“L’idée maintenant, c’est de travailler avec d’autres écoles et institutions sociales et culturelles. On a déjà commencé avec le Kindergarten de la Reuterplatz. On veut que les gens développent leur propre design, leur propre ligne de vêtements, et nous, on s’occupe de les vendre et de faire de la pub…”
Motifs de la collection Kioskids
Si leurs ventes ont un peu baissé une fois que la tempête médiatique autour de l’école s’est calmée, ils ont remarqué que chaque fois que quelque chose se passe dans l’actualité, en rapport avec la délinquence juvénile, les ventes de Rütli Wear augmentent. Pour être prêt à acheter votre sweat Rütli à la prochaine échauffourée, rendez-vous sur leur shop online ou dans l’un de ces magasins:
* Croissanterie, Pannierstrasse 56
* SDW-Neukölln, l’atelier de Rütli Wear, Pflügerstrasse 11
* Hainweh, Gärtnerstrasse 17
* Ausberlin, Karl-Liebknecht-Strasse 17
Par Yan & Zou
H4 World vs O2 World
mardi 21 octobre 2008
Berlinpinpin, Friedrichshain, LLT Gallery 2 commentaires
Photo Les Lapins Techno @ Warschauer strasse - Friedrichshain
O2 World Arena - Friedrichshain
NB: Hartz IV = RMI Allemand
Par Yan & Zou
Rencontre avec Matthieu Rigal de la Section PS de Berlin
dimanche 14 septembre 2008
Berlinpinpin 2 commentaires
Vous savez peut-être (ou pas, comme nous il y a encore quelques semaines) qu’il existe à Berlin une section du Parti Socialiste, qui tient des réunions mensuelles, prend part aux votes du Parti et s’intéresse de près à l’actualité politique de la France, qu’ils ont pour certains quitté depuis de nombreuses années. C’est peut-être cet aspect-là qui nous a le plus surpris lorsque nous avons assisté à la réunion de rentrée de la section PS de Berlin le 11 septembre dernier. Que des gens qui ont quitté leur pays pour un travail, un stage, une année Erasmus ou simplement une expérience nouvelle, se retrouvent pour débattre avec passion de sujets qui finalement ne les concernent pas directement. Certes, militer au Parti Socialiste signifie adhérer à une certaine vision du monde qui dépasse les frontières de son petit pays. Pourtant, en vivant à Berlin, tout en gardant à l’esprit que la France ne va pas très fort, on pourrait vite perdre le goût du débat et de la révolte cultivé à coups de repas de famille enflammés.Nous avons interviewé Matthieu Rigal, membre de la section PS de Berlin depuis plus d’an et demi et responsable de la communication (il co-gère notamment le blog de la section), pour en savoir un peu plus sur le profil des militants à Berlin, sur les ramifications entre toutes les structures dédiées aux Français à l’étranger et sur le fonctionnement du PS, quelques semaines avant le congrès décisif. A l’heure où l’on crie au délabrement de la Gauche française, qu’est-ce qui fait qu’un jeune Français de Berlin milite pour le PS à distance et trimballe dans son sac-à-dos les 300 pages des 21 contributions rédigées par les candidats au secrétariat général du Parti pour les lire dans le train en allant travailler?
- Depuis quand es-tu militant au PS?
J’étais militant depuis 1 an à Paris, avant de venir à Berlin. J’ai toujours eu le coeur qui se barre à Gauche comme on dit, mais pour moi, le PS était un parti assez immobile. Quand j’ai vu Ségolène, les initiatives qu’elle prenait, les débats qu’elle encourageait, je me suis dit qu’il y avait un peu de changement. Je fais parti de ces militants qui sont arrivés au PS pour Ségolène, mais aussi de ceux, plus rares, qui sont restés après sa défaite. Je l’ai soutenue jusqu’au bout, même si maintenant, j’ai un avis un peu plus critique sur elle. Elle a fait ce qu’elle pouvait, elle a eu des torts mais le PS aussi.
- Tu as participé à la campagne pour Ségolène Royale à Berlin?
