Paul Auster à Berlin

Le magazine culturel anglophone Exberliner organise avec le cinéma Babylon Mitte un partenariat sur le thème Berlin-New York, destiné à dresser un pont entre ces deux villes, culturellement liées. Ce cycle était inauguré hier soir, dimanche 28 septembre, par la présence de l’écrivain Paul Auster au Babylon.  

Paul Auster met tellement de lui-même dans ses romans que l’on finit par oublier qu’il existe réellement et qu’on pourrait éventuellement le voir en chair et en os, ailleurs qu’à Brooklyn. Le maître incontesté ès mise en abîme, venant à Berlin pour présenter son dernier film et son prochain roman? Impossible de rater ça. Léviathan est un chef d’oeuvre, la Trilogie New Yorkaise une référence (on pourrait ajouter l’adaptation BD de la Cité de verre par Karasik et Mazzucchelli), le Voyage d’Anna Blume un indispensable. Malheureusement, le film présenté hier soir est tiré d’une nouvelle qui n’égale pas ces chefs d’oeuvre. The Inner Life of Martin Frost est une adaptation du Livre des illusions qui, comme bon nombre de ses romans, met en scène un écrivain, Martin Frost. Après la publication de son dernier roman, celui-ci se retire dans la maison d’un couple d’amis (qui n’est autre que Paul Auster et sa femme Siri Hustvedt, si l’on en croit les photos de famille posées sur les meubles). Malheureusement, son projet de mener une vie aussi inerte que celle d’une pierre va se trouver contrecarré par deux événements: le surgissement d’une idée pour un nouveau roman et le surgissement d’une femme dans la maison, qui dit être la nièce du couple d’amis et qui est là pour travailler sur sa thèse de philosophie. Sans raconter plus de détails, il s’agit en gros d’une exploration de la puissance de l’écriture, de sa capacité à rendre réels les fruits de l’imagination, du choix qu’elle impose entre le réel et la fiction… Le roman n’étant pas le meilleur de Paul Auster, le film n’est pas non plus à la hauteur de ce qu’on aurait pu attendre du scénariste de Smoke.

Après la projection du film (en anglais sous-titré en portugais…) vient la partie discussion, orchestrée par une journaliste d’Exberliner. La discussion ne durera pas logtemps, mais suffisamment pour mesurer le charisme de l’auteur et la calme détermination qui émane de lui. Visiblement, le film n’a pas eu le succès escompté et Paul Auster en parle avec humour et auto-dérision. Il s’agissait d’un film à petit budget tourné au Portugal en un temps record avec une équipe ultra réduite. On a donc appris au cours de cette discussion que Paul Auster écrit ses romans à la main, puis qu’il les tape à la machine à écrire et qu’il confie le tout à un ami qui le tape à l’ordinateur. Que Paul Auster est naturellement démocrate et espère fermement la victoire de Barack Obama, mais qu’il faut se garder de crier victoire trop tôt car cette élection sera le moyen de mesurer le degré de racisme de son pays. Qu’Irène Jacob a une présence incroyable à l’écran, que David Thewlis venait de finir une de ses nouvelles, c’est pourquoi il tape si vite à la machine à écrire, et que jouer avec sa fille Sophie Auster est un bonheur. Une discussion brève mais intéressante, avant que Paul Auster ne file dans le hall pour signer ses livres.


