Nuits sonores…

Photographie Puppetmastaz

CE SOIR - vendredi 9 mai:

Sébastien Tellier (Record makers) - Cookies
On en a déjà parlé ici
Puppetmastaz (Vicious Circle) - Engelbrot-Theater - 20:00
Bring your puppet and join the movement…

Rencontre Franco-allemande des fluo clubbers…  

WEEKEND - du 9 au 12 mai
Le Carnaval des Cultures - Karneval der Kulturen à Xberg 61
Pour boire des Mojitos en mangeant Japonais…


Par Yann Faure

Rétrospective Mai 68 au cinéma Babylon

À Berlin, on célèbre aussi les 40 ans de mai 68… à Paris. Du 9 au 16 mai prochain, le cinéma Babylon de Mitte et la Fondation Rosa-Luxembourg organisent une grande rétrospective de films de, sur ou autour de 68. Jean-Luc Godard bien sûr, avec Tout va bien ou La Chinoise (ah, Jean-Pierre Léaud…), Chris Marker avec À bientôt, j’espère, Mourir à trente ans de Romain Goupil ou encore Grands soirs et petits matins de William Klein. Parmi les seize films présentés, on pourra également voir L’an 01, de Jacques Doillon, un film ovni qui imagine la France d’après mai 68 si la révolution était allée jusqu’au bout (mardi 12 mai à 18h15). Comme dans l’an 01, faîtes donc un pas de côté vendredi 9 mai pour aller écouter Daniel Cohn-Bendit débattre sur le thème “L’Europe de 1968 à aujourd’hui”, après la projection de Mai 68 au Quartier Latin de William Klein.
Le programme complet, c’est ici:
http://www.babylonberlin.de/ParisMai68.htm
Le cinéma Babylon, c’est là: Rosa-Luxemburg-Str. 30

Par Soizic Cadio

Ellen Allien, votre guide à Berlin…

Ellen Allien aime Berlin et veut le faire savoir… ça tombe bien nous aussi. La tête de file de l’électro berlinoise en est même venue à créer une rubrique “Berlin Guide” sur le site de son label, Bpitch control, home sweet home des artistes Modeselektor, Apparat, Feadz, pour ne citer qu’eux.
Au programme une petite sélection de clubs, de disquaires, de magasins de vêtements branchés, et de lieux culturels (dont le Deutsche Oper Berlin, rien que ça…).
Au final, on reste un peu sur notre faim, avec une sélection et un angle d’approche très “Mitte” (des clubs connus et très officiels, des magasins tendances et hors-de-prix). On aurait préféré bénéficier de tuyaux plus underground et alternatifs de la part d’un bon vieux Berlinois comme Madame Ellen.  

Au passage, les Nuits Sonores, le festival de musiques électroniques Lyonnais commence aujourd’hui. Une édition un peu spéciale puisque cette année, c’est Berlin l’invité d’honneur avec Apparat en chef de file. On appréciera comme il se doit la description de Berlin postée sur le site des Nuits Sonores:
“Phare mondial incontesté et incontestable des musiques électroniques, depuis le début des 00’s, Berlin est sans doute la ville qui compte le plus d’artistes, de labels, de clubs, de bars alternatifs, de lieux cachés, de fêtes improvisées. Berlin, c’est aussi un esprit et l’atmosphère d’une ville. La culture des bars, les petites guinguettes “Imbiss” de quartier, les brunchs jusqu’à 18 heures, le look “out of bed” des Berliners au quotidien…” (c’est vrai qu’on est bien…)
Pour tous les Berlinois de coeur résidant en France, la programmation de cette carte blanche Berlin.


Par Yann Faure

Le 1er mai sur ton iPod

Photographie par Anna Fernandez

L’euphorie du 1er mai est peu à peu retombée. Les éclats de verre et les emballages de saucisses ont été ramassés, les milliers de bières vides ont été soigneusement récupérées par des glaneurs en quête de consigne à récupérer, les punks sont sagement rentrés chez eux, les policiers sont retournés à leurs patrouilles, les commerçants de Kreuzberg retrouvent une vie normale après avoir fait la meilleure recette de l’année. Mais il reste encore quelques traces, comme par exemple ce montage sonore réalisé par les Lapins techno, composé uniquement de sons captés le 1er mai, du matin jusqu’à tard dans la nuit.  

LE 1ER MAI SUR TON IPOD.MP3

Vous y trouverez, en vrac :

Une manifestation de Turcs Marxistes Léninistes Maoïstes (si, à Kreuzberg ça existe) qui s’est terminée par l’Internationale chantée le poing levé.

Un concert un peu chaotique sur la Michaelkirchplatz où, après une panne de courant d’une dizaine de minutes, le chanteur et le batteur tentent de meubler en attendant que le guitariste refasse les réglages de ses pédales d’effets.

Un concert de Hip Hop magistral où un gros Black met le feu à la Oranienstrasse (au sens figuré) et où une vague de mains et de têtes se balancent au rythme du flow endiablé.