Je suis arrivé en Mars, en moment de la campagne. On allait distribuer des tracts devant l’Institut Français et sur les marchés, à Prenzlauer Berg, là où tu sais qu’il y a la moitié de Français! Au tout début, j’ai même rencontré François Hollande, dans les locaux du SPD à Berlin, un magnifique bâtiment, où on nous avait réservé le plus beau bureau. C’était ma première réunion, je rentrais du foot, en sueur, avec mon ballon sous le bras, une demi-heure à la bourre… Mais du coup, j’ai pu rencontrer Hollande et discuter un peu avec lui. Parmi les militants, il y avait des partisans de Ségolène, de DSK, de Fabius… Euh non, pas de Fabius. ça mettait un peu de contradiction dans les débats, c’était intéressant.
- La section PS de Berlin a participé à la manif du 1er Mai cette année?
Non, pas cette année, on n’avait rien de spécial à revendiquer. Ceux qui sont encartés au SPD ou dans un syndicat l’on fait. Nous, on n’avait rien à faire là dans le cadre français, à agiter nos drapeaux… Mais l’année dernière, ça valait le coup. On avait un peu choqué les Allemands. C’était un grand cortège, sans mouvement, un peu ennuyant. On a décidé de faire la chenille à travers la foule de la Porte de Brandenburg à la Siegesäule en criant “Ségolène! Ségolène!”. En fait, au bout de 100 mètres on avait plus de voix et on était déjà tous morts. Mais tous les Allemands se retournaient, ils n’avaient jamais vu ça dans une manif… On s’est bien marré en tout cas.
- Nous cette année, on a fait la manif des Turcs Maoïstes-Marxistes-Léninistes le jour du 1er Mai!
Oui, ils font des mélanges sympas parfois! En fait, en Turquie, il y a eu la dictature militaire pendant longtemps et du coup, ceux qui voulaient se battre partaient à l’extrême complet. Les partis de gauche sont extrêmement paritaires, à un niveau qu’on ne connaît pas en France ou en Allemagne. Dans l’armée du Kurdistan (ou les rebelles, ou les terroristes, c’est une question de vocabulaire…), il y a une parité stricte, même aux plus hauts niveaux de commandement, et pas de voile. Quand on pense à la Turquie, on ne pense pas immédiatement à la Gauche.
- Quelle est l’histoire de la section PS de Berlin?
Elle existe depuis 25 ans. Elle a été créée à peu près en même temps que la Fédération des Français à l’Etranger.
-Et c’est quoi la Fédération des Français à l’Etranger? C’est comme l’Association des Français de l’Etranger?
Ok, récapitulons… En fait, au PS, l’échelon de référence pour les militants, celui dont on n’entend jamais parler, c’est la fédération. Les décisions les plus importantes sont prises au niveau fédéral. La section permet d’organiser les débats au niveau local et l’échelon national est un peu trop loin pour les militants. Le niveau fédéral est renouvelé tous les 3 ans, lors des grands votes généraux. Il y a une fédération par département et une fédération qui regroupe les Français de l’étranger, qui compte environ 1 600 membres.
Après il y a deux associations de Français à l’étranger: l’Union des Français de l’Etranger, proche de la Droite et l’Association Démocratique des Français de l’étranger, plutôt proche de la Gauche. Ces associations ont été créées parce que dans certains pays, il était impossible de s’implanter en tant que partis.
- Et qui sont les militants du PS à Berlin?
On est une bonne trentaine de militants mais ça varie énormément. Chaque année, on perd quelques membres, on en gagne 5 à 10. Une vingtaine de membres sont réellement actifs. La chance qu’on a, c’est que Berlin étant devenu un grand centre Européen, les personnalités du PS se déplacent. En 2007, pour le meeting de Ségolène à Berlin, on a réuni plus de 700 personnes, ce qui était loin d’être gagné! Même sur une ville de 22 000 habitants (à peu près le nombre officiel de Français à Berlin), on réunit difficilement 700 personnes pour Ségolène. Du coup, on a gagné un peu de crédit et les gens viennent nous voir. La blague classique c’est “Bon alors, vous êtes tous profs au Lycée Français ici?”. C’est pas du tout le cas. On a chaque année 3 ou 4 étudiants Erasmus. Moi je suis ingénieur en géo-informatique. Il y a toujours 1 ou 2 expatriés par une entreprises, mais c’est rare parce qu’ils vont souvent de l’autre côté… On a aussi des artistes, un avocat, des commerciaux… Toutes les tranches d’âge sont représentées. Notre doyen a 90 ans, moi je suis le benjamin, j’ai 23 ans. Il y a encore 5 ans, il y avait 80% de femmes mais la tendance est en train de s’inverser.