Par Zou

Berlin vu par le Lonely Planet

Vous connaissiez Les Lapins Techno Bloggers, adeptes du tout Online, des réseaux Facebook, Myspace, des Twits Twitters et des vidéos Youtube. Voici un scoop… Les Lapins Techno retournent au bon vieux papier et travaillent à la rédaction d’un guide sur Berlin. Attention! Un vrai guide, imprimé, avec de gros morceaux de Berlin dedans, et une maison d’édition qui devrait le sortir début 2009… On vous en reparle très bientôt…
Hormis le fait qu’on est super fiers et qu’on arpente Berlin en long et en large sur nos vélos pour trouver les meilleures adresses, la conception d’un tel ouvrage a poussé les rédacteurs, (c’est à dire nous-mêmes) à une étude de la concurrence et donc à une lecture approfondie des guides déjà publiés sur notre Berlin adorée, au premier rang desquels, le Lonely Planet Berlin, un guide incontournable, très complet, rempli de bonnes adresses et de perles, oui des perles, grosses comme des ballons de Foot! En voici quelques-unes:
“Chaque 1er mai (Maifeiertag), les quartiers centraux de la ville accueillent de gigantesques manifestations anticapitalistes, que les plus prudents veilleront à éviter, d’autant que des groupes d’extrême droite programment leurs marches le même jour. La police se déploie donc massivement et, en l’espace de quelques heures, le défilé se transforme en mêlée entrecoupée de violence, de vandalisme et d’incendies de voitures. A franchement parler, nous mentionnons cet événement uniquement pour que vous puissiez prendre vos distances.” 

Ils ont oublié de mentionner les prises en otage et les viols collectifs… Sans être particulièrement téméraires, ni violents ou “vandales”, on recommande chaudement le 1er mai à Kreuzberg. Des rues noires de monde, des familles, des jeunes, des vieux, des stands de nourriture des quatre coins de la planète, des concerts à chaque coin de rue… Certes, vers 11h00, les choses dégénèrent un peu mais pas au point de déranger les buveurs et les dîneurs en terrasse.

“Les salaires s’échelonnent entre 2 000 et 5 000 € bruts par mois, ce qui constitue un revenu tout à fait raisonnable”.

Gloups. Nous, ce serait plutôt moins de la moitié de l’estimation la plus basse. Mais c’est bien, ça équilibre avec les 200 000 personnes qui vivent avec les 350 € par mois du Hartz IV…

“Si les Berlinois portent les cheveux courts, les hommes ont tendance à se les laisser pousser légèrement, et les queues de rat semblent désormais l’apanage de la jeunesse et des adeptes des années 1980. Les piercings et les tatouages sont monnaie courante - notamment chez les femmes - et plus la scène est alternative, plus les décorations sont excessives.”

No comment. Notez juste le vocabulaire, choisi avec soin…

“Si la partie est de Kreuzberg a un petit air grunge, ce temple culinaire pourrait marquer un tournant dans la vie de ce quartier.”

Oui, vite, nettoyons ce quartier dégueulasse avec son air grunge là, que ça ressemble un peu plus à P’Berg (qui pour le Lonely Planet est un quartier “animé et expérimental”…).

Pour être tout à fait honnête, tout dans le Lonely Planet n’est pas dans ce goût là. La partie dédiée aux arts est notamment bien faite (musique, arts plastiques, architecture…). Toutefois, certaines erreurs sont impardonnables. Les Lapins Techno vous promettent de rendre à Kreuzberg ses lettres de noblesse…


Par Zou

Rencontre avec Matthieu Rigal de la Section PS de Berlin

Vous savez peut-être (ou pas, comme nous il y a encore quelques semaines) qu’il existe à Berlin une section du Parti Socialiste, qui tient des réunions mensuelles, prend part aux votes du Parti et s’intéresse de près à l’actualité politique de la France, qu’ils ont pour certains quitté depuis de nombreuses années. C’est peut-être cet aspect-là qui nous a le plus surpris lorsque nous avons assisté à la réunion de rentrée de la section PS de Berlin le 11 septembre dernier. Que des gens qui ont quitté leur pays pour un travail, un stage, une année Erasmus ou simplement une expérience nouvelle, se retrouvent pour débattre avec passion de sujets qui finalement ne les concernent pas directement. Certes, militer au Parti Socialiste signifie adhérer à une certaine vision du monde qui dépasse les frontières de son petit pays. Pourtant, en vivant à Berlin, tout en gardant à l’esprit que la France ne va pas très fort, on pourrait vite perdre le goût du débat et de la révolte cultivé à coups de repas de famille enflammés.
Autour de la table, lors de cette réunion qui avait pour objet principal de débattre sur les contributions des “ténors” en vue de l’élection du prochain Secrétaire Général, une quinzaine de militants, inscrits au parti depuis quelques semaines ou des années. D’un côté de la table, l’ancienne présidente de la section, aujourd’hui trésorière et enseignante au Lycée Français de Berlin. A l’autre bout, deux jeunes militants à Berlin depuis quelques semaines, dont un qui n’a pas encore de logement mais qui a déjà pris soin de faire transférer son dossier à la section de Berlin…   