La fameuse rencontre entre les CRS et une foule indéterminée de gens pas contents. Le jeu commence vers 11h00, on sent alors une certaine excitation dans l’air. Une première bouteille de bière s’éclate sur le sol et les CRS, attendant, désœuvrés, depuis le matin, se mettent en rang, suivant une chorégraphie bien huilée. Et c’est partie pour plusieurs heures d’échauffourées. Une bouteille de bière. Un escadron de CRS qui fend la foule pour s’emparer d’un des meneurs et l’emmener dans un fourgon sous les huées de la foule. Une trentaine de CRS bloque l’accès à une rue non loin de nous. Un couple décide de se poster devant eux et de se rouler la pelle du siècle, pour la postérité. L’occasion ou jamais pour les photographes amateurs qui se sentent l’âme de photoreporters parce qu’ils sont dans le feu de l’action, de prendre la photo de leur vie : un baiser enflammé sur fond de CRS. Faites l’amour, pas la guerre, rien n’a changé…


Par Soizic Cadio & Yann Faure

5ème Biennale d’art contemporain de Berlin

La 5ème édition de la Biennale d’art contemporain de Berlin fermera ses portes le 15 juin prochain. Il vous reste donc un mois et demi pour découvrir les œuvres des cinquante artistes contemporains exposées principalement dans quatre lieux à travers Berlin : Kunst Werke (KW), Neue Nationalgalerie, Skulpturenpark Zentrum et Schinkel Pavillon.  

La Biennale a été initiée en 1996 par Klaus Biesenbach, ancien directeur du centre d’art contemporain Kunst Werke. Il était plus que temps que Berlin, capitale, si ce n’est du marché de l’art, du moins des artistes, ait sa manifestation d’art contemporain d’envergure internationale. Il est difficile de parler précisément des artistes invités, du moins pour les profanes que nous sommes, dans la mesure où le principe de la Biennale est justement d’exposer des artistes à la notoriété encore circonscrite à un cercle d’initiés. Les œuvres s’inscrivent dans un thème général illustré par le titre de la Biennale : « When things cast no shadow ». Quand les choses ne projettent pas d’ombre ou l’art contemporain dans les sociétés post-communistes, presque 20 ans après la chute du mur de Berlin.

Le Kunst Werke présente sur ses quatre étages les œuvres de près de 25 artistes, soit environ la moitié des artistes de la Biennale. Deux œuvres nous ont semblé particulièrement intéressantes, au milieu d’une succession bien rodée et un peu lassante de photos, de vidéos, de photos et de vidéos. La première, exposée au rez-de-chaussée, est un roman graphique sur 154 pages de 42 cm sur 60 intitulé Soft City. L’artiste, Pushwagner, a dessiné en noir et blanc la journée type des familles de Soft City, du réveil à l’aide de la « life pill » au coucher avec la « sleep pill ». Entre les deux, l’homme se lève, prend son petit déjeuner, sort de son appartement où il rencontre tous ses voisins qui vont travailler au même moment, prennent leur voiture pour se retrouver dans un immense parking aérien puis vont travailler, installés à un minuscule bureau absolument identique aux centaines de bureaux de centaines de collègues identiques. Une journée de banalité cauchemardesque qui rappelle un peu la bande-dessinée Julius Corentin Acquefaques, prisonnier des rêves, de Marc-Antoine Mathieu. Au premier étage, Over and over, l’œuvre de Katerina Seda, faite de dessins, de mobiles, de motifs récurrents et d’une échelle qui ne mène nulle part, semble former un étrange système dont les clés nous échappent. Peut-être n’est-ce-pas un hasard si la clé est la pièce maîtresse de cet assemblage hétéroclite et assez mignon.

A la Neue Nationalgalerie, les œuvres sont présentées uniquement à l’étage supérieur, dans le bel espace vitré, et il est encore plus difficile de retenir le nom des artistes exposés puisqu’il est tout simplement absent. Pour connaître l’auteur de cette très belle sculpture recouverte de diamants en plastique à l’entrée du musée, par exemple, le seul moyen est de se référer au dépliant (il s’agit de Paola Pivi).

La Biennale a également son pendant nocturne, avec l’organisation de projections vidéos, de performances ou de conférences. Pour connaître le programme détaillé des jours et des nuits de la Biennale, il est possible d’acheter pour 5 € les deux volumes du guide (jour/nuit), qui offre également une présentation de tous les artistes présents. Et en ce qui concerne les tarifs, mieux vaut acheter le pass qui donne accès à tous les lieux de la Biennale pour 12 € plutôt que d’acheter le ticket pour un seul lieu à 8 €.

Le site officiel : www.berlinbiennale.de
KW Institute for Contemporary Art
Auguststrasse 69
Neue Nationalgalerie
Kulturforum Potsdamer Platz
Skulpturenpark Berlin Zentrum
Kommandantenstrasse / Neue Grünstrasse
Schinkel Pavillon
Oberwallstrasse 1


Par Soizic Cadio

Nuits sonores…

Photographie par Sgis

CE SOIR - vendredi 2 mai:

DEMAIN - samedi 3 mai:

Par Yann Faure


Les Lapins Techno, Currywursters since 2007. Un blog curieux et culturel sur Berlin, en Français... les bars, les clubs, les bons plans, les shops, Berlin.