Google me (one more time…)

Comme tout bloggeur qui se respecte, (rien à voir avec l’ego, pur souci d’analyse), Les Lapins Techno font régulièrement le point sur les mots tapés dans Google pour arriver ici. Il semblerait qu’en ce moment, le « lapin » soit un thème porteur…

« Exposer sur les lapins »

« Expose de lapin de 5 »

« Exposes de lapin de 5 »

« Exposé sur le lapin »

« Exposé sur les lapins »

« Je veux faire un exposé sur les lapin »

Je rêve ou quelqu’un doit faire un exposé sur les lapins là ? Un conseil, parle-leur du lapin géant de Bavière, ca va tous les moucher.

« Images de lapins sexy »

Si quelqu’un a une photo de lapin en slip, qu’il nous l’envoie, on transmettra.

« Blog de tous les lapins du monde entier »

Oh oui, ils s’aimeraient tous et se feraient des bisous !

« Devenir l’ami d’un lapin »

C’est très facile. Il suffit de lui faire des câlins et de le nourrir exclusivement de fondue au chocolat.

« Les Lapins killers »

HAN ! Ça va pas la tête non ??

Et sinon :

« Mur mais sexy »

Non, en vrai c’est pauvre mais sexy.

« Plus berl la vi »

C’est presque ca.

« Rencontre avec des vélos du 3ème type »

Alors là, pas d’explication.

« Berlin ressemble a quel ville française »

Euh, Dijon ?


Par Soizic Cadio

Berlin Merchandising

On connaissait déjà le Ampelmann, ce bonhomme rouge (les bras en croix) ou vert (marchant d’un pas volontaire) qui ornait les feux de signalisation de l’ex-RDA. Destinés à disparaître après la réunification, les Ampelmann ont vu s’élever en leur faveur un élan de soutien populaire inattendu qui leur a permis de garder fièrement leur place de maîtres des trottoirs. C’est ainsi qu’à partir de 2001 ont commencé à fleurir les boutiques Ampelmann officielles un peu partout dans Berlin. Le bonhomme orne désormais les sacs et les t-shirts, s’affiche en porte-clés ou en badge, sans oublier la boule à neige Ampelmann édition limitée spéciale Noël. Il est devenu l’un des nombreux symboles de cette ville qui n’en manque pas, trouvant sa place sur l’étagère à côté de l’ours et de la Fernsehturm.

Cela ne nous avait pas marqué plus que cela jusqu’à ce qu’on remarque une chose en écumant les Flohmarkt, les marchés de créateurs et les boutiques de designers. Il semblerait que Berlin ne soit plus seulement un terrain de jeux et un décor pour les créateurs berlinois. Berlin en est aussi le sujet et la muse. En déambulant dans les allées du Flohmarkt de Mauerpark à Prenzlauer Berg, on se rend vite compte que les puces cèdent peu à peu la place aux designers locaux. Grand bien leur fasse, s’ils peuvent ainsi rencontrer leur clientèle. Mais en s’approchant un peu plus près, on s’aperçoit que ces créations - fringues, bijoux, photos ou peintures - tournent autour d’un thème récurrent : Berlin, Berlin, Berlin. Et la star du marché, c’est la Fernsehturm.

Au début, on trouve ça super. Ben oui, nous aussi on adore Berlin alors on s’achète 8 t-shirts, 4 sacs et 17 badges, avec des ours, des tours télé et des I ♥ Berlin à tour de bras. Et puis on se rend compte que tout ça va rester dans le placard parce qu’on habite Berlin et que c’est la honte de se promener avec un t-shirt Berlin à Berlin… Alors, tout ronchon et frustré, on grommelle que Berlin est en train de devenir un grand magasin de souvenir, voire une marque, voire un tampon « certifié branché ». C’est vrai qu’on imagine mal les designers parisiens vouant un culte à la Tour Eiffel ou à l’Arc de Triomphe.

En même temps, on peut aussi comprendre que des créateurs aiment cette ville au point de ne parler que d’elle, de la représenter et d’en saisir le sens. Après tout, c’est ce que nous faisons aussi à travers Les Lapins Techno. Mais si, toutefois, vous avez envie de voir autre chose, rendez-vous au Trendmafia ce weekend, le marché de créateurs qui a lieu tous les premiers samedis du mois à Friedrichshain. Plus de 70 artistes et designers berlinois seront présents, notamment Team Brûlé Berlin, Albino Berlin et Berlinillustrated !