Nous avons interviewé Matthieu Rigal, membre de la section PS de Berlin depuis plus d’an et demi et responsable de la communication (il co-gère notamment le blog de la section), pour en savoir un peu plus sur le profil des militants à Berlin, sur les ramifications entre toutes les structures dédiées aux Français à l’étranger et sur le fonctionnement du PS, quelques semaines avant le congrès décisif. A l’heure où l’on crie au délabrement de la Gauche française, qu’est-ce qui fait qu’un jeune Français de Berlin milite pour le PS à distance et trimballe dans son sac-à-dos les 300 pages des 21 contributions rédigées par les candidats au secrétariat général du Parti pour les lire dans le train en allant travailler?

- Depuis quand es-tu militant au PS?
J’étais militant depuis 1 an à Paris, avant de venir à Berlin. J’ai toujours eu le coeur qui se barre à Gauche comme on dit, mais pour moi, le PS était un parti assez immobile. Quand j’ai vu Ségolène, les initiatives qu’elle prenait, les débats qu’elle encourageait, je me suis dit qu’il y avait un peu de changement. Je fais parti de ces militants qui sont arrivés au PS pour Ségolène, mais aussi de ceux, plus rares, qui sont restés après sa défaite. Je l’ai soutenue jusqu’au bout, même si maintenant, j’ai un avis un peu plus critique sur elle. Elle a fait ce qu’elle pouvait, elle a eu des torts mais le PS aussi.

- Tu as participé à la campagne pour Ségolène Royale à Berlin?
Je suis arrivé en Mars, en moment de la campagne. On allait distribuer des tracts devant l’Institut Français et sur les marchés, à Prenzlauer Berg, là où tu sais qu’il y a la moitié de Français! Au tout début, j’ai même rencontré François Hollande, dans les locaux du SPD à Berlin, un magnifique bâtiment, où on nous avait réservé le plus beau bureau. C’était ma première réunion, je rentrais du foot, en sueur, avec mon ballon sous le bras, une demi-heure à la bourre… Mais du coup, j’ai pu rencontrer Hollande et discuter un peu avec lui. Parmi les militants, il y avait des partisans de Ségolène, de DSK, de Fabius… Euh non, pas de Fabius. ça mettait un peu de contradiction dans les débats, c’était intéressant.

- La section PS de Berlin a participé à la manif du 1er Mai cette année?
Non, pas cette année, on n’avait rien de spécial à revendiquer. Ceux qui sont encartés au SPD ou dans un syndicat l’on fait. Nous, on n’avait rien à faire là dans le cadre français, à agiter nos drapeaux… Mais l’année dernière, ça valait le coup. On avait un peu choqué les Allemands. C’était un grand cortège, sans mouvement, un peu ennuyant. On a décidé de faire la chenille à travers la foule de la Porte de Brandenburg à la Siegesäule en criant “Ségolène! Ségolène!”. En fait, au bout de 100 mètres on avait plus de voix et on était déjà tous morts. Mais tous les Allemands se retournaient, ils n’avaient jamais vu ça dans une manif… On s’est bien marré en tout cas.

