Ode au Lego

Même la fille que je suis, qui avait tendance à préférer les Barbies aux Mécannos, éprouve une certaine nostalgie à l’égard du Lego. De simples briques en plastique à assembler pour construire le monde chaque matin, des heures d’assemblage acharné pour offrir aux petits personnages jaunes à la tête cylindrique le vaisseau spatial, le bateau ou l’hélicopter de leurs rêves. Entassés dans une caisse à jouets au potentiel infini ou étalés à travers toute la chambre, les Lego restent un jouet indétrônable, indémodable et incassable.
C’est pourquoi, en hommage au design danois, je porte à mes oreilles deux petites briques Lego bleu ciel. Certes, le bleu ciel n’est pas la couleur orthodoxe du Lego, qui est plus communément rouge pompier ou bleu police, mais elles sont vraiment très jolies. La designer Berlinoise Juliakäfer a ainsi crée toute une collection de bijoux surfant sur la nostalgie des vingtenaires-trentenaires pour les jouets de leur enfance. J’aurais aussi pu acheter des boucles d’oreilles en forme de chaussures de Barbie mais finalement, le Lego remporte haut la main le concours du jouet le plus cool de tous les temps. Et pour 4 € sur le Flohmarkt de Mauerpark, elles étaient miennes alors…

Par Soizic Cadio

Alexander Moloko vs. Ludwig one

On connaissait déjà les créations du jeune designer Berlinois Alexander Moloko par l’intermédiaire du shop des Sameheads: des traditionnels chats porte-bonheur (Maneki-Neko) fluoisés ou momifiés par le créateur jusqu’aux pendentifs bling-bling robot de l’espace. 
Un clic vers le site de Moloko, et c’est une schizophrénie assumée qui accueille le visiteur. Le site affiche deux noms pour ce seul créateur: Alexander Moloko (ça on connaît) et Ludwig one (ça on connaît pas). Un clic sur Moloko, et c’est le sympathique designer des Sameheads qui vous accueille. Un clic sur Ludwig one, et l’amoureux des chats devient graphiste déjanté, détournant de façon perverse, pornogaphique et jouissive les affiches et espaces publicitaires de Berlin. On adore.

Par Yann Faure

Trendmafia: le marché des créateurs Berlinois

L’industrie de la mode à Berlin a plusieurs facettes. D’un côté, la mode de la rue, celle portée au quotidien par des centaines de Berlinois qui n’ont peur de rien et relatée jour après jour par le blog Stil in Berlin. De l’autre, une tendance à l’institutionnalisation bien méritée grâce notamment à la Fashion Week, qui s’est tenue pour la troisième année consécutive du 17 au 20 juillet derniers. Derrière tout ça, ce sont des centaines de créateurs et designers qui façonnent l’image de la ville et de ses habitants dans l’ombre de leurs ateliers-boutiques.
Il n’est un secret pour personne que cette créativité à toute épreuve qui incarne le style Berlinois n’est plus (uniquement) représentée par Mitte, où fleurissent désormais les chaînes de luxe, mais plutôt par les quartiers de l’est, dont le mode de vie général a suivi celui de ses artistes. Prenzlauer Berg, Friedrichshain, Kreuzeberg, sont désormais le centre névralgique de la mode, d’où sortent des créations diffusées également principalement dans ces trois quartiers. La mafia de la mode a désormais pignon sur rue, à travers le Trendmafia, grand marché de créateurs qui a lieu chaque premier samedi du mois à Friedrichshain, dans la Halle 40, Revaler Strasse 99. Dans ce grand hangar sont exposés une soixantaine de créateurs Berlinois qui trouvent ici l’occasion de se rencontrer et de se faire connaître d’un public plus large.  

