août, 2008
Moabit Vice
vendredi 29 août 2008
Berlinpinpin, Tiergarten 1,147 commentaires
Dans le rôle des deux flics à Miami, deux loosers de Moabit dans la plus pure tradition des séries policières Allemandes. Un logo on ne peut plus kitsch (qui a osé associer du vert et du violet depuis le générique de Sauvé par le Gong?), un générique absurde (pourquoi voit-on des flammands roses?) et une bande son à faire pâlir Eric Serra sont les ingrédients de cette mini série d’environ 5 minutes par épisode.
Dans le dernier épisode en date, publié vendredi dernier, Sunny et Rico (c’est le nom des deux protagonistes, représentants de la police du style) se retrouvent devant l’Arbeitsamt de Moabit, équivalent de l’ANPE, à traquer un Hartz IV, l’équivalent du Rmiste, qui roule en ferrari. De très bon goût et encore mieux que Tatort.

Par Soizic Cadio
Virtual lapin
jeudi 28 août 2008
LLT Gallery 1,285 commentaires
Entendu à…
dimanche 24 août 2008
Entendu à 196 commentaires
Christiane F., 46 ans…
lundi 18 août 2008
Berlinpinpin, Charlottenburg, Kreuzberg 472 commentaires
Photo: Polyvore.comSi ce nom ne vous évoque rien, voici un petit résumé. En 1978, deux journalistes du magazine Stern partent à la rencontre de jeunes adolescents autour de la gare de Zoo dans l’idée de faire un reportage sur la scène de la drogue à Berlin. Au cour de leur enquête, ils vont croiser Christiane F., dont l’histoire va devenir emblématique d’une ville et d’une génération. Au lieu d’un reportage, c’est un best-seller qui va naître de cette confession. Christiane F. habite dans une cité de Neukölln dans les années 70, avec une mère dépassée et un père violent. De déménagements en crises familiales, elle connaît à 13 ans son premier amour, son premier acide et sa première piqûre d’héroïne. Rien de cette descente aux enfers ne nous est épargné, sur fond de Berlin gris et bétonné où la “scène” de la drogue se concentre autour de la gare de Zoo et du Sound. Christiane F. est entourée d’une bande de bébés zombies qui vont tomber les uns après les autres, palliant à l’absence d’autorité parentale et à l’abandon de l’école par toujours plus de drogues. L’histoire de Christiane F. a également donné lieu à un film, Wir Kinder vom Bahnhof Zoo, avec en guest star David Bowie jouant son propre rôle, comme une figure emblématique du Berlin de cette époque.
Cette histoire a donné lieu à certaines dérives, de l’utilisation du film comme pamphlet moralisateur anti-drogue à la fascination morbide de certaines adolescentes pour cette “héroïne” (lu sur un forum: “Christiane F. est mon idole! Son histoire est formidable, j’aurais aimé avoir eu sa vie”…). La vie de Christiane F. a donc été largement exploitée, elle-même ayant passé plusieurs années de sa vie à faire la promotion du livre et du film sur des plateaux de télé.
Si l’on vous parle de ça, c’est que Christiane F. a refait surface il y a quelques jours dans les journaux à scandales Allemands. Le livre s’achèvait sur un paragraphe de rédemption où l’on apprenait que Christiane F. s’en était sortie, qu’elle avait définitivement abandonné la drogue et vivait à Hamburg une vie clean et saine. Sauf qu’on apprend aujourd’hui que Mme F. vient de perdre la garde de son fils, qu’elle a replongé dans la drogue et que personne ne sait vraiment où elle est. Elle aurait été vue du côté de Kreuzberg, la “scène” s’étant déplacé de la gare de Zoo à Kottbusser Tor. 30 ans plus tard et 7 km au sud-est, la photo floutée de Christiane F. se retrouve aujourd’hui dans le Bild entre la pin-up dénudée et les résultats du foot…
Par Soizic Cadio
Berlin raucht !
vendredi 15 août 2008
Bars/Cafés, Berlinpinpin 1,033 commentaires
A quoi ressemblerait un Kneipe sans l’épaisse fumée qui le caractérise et quel goût aurait une bière sans cigarette? Le Kneipe est une institution à Berlin. Il est à la fois bar (où l’on boit généralement de la bière) et snack (où l’on mange généralement des Boulettes ou des Curry Wurst pour éponger la bière). Mais surtout, le Kneipe est sombre, 100% bois d’ébène, et peuplé de vieux Berlinois moustachus à mulette comme on les aime, qui fument clope sur clope. On se demandait aussi ce que serait la vie des clubs Berlinois après l’interdiction de fumer, sachant que bon nombre de ces clubs se situent dans des lieux obscurs occupés plus ou moins légalement où l’atmosphère enfumée participe à l’ambiance.
Finalement, il s’avère qu’il est impossible d’interdire de fumer dans ces endroits parce que:
1. tout le monde s’en fout. 2. C’est anticonstitutionnel.
On avait déjà remarqué qu’un certain nombre de lieux passaient outre l’interdiction de fumer (partielle après le 1er janvier, totale après le 1er juillet), notamment à Kreuzberg et Neukölln. Le Jenseits entreprenait à ce titre de “fumer pour la paix” et le Möbel Ölfe faisait presser des sous-bocs à son nom, ornés d’un cendrier dégueulasse rempli de mégots. La résistance s’est organisée et des patrons de bars et de restaurants de Berlin et Tübingen ont porté plainte contre la loi, au motif qu’elle nuisait gravement à leurs affaires. Et la Cour fédérale de Karlsruhe a jugé la loi anticonstitutionnelle, autorisant ainsi les lieux de moins de 75 m² à remettre des cendriers sur les tables.
Par Soizic Cadio
Bienvenue dans la vie .com
jeudi 14 août 2008
Notre blog 539 commentaires
Par Yann Faure