- Nous cette année, on a fait la manif des Turcs Maoïstes-Marxistes-Léninistes le jour du 1er Mai!
Oui, ils font des mélanges sympas parfois! En fait, en Turquie, il y a eu la dictature militaire pendant longtemps et du coup, ceux qui voulaient se battre partaient à l’extrême complet. Les partis de gauche sont extrêmement paritaires, à un niveau qu’on ne connaît pas en France ou en Allemagne. Dans l’armée du Kurdistan (ou les rebelles, ou les terroristes, c’est une question de vocabulaire…), il y a une parité stricte, même aux plus hauts niveaux de commandement, et pas de voile. Quand on pense à la Turquie, on ne pense pas immédiatement à la Gauche.

- Quelle est l’histoire de la section PS de Berlin?
Elle existe depuis 25 ans. Elle a été créée à peu près en même temps que la Fédération des Français à l’Etranger.

-Et c’est quoi la Fédération des Français à l’Etranger? C’est comme l’Association des Français de l’Etranger?
Ok, récapitulons… En fait, au PS, l’échelon de référence pour les militants, celui dont on n’entend jamais parler, c’est la fédération. Les décisions les plus importantes sont prises au niveau fédéral. La section permet d’organiser les débats au niveau local et l’échelon national est un peu trop loin pour les militants. Le niveau fédéral est renouvelé tous les 3 ans, lors des grands votes généraux. Il y a une fédération par département et une fédération qui regroupe les Français de l’étranger, qui compte environ 1 600 membres.
Après il y a deux associations de Français à l’étranger: l’Union des Français de l’Etranger, proche de la Droite et l’Association Démocratique des Français de l’étranger, plutôt proche de la Gauche. Ces associations ont été créées parce que dans certains pays, il était impossible de s’implanter en tant que partis.

- Et qui sont les militants du PS à Berlin?
On est une bonne trentaine de militants mais ça varie énormément. Chaque année, on perd quelques membres, on en gagne 5 à 10. Une vingtaine de membres sont réellement actifs. La chance qu’on a, c’est que Berlin étant devenu un grand centre Européen, les personnalités du PS se déplacent. En 2007, pour le meeting de Ségolène à Berlin, on a réuni plus de 700 personnes, ce qui était loin d’être gagné! Même sur une ville de 22 000 habitants (à peu près le nombre officiel de Français à Berlin), on réunit difficilement 700 personnes pour Ségolène. Du coup, on a gagné un peu de crédit et les gens viennent nous voir. La blague classique c’est “Bon alors, vous êtes tous profs au Lycée Français ici?”. C’est pas du tout le cas. On a chaque année 3 ou 4 étudiants Erasmus. Moi je suis ingénieur en géo-informatique. Il y a toujours 1 ou 2 expatriés par une entreprises, mais c’est rare parce qu’ils vont souvent de l’autre côté… On a aussi des artistes, un avocat, des commerciaux… Toutes les tranches d’âge sont représentées. Notre doyen a 90 ans, moi je suis le benjamin, j’ai 23 ans. Il y a encore 5 ans, il y avait 80% de femmes mais la tendance est en train de s’inverser.

- Et vos activités sur Internet? Comment fonctionne votre blog par exemple?
Le PS a crée une plateforme de blogs. C’est une bonne idée, la plateforme est bien faite, sous Wordpress qui est un logiciel open source. Le problème c’est qu’il n’a jamais été touché depuis sa création. On n’a même pas accès aux statistiques. On fait des opérations de promotion, avec des flyers, des campagnes d’affichage, qui nous coûtent un peu d’argent et du temps et on a aucune idée du nombre de visiteurs sur le blog! On est en train de réfléchir pour créer un portail PS Allemagne. Le problème c’est que Rue de Solférino, certaines personnes ne s’investissent pas du tout sur Internet.