T-shirts en tous genres, bijoux, accessoires, design, photo… Pour 2 € l’entrée, le Trendmafia est l’endroit idéal, pour qui s’intéresse à la mode et souhaite découvrir les créateurs de cette ville en oubliant les Skunk Funk et autres Bench. Certes, les prix sont un peu élevés mais ce sont des créations et souvent des modèles uniques. Comptez entre 20 et 30 € pour un T-shirt, entre 20 et 40 € pour un sac et entre 40 et 60 € pour une jupe. A noter également que les prix sont plus avantageux au Trendmafia qu’en magasin (55 € au lieu de 70 € pour un sweat-shirt Team Brûlé).

Streetwear (robes, T-Shirts ou Sweat-shirts à capuche) façon Team Brûlé Berlin


Sacs, trousses, porte-clés made in KaWeDe, nom parodique du célèbre KaDeWe sur le Kudamm’

Mignons petits T-shirts, sweats ou accessoires à l’effigie du hamster Cuy.Cuy

Les cartes à découper de Die Basteltüte: stands de Curry Wurst ou de Kebab ou personnages de Berlinoises types avec leurs accessoires


Boucles d’oreilles en forme de cassettes et pendentifs robot en plastique designés par Suparina

Si l’envie vous prend de découvrir ces créations autrement qu’en virtuel, la prochaine Trendmafia aura lieu le samedi 6 septembre, même heure, même endroit.

Par Soizic Cadio

Déménager à Berlin: location de camion

Dans la rubrique “vie-pratique-Marie-Claire-Idées”, après trouver un logement à Berlin, déménager à Berlin. Qui a vécu assez longtemps à Berlin pour pouvoir observer le mode de vie de ses semblables, a forcément remarqué leur propension à déménager plus souvent que la moyenne. Les raisons de ce phénomène sont multiples: appartements libres en abondance qui incitent à ne jamais se satisfaire de ce que l’on a, vie en WG (colloc) à durée déterminée…  

Mais pour un Français, déménagement signifie surtout journée de galère pour soi et ses amis serviables et location d’un camion hors de prix. Berlin n’offre pas de solution miracle pour la journée de galère mais en revanche, il existe un moyen de réduire au maximum le coût de son déménagement: Robben & Wientjes (n’essayez pas de prononcer ce mot, c’est comme Schlesische Strasse, ce n’est pas fait pour nous). Une fois que vous aurez vécu “l’expérience Robben & Wientjes”, vous ne verrez plus Berlin de la même façon et vous aurez une forte tendance (agaçante pour vos amis), à repérer les camions ornés d’un phoque bleu à chaque coin de rue pour hurler “regarde, un camion Robben & Wientjes!”.

Bref. Robben & Wientjes est une entreprise intelligente qui a tout compris au mode de vie des Berlinois, puisqu’elle loue des camions à la journée pour moins de 30 €. Si, 30 €, et c’est encore moins cher le dimanche. Le modèle le plus répandu est le LKW Ford Pritsche, un petit camion dont l’arrière est recouvert d’une bâche, où vous pouvez entasser un nombre impressionnant d’objets inutiles achetés au Flohmarkt. L’idéal est de déménager le dimanche (circulation quasi nulle), d’aller chercher son camion entre 8h et 9h30 pour le ramener entre 17h et 19h (le magasin est fermé entre les deux). Les formalités pour louer un camion sont simplissimes, même pas besoin de parler Allemand (faîtes un peu semblant de lire le contrat quand même). En 10 minutes, vous avez les clés et vous êtes prêt à conduire un véhicule de 15 m3. Vous laissez une caution de 100 € en liquide, qui vous sera rendue le soir moins les 30 € de location (l’essence est comprise dans le tarif, pas besoin de faire le plein).

Robben & Wientjes possède 4 magasins dans Berlin: Kreuzberg (Prinzenstrasse 90/91), Prenzlauer Berg (Prenzlauer Alle 96), Neukölln (Lahnstrasse 36-40) et Reinickdorf (Schwarnweberstrasse 23).

Précision: Nous n’avons pas été payé par Robben & Wientjes pour répéter ce nom 5 fois dans notre article, il s’agit juste d’un conseil pratique…


Par Soizic Cadio


Les Lapins Techno, Currywursters since 2007. Un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, les shops, Berlin.