Le Trendmafia de Noël: samedi 6 et dimanche 7 décembre, de 13h à 20h, Frankfurter Allee 21A


Par Soizic Cadio

« Mark Boombastik il est trop mignon mais il fait des drôles de bruits avec sa bouche… »


“Putzen, Putzen, Putzen, Putzen…” En Allemand ça veut dire “nettoyer” et c’est le titre du dernier maxi du human beatboxer Berlinois (de résidence) Mark Boombastik. Au risque d’être taxés de faiseurs de mots faciles, on peut vous dire que ce Putzen nettoie en profondeur.

Il faut l’admettre, nous avions été peu sensibles à ce titre lors de la première écoute en mode salon et apéritif (et c’est d’ailleurs pour ça qu’on on vous en parle si tard…). Il n’aura finalement fallu qu’un seul passage du titre à pleine puissance dans les sous-sols du White Trash Fast Food pour apprécier toute la violence et la profondeur de ce morceau… et on ne vous parle même pas du remix par Nerk et Dirk Leyers qui envoie des basses énormes à vous décrocher le cerveau.

Mark Boombastik est une figure bien connue de l’Underground Berlinois qui a bâti sa réputation à force de performances live hallucinantes ou l’élégant et charmant jeune homme crache beats, mots, hurlements sur son sampler pour produire le plus gros son possible, une masse lourde et organique que l’homme à la veste déverse avec rage sur un public chauffé à blanc. 

Pour les mous du genou, Mark Boombastik est également le batteur vocal de Khan of Finland.

http://www.myspace.com/markboombastik


Par Yann Faure

Le Raumfahrer

Photo: Anna Blancke (Tip Berlin)

 

Dans cette ville qui regorge de cafés, de Kneipen, de clubs, où chaque semaine ouvre un nouveau bar destiné à être le plus branché le temps d’un encart dans Zitty, la quête du bar préféré est rude. Celui où l’on emmène tous ses potes de passage. Celui où l’on se réfugie à n’importe quelle heure, pour l’apéro ou la dernière bière (de trop). Celui qui fait office de salon.

Le Matilda (Graefestrasse 12) a un temps incarné ce rôle pour les Lapins Techno. Puis les cendriers ont disparu des tables et l’endroit est devenu un peu trop propre pour y consommer autre chose que des Frühstück. Le Ankerklause (Kottbusser Damm 104) a pris sa place. La petite cabine de bateau installée près du canal, avec son Jukebox et sa déco kitsch, avait tout pour devenir notre « bar du coin ». Seulement, on ne peut plus fumer non plus, à part dans la véranda prise d’assaut à toute heure du jour et de la nuit.

Du coup, bravant le froid et la fainéantise qui s’empare de nous une fois l’hiver venu, nous avons pris nos vélos pour nous aventurer vers le Reuterkiez, un peu plus à l’est. Et là, la petite devanture rouge et arrondie du Raumfahrer nous a appelés tel un phare dans la nuit. Voilà donc notre bar préféré du moment.

Photo: Anna Blancke (Tip Berlin)

D’abord, les gens. Nous y avons convié l’un de nos amis, expert en détection d’indésirables. Le verdict était formel : il est quasiment impossible de trouver au Raumfahrer une personne antipathique au premier coup d’œil. La clientèle est tout simplement normale et plus métissée qu’ailleurs. Les gens sont sympas, parlent fort, mais pas trop, sont branchés, mais pas trop.

Ensuite, la déco. La couleur dominante est le rouge, déclinée dans tous les tons de la devanture à la peinture murale en passant par l’étiquette de la bière Astra, reine des soirées du Raumfahrer. Les murs sont en béton et le plafond est orné d’une multitude de câbles et de tuyaux qui contribuent au charme du lieu. Finalement, sans trop qu’on sache pourquoi, l’alchimie fonctionne parfaitement et, à part le Möbel Olfe, on n’a pas trouvé d’autre bar susceptible de devenir notre bar préféré. Si vous avez d’autres suggestions…

Raumfahrer

Hobrechtstrasse 54

U8 Schönleinstrasse

Ouvert du lundi au samedi à partir de 19h


Par Soizic Cadio


Les Lapins Techno, Currywursters since 2007. Un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, les shops, Berlin.