- Et la Ségosphère, Désir d’avenir?
En créant la Ségosphère, Ségolène avait compris qu’il n’y avait pas grand chose à tirer de la Rue de Solférino de ce côté là. Le PS avait engagé des gens pour travailler là-dessus mais les emplois n’ont pas été pérennisés. Il y a une soi-disant section Internet “Temps réels” qui publie un article tous les 3 mois, c’est du délire… Il y a des gens qui voudraient bien s’impliquer là-dedans mais le problème au PS, c’est que beaucoup de gens s’accrochent à leur pouvoir.
On essaie de développer plusieurs choses: flux RSS pour rassembler les contenus de tous les blogs des sections à l’étranger, NetVibes, Socialopédia, sur le modèle de Wikipédia. Le fonctionnement du PS est trèèès démocratique (vote au niveau de la section, puis de la Fédération, puis au niveau national, puis ça redescend jusqu’à la section…), c’est sympa, mais ça prend du temps… Sarkozy lui, il dit simplement “Je veux faire ça, point barre”, en 2 semaines ça passe. Au PS, il faut un an pour faire passer une bonne idée. Internet pourrait remédier à ça. On essaie de tester de nouveaux outils au niveau de la Fédération, par exemple le Socialopédia, qui sera à la fois un outil de travail et un support de communication.

- A ton avis, les Français de Berlin sont plutôt à Gauche ou à Droite et est-ce qu’il y a une géographie politique de Berlin?
En 2007, Ségolène a fait 49% au 1er tour, Sarkozy 15%… Bayrou a quand même fait 20%. Il a essayé de se donner une image européenne, même s’il n’y avait rien derrière et ça a séduit une partie des Français de Berlin. Sur la géographie, on peut dire sans trop se tromper qu’à part à Zehlendorf et Reinickendorf, l’ancien quartier militaire où le vote est équilibré entre la gauche et la droite, le reste vote à Gauche. Que ce soit le “vieux” Berlin francophone comme Charlottenburg ou les quartiers comme Kreuzberg et Friedrichshain.

- Et la suite au PS? Tu es rentré sur une dynamique positive et maintenant…
Maintenant c’est l’immobilisme? Je pense que ça peut changer avec le congrès. Les choses vont changer. Pour la suite, j’ai pas vraiment de préférence ni de pronostic… Royal j’y crois plus. Aubry je ne serais pas étonné. Elle a fait les 35 heures mais elle les a mal défendues. J’aime bien la contribution de Larrouturou, qui défend la semaine de 32 heures et pas mal de choses bien, notamment au niveau du parti, pour le rendre plus dynamique. Mais c’est un peu utopique… Chez Delanoë, tout est crédible et réaliste. Moscovici a le charisme pour faire face aux mecs de droite… J’ai pas de favori pour être honnête!

Pour finir, quels sont tes lieux/monuments/bars/activités préférés à Berlin?
Je dirais la Brandenburger Tor. Faire du roller la nuit de Charlottenburg à la Porte de Brandenburg. Comme resto, il y a un super Japonais dans la Kantstrasse. Et sinon, aller jouer au foot le dimanche au stade de Mauerpark, qui est ouvert à tout le monde à partir de 16h.

Maintenant vous savez tout (et nous aussi) sur la section du Parti Socialiste de Berlin, la Fédération des Français à l’Etranger, les contributions, les motions, le système de vote au sein du PS, la différence entre l’ADFE et l’UFE… Sinon, vous pouvez relire cet article!


Par Yan & Zou

Sélection de créateurs Berlinois sur DaWanda

Plus branché que les boutiques de Prenzlauer Berg, moins encombré que les Flohmarkt, plus efficace qu’Ebay pour dépenser la moitié de son salaire en quelques clics, voici DaWanda, une boutique berlinoise en ligne de créateurs qui vérifie la théorie de la Long Tail. Gnein, c’est quoi ça, la longue queue, me direz-vous? C’est une théorie qui veut que, grâce à Internet, chaque création peut trouver son micro-marché. Ainsi, sur DaWanda, des milliers de gens mettent en vente les objets, souvent des pièces uniques, qu’ils ont eux-mêmes créées (bijoux, vêtements, peintures, photos, accessoires en tous genres) et se chargent de les expédier plutôt que de passer par un distributeur intermédiaire. Ainsi, où que vous soyez, vous pouvez acheter sur ce site les créations de centaines de designers Berlinois et faire croire que vous êtes venus à Berlin pendant les vacances. Les frais de port sont juste un peu plus élevé pour l’international.