- Et vos activités sur Internet? Comment fonctionne votre blog par exemple?
Le PS a crée une plateforme de blogs. C’est une bonne idée, la plateforme est bien faite, sous Wordpress qui est un logiciel open source. Le problème c’est qu’il n’a jamais été touché depuis sa création. On n’a même pas accès aux statistiques. On fait des opérations de promotion, avec des flyers, des campagnes d’affichage, qui nous coûtent un peu d’argent et du temps et on a aucune idée du nombre de visiteurs sur le blog! On est en train de réfléchir pour créer un portail PS Allemagne. Le problème c’est que Rue de Solférino, certaines personnes ne s’investissent pas du tout sur Internet.
- Et la Ségosphère, Désir d’avenir?
En créant la Ségosphère, Ségolène avait compris qu’il n’y avait pas grand chose à tirer de la Rue de Solférino de ce côté là. Le PS avait engagé des gens pour travailler là-dessus mais les emplois n’ont pas été pérennisés. Il y a une soi-disant section Internet “Temps réels” qui publie un article tous les 3 mois, c’est du délire… Il y a des gens qui voudraient bien s’impliquer là-dedans mais le problème au PS, c’est que beaucoup de gens s’accrochent à leur pouvoir.
On essaie de développer plusieurs choses: flux RSS pour rassembler les contenus de tous les blogs des sections à l’étranger, NetVibes, Socialopédia, sur le modèle de Wikipédia. Le fonctionnement du PS est trèèès démocratique (vote au niveau de la section, puis de la Fédération, puis au niveau national, puis ça redescend jusqu’à la section…), c’est sympa, mais ça prend du temps… Sarkozy lui, il dit simplement “Je veux faire ça, point barre”, en 2 semaines ça passe. Au PS, il faut un an pour faire passer une bonne idée. Internet pourrait remédier à ça. On essaie de tester de nouveaux outils au niveau de la Fédération, par exemple le Socialopédia, qui sera à la fois un outil de travail et un support de communication.
- A ton avis, les Français de Berlin sont plutôt à Gauche ou à Droite et est-ce qu’il y a une géographie politique de Berlin?
En 2007, Ségolène a fait 49% au 1er tour, Sarkozy 15%… Bayrou a quand même fait 20%. Il a essayé de se donner une image européenne, même s’il n’y avait rien derrière et ça a séduit une partie des Français de Berlin. Sur la géographie, on peut dire sans trop se tromper qu’à part à Zehlendorf et Reinickendorf, l’ancien quartier militaire où le vote est équilibré entre la gauche et la droite, le reste vote à Gauche. Que ce soit le “vieux” Berlin francophone comme Charlottenburg ou les quartiers comme Kreuzberg et Friedrichshain.
- Et la suite au PS? Tu es rentré sur une dynamique positive et maintenant…
Maintenant c’est l’immobilisme? Je pense que ça peut changer avec le congrès. Les choses vont changer. Pour la suite, j’ai pas vraiment de préférence ni de pronostic… Royal j’y crois plus. Aubry je ne serais pas étonné. Elle a fait les 35 heures mais elle les a mal défendues. J’aime bien la contribution de Larrouturou, qui défend la semaine de 32 heures et pas mal de choses bien, notamment au niveau du parti, pour le rendre plus dynamique. Mais c’est un peu utopique… Chez Delanoë, tout est crédible et réaliste. Moscovici a le charisme pour faire face aux mecs de droite… J’ai pas de favori pour être honnête!
Pour finir, quels sont tes lieux/monuments/bars/activités préférés à Berlin?
Je dirais la Brandenburger Tor. Faire du roller la nuit de Charlottenburg à la Porte de Brandenburg. Comme resto, il y a un super Japonais dans la Kantstrasse. Et sinon, aller jouer au foot le dimanche au stade de Mauerpark, qui est ouvert à tout le monde à partir de 16h.
Maintenant vous savez tout (et nous aussi) sur la section du Parti Socialiste de Berlin, la Fédération des Français à l’Etranger, les contributions, les motions, le système de vote au sein du PS, la différence entre l’ADFE et l’UFE… Sinon, vous pouvez relire cet article!
Par Yan & Zou
Virtual lapin
jeudi 28 août 2008
LLT Gallery 1 commentaire
Par Yan & Zou
Entendu à…
dimanche 24 août 2008
Entendu à 1 commentaire
Par Yan & Zou







