5ème Biennale d’art contemporain de Berlin
lundi 5 mai 2008
Kultur & Konfitur
La Biennale a été initiée en 1996 par Klaus Biesenbach, ancien directeur du centre d’art contemporain Kunst Werke. Il était plus que temps que Berlin, capitale, si ce n’est du marché de l’art, du moins des artistes, ait sa manifestation d’art contemporain d’envergure internationale. Il est difficile de parler précisément des artistes invités, du moins pour les profanes que nous sommes, dans la mesure où le principe de la Biennale est justement d’exposer des artistes à la notoriété encore circonscrite à un cercle d’initiés. Les œuvres s’inscrivent dans un thème général illustré par le titre de la Biennale : « When things cast no shadow ». Quand les choses ne projettent pas d’ombre ou l’art contemporain dans les sociétés post-communistes, presque 20 ans après la chute du mur de Berlin.
Le Kunst Werke présente sur ses quatre étages les œuvres de près de 25 artistes, soit environ la moitié des artistes de la Biennale. Deux œuvres nous ont semblé particulièrement intéressantes, au milieu d’une succession bien rodée et un peu lassante de photos, de vidéos, de photos et de vidéos. La première, exposée au rez-de-chaussée, est un roman graphique sur 154 pages de 42 cm sur 60 intitulé Soft City. L’artiste, Pushwagner, a dessiné en noir et blanc la journée type des familles de Soft City, du réveil à l’aide de la « life pill » au coucher avec la « sleep pill ». Entre les deux, l’homme se lève, prend son petit déjeuner, sort de son appartement où il rencontre tous ses voisins qui vont travailler au même moment, prennent leur voiture pour se retrouver dans un immense parking aérien puis vont travailler, installés à un minuscule bureau absolument identique aux centaines de bureaux de centaines de collègues identiques. Une journée de banalité cauchemardesque qui rappelle un peu la bande-dessinée Julius Corentin Acquefaques, prisonnier des rêves, de Marc-Antoine Mathieu. Au premier étage, Over and over, l’œuvre de Katerina Seda, faite de dessins, de mobiles, de motifs récurrents et d’une échelle qui ne mène nulle part, semble former un étrange système dont les clés nous échappent. Peut-être n’est-ce-pas un hasard si la clé est la pièce maîtresse de cet assemblage hétéroclite et assez mignon.
A la Neue Nationalgalerie, les œuvres sont présentées uniquement à l’étage supérieur, dans le bel espace vitré, et il est encore plus difficile de retenir le nom des artistes exposés puisqu’il est tout simplement absent. Pour connaître l’auteur de cette très belle sculpture recouverte de diamants en plastique à l’entrée du musée, par exemple, le seul moyen est de se référer au dépliant (il s’agit de Paola Pivi).
La Biennale a également son pendant nocturne, avec l’organisation de projections vidéos, de performances ou de conférences. Pour connaître le programme détaillé des jours et des nuits de la Biennale, il est possible d’acheter pour 5 € les deux volumes du guide (jour/nuit), qui offre également une présentation de tous les artistes présents. Et en ce qui concerne les tarifs, mieux vaut acheter le pass qui donne accès à tous les lieux de la Biennale pour 12 € plutôt que d’acheter le ticket pour un seul lieu à 8 €.
Le site officiel : www.berlinbiennale.de
KW Institute for Contemporary Art
Auguststrasse 69
Neue Nationalgalerie
Kulturforum Potsdamer Platz
Skulpturenpark Berlin Zentrum
Kommandantenstrasse / Neue Grünstrasse
Schinkel Pavillon
Oberwallstrasse 1
Tags: Art Contemporain, Berlin, Biennale








septembre 11th, 2011 at 11:00 pm
Sources…
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