Après y avoir passé plusieurs heures, nous pouvons vous donner un petit aperçu de ce qui se fait de mieux à Berlin sur DaWanda (excepté Team Brûlé, Cuy.Cuy et Bastel Tütte, dont nous avons déjà parlé ici).


Par Zou

Strandbars, terrasses et Biergarten: derniers jours

Aujourd’hui, les lapins trépignent en voyant par la fenêtre tout ce soleil dont ils ne peuvent pas profiter. Ouvrez-ouvrez-la-cage-aux-la-pins, Regardez-les-s’envoler, c’est-beau…
Bref. Il faut se dépêcher, ça ne va pas durer. Avant que Berlin ne mette son manteau d’hiver et que le soleil ne disparaisse pour six voire sept mois, vite, profitons des Strandbars, des guêpes, des terrasses, des piscines, des guêpes, des barbecue, des guêpes… Pour mettre à profit ce petit rab’ de photosynthèse, voici quelques adresses de lieux en plein air sympas.    

Le Kiki Blofeld: Köpenicker Strasse 48-49 / U Heinrich-Heine-Strasse / Kreuzberg
Situé en face du Bar 25, le Kiki Blofeld est un des nombreux strandbars qui ponctuent la Spree. On peut y boire un bière sur la plage ou sur la terrasse “lounge”, déguster la “cuisine” locale, jouer au billard, écouter un concert ou voir un film… Des événements ont lieu régulièrement dans la vieille usine à gauche de l’entrée et dans le hangar à bâteaux transformé en bar pour les jours de mauvais temps.


Le Club der Visionäre: Am Flutgraben 1 / U Schlesisches Tor / Kreuzberg
Bien qu’un peu trop tendance et souvent blindé en été, le Club der Visionäre reste un lieu assez idyllique. Situé au bord de la Spree après Schlesisches Tor, il est constitué d’une petite baraque en briques, de plusieurs pontons en bois et d’un étage abrité par les saules pleureurs. Aussi agréable pour les soirées à la fraîche que pour les longs après-midis où l’on se chauffe au soleil de septembre sur l’un des pontons en bois, tout au bord de l’eau.


Cassiopeia: Revaler Strasse 99 / U S Warschauer Strasse / Friedrichshain
Encore une usine désaffectée transformée en centre culturel aux multiples activités: club, skate parc, cinéma en plein air, Biergarten, mur d’escalade installé sur une tour en béton… On peut aussi tout simplement manger et boire pour pas cher, Chaque premier samedi du mois, le Trendmafia (marché des créateurs de Friedrichshain / Kreuzberg) se tient dans un des hangars du Cassiopeia.


Prater Biergarten: Kastanienallee 7-9 / U Eberswalder Strasse / Prenzlauer Berg
Il est difficile de deviner que la Kastanienallee abrite un tel endroit. Situé tout en haut de l’avenue, le Prater est un Biergarten dans la plus pure tradition Allemande. Grandes tablées en bois, petits stands de bière et de nourriture, parasols et grands arbres pour s’abriter du soleil.

Le Unkul: alte Stralau 4 / S Treptower Park
Sans vouloir en rajouter une couche (”le Unkul, meilleur endroit de Berlin” blablabla), il est quand même plus que temps de profiter de son jardin paradisiaque et de ses Mojitos à 3 €, d’une part parce que c’est bientôt l’hiver, d’autre part parce que le Unkul va fermer ses portes en décembre prochain. Jusque là, c’est ouvert tous les jours à partir de 15h, 14h le samedi et 10h le dimanche, jour du “Klang im Garten” (DJ sets et barbecue parties). Et le 4 octobre prochain aura lieu le “Kunst-Stral-fest”, une grosse fête avec expositions, concerts, performances…


Par Zou

Entendu à…

Entendu à Dolce Pizza, vendredi 5 septembre, 13h45, deux Erasmus fraîchement débarquées découvrent l’Allemagne (On vous le fait en condensé):  
- Ici, c’est trop bien parce qu’il y a pas de pigeons, il y a que des moineaux, c’est trop mignon…

- Ouais, c’est clair. C’est trop bon les pizzas ici, on se fout pas de ta gueule. En France on se fout de ta gueule, t’achètes de la merde super chère, mais t’as aussi de la super bonne bouffe. Ici, c’est pas cher, on se fout pas de ta gueule, mais la bonne bouffe, ils connaissent pas…

- Moi depuis que je suis arrivée, la seule viande que j’ai mangé à la maison, c’est des saucisses…

 

- Sinon il parait que Prenzlauer Berg c’est trop sympa comme quartier…

Par Zou

Les Lapins Techno au pays du photomaton argentique…

“CLIC”

 

1. Le premier flash vient de partir comme ça sans prévenir. Regarder l’air hébété de nos deux lapins, comme pris dans les phares d’une Volvo de 83 roulant à vive allure…
“CLIC”
2. Pas question de se faire surprendre cette fois… nos deux lapins jouent la carte de la méchanceté: bouches pincées, sourcils froncés. “Tremble Volvo de 83! Tremble!”
“CLIC”
3. Ca y est! Les lapins maîtrisent trop la bête… et se lâchent trop comme des malades… on relève ses lunettes pour Lapino et on fait la bouche Bardot pour Lapinette…
“CLIC”

4. Retour au fondamentaux: Nos deux lapins excités par les crépitements des flashs en avaient presque oublié leur condition de Lapin: Toutes incisives dehors pour ce dernier cliché.

Oui, c’est bien de notre bon vieux photomaton argentique qu’il s’agit, quatre photos en noir et blancs enchaînées toutes les 10 secondes et développées en quatre minutes chrono. 

La bonne vieille machine est aujourd’hui en voie d’extinction, remplacée par des machines numériques vous proposant de choisir la meilleure photo pour la reproduire en 4 exemplaires couleurs. Londres et Paris ont laissé faire, mais Berlin résiste encore et une dizaine de photomatons argentiques subsisteraient dans la capitale Allemande si l’on en croit le site spécialisé (et oui ça existe) Photoautomat. Ces photomatons argentiques sont devenus aujourd’hui des lieux incontournables pour toute personne, couple ou groupes d’amis (on vous recommande tout de même de ne pas rentrer à plus de 6 dans la cabine même si oui c’est peut être possible) désireux d’imprimer leur joli minois sur la pellicule.

Vous trouverez les photomatons argentiques Berlinois ici:

Rosa-Luxemburg-Platz/Alte Schönhauser Str.60 Mitte
U2: Rosa-Luxemburg-Platz

Kastanienallee 98 - Prenzlauer Berg
U2: Eberswalder Strasse

Marienburger Strasse 19 / Winsstrasse - Prenzlauer Berg
Tram M2: Marienburger Strasse

Landsberger Allee 70 - Friedrichshain
TRAM M5/6/8/10: Landsb./Petersburger

Revaler Strasse 2 - Friedrichshain
U/S: Warschauer Strasse

Warschauer Strasse 60 - Friedrichshain
U/S: Warschauer Strasse

Zossener Strasse 29 - Kreuzberg
U7: Gneisenaustrasse

BAR 25 / Holzmarktstrasse 25 - Friedrichshain
S: Ostbahnhof

Kottbusser Tor -Kreuzberg
U1 U8: Kottbusser Tor

RELAIS / Köpenicker Str. 126 - Mitte
U8: Heinrich-Heine-Strasse


Par Yan


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