mars, 2008
Bauhaus Archiv
vendredi 28 mars 2008
Kultur & Konfitur, Musées, Schöneberg 1 commentaire
Le Bauhaus Archiv Museum für Gestaltung est consacré, comme son nom l’indique, à l’histoire de ce très célèbre mouvement artistique, architectural et industriel que fut le Bauhaus. Le bâtiment qui l’abrite constitue en lui-même une sorte de manifeste du Bauhaus, puisqu’il a été crée par Walter Gropius, l’un des fondateurs du mouvement. Une curieuse passerelle en béton serpente jusqu’à l’entrée du musée. À l’Intérieur, on y trouve une importante collection d’archive du Bauhaus, de 1919 (date de sa fondation) à 1933 (date de sa dissolution par les autorités nazies). Entre ces deux dates, les fondateurs ont théorisé, au sein de l’école Bauhaus située d’abord à Dessau puis à Berlin, tous les fondamentaux d’une nouvelle forme d’art qui devait concilier fonctionnalité, esthétique et fabrication de masse. L’artisan n’était plus la figure centrale de la création mais laissait la place à la machine, qui, au service du créateur, devenait un moyen extraordinaire de créer en série les objets du quotidien. Lampes, services à thé ou à café, meubles… Tous devaient être repensés et refondés dans une nouvelle esthétique qui remettait leur fonction au centre. À observer tous les objets crées par les fondateurs du Bauhaus ou par leurs élèves dans les ateliers de l’école, on comprend à quel point ce mouvement a été capital au 20ème siècle et à quel point il est à l’origine de nos standarts de modernité.
Mais le Bauhaus n’était pas uniquement centré sur le design. Il fut également un mouvement artistique et architectural. Parmi les professeurs, on comptait notamment Paul Klee et Wassily Kandinsky, connus avant tout pour leurs peintures. On apprend d’ailleurs au cours de l’exposition que Paul Klee restait farouchement opposé à toute vision utilitaire de l’art. Il avait élaboré pendant ses cours une théorie des couleurs et des formes, le jaune étant un triangle, le rouge un carré et le bleu un rond. Visiblement, il avait un problème avec le vert, auquel il ne trouvait pas une personnalité assez forte pour le faire correspondre avec une forme définie.
Enfin, le Bauhaus a également un volet architectural, qui constitue peut-être le pivot du mouvement. Tous les directeurs successifs de l’école étaient des architectes. Des bâtiments en béton blanc, carrés, fonctionnels, ouverts sur l’extérieur par de nombreuses vitres, constituaient la marque de fabrique du Bauhaus.
La collection permanente permet donc de naviguer dans ces vingt années décisives dans l’histoire du design et de l’architecture moderne. Chronologie, manifestes, affiches sérigraphiées, peintures, maquettes, objets divers… Ma péférence va au jeu d’échec réalisé par Laszlo Moholy-Nagy. Là encore, il s’agissait de remettre au centre la fonction de l’objet et de repenser sa forme à partir de là. Les pièces du jeu d’échec n’ont donc plus les formes habituelles de tours, de cavaliers ou de fous mais ont une forme correspondant à leurs mouvements sur le plateau. La tour, qui avance toujours tout droit à une forme massive de carré. Le cavalier est un L, conformément à son avancée de deux cases tout droit puis d’une case sur le côté. Et le fou, qui n’avance qu’en diagonale, a logiquement une forme de croix. L’apprentissage des échecs m’aurait été plus facile avec un jeu du Bauhaus…
En plus de la collection permanente, vous pouvez voir jusqu’au 7 avril une reconstitution passionnante du pavillon allemand conçu par Walter Gropius pour l’exposition de design à Paris en 1930. La première salle est assez fascinante. Il s’agit de la reconstitution du “foyer” tel que le concevait Gropius. Selon lui, le mode d’habitat urbain à l’avenir ne devrait pas se concentrer sur la maison individuelle ou sur de petits immeubles mais plutôt sur de grands ensembles fonctionnels. Au coeurs de ces grands immeubles, une grande pièce commune à tous les habitants de l’immeuble devrait leur permettre de se rencontrer, de se divertir, de se détendre et de faire de l’exercice. La salle est donc aménagée autour d’un immense bar métallique, d’une piste de danse, avec de petits espaces pour lire ou écouter de la musique et une salle de sport avec piscine séparée par une grande baie vitrée. En voyant ça, on regrette que ces principes n’aient pas été mis en oeuvre et on rêverait d’habiter dans un immense immeuble Bauhaus. Tellement chic…
Par Zou
Berlin, où sont les clubs?
jeudi 27 mars 2008
Clubs 2 commentaires
Ici! Le site “clubs in Berlin” (au design plus que minimal) vous donne tous les noms et toutes les adresses des clubs de la capitale.
http://clubs.in-berlin.info/
Par Yan
Nouveau design pour les lapins techno
mardi 25 mars 2008
Notre blog 1 commentaire
Et oui, pour la fête des lapins (pâques) LES LAPINS TECHNO changent de style et reprennent les stickers qui ont fait leur réputation sur les murs de Berlin. Un style moins fluo, plus minimal, et nous l’espérons plus Berlinois…
Nous attendons vos réactions…
LES LAPINS TECHNO
Nous attendons vos réactions…
LES LAPINS TECHNO
Par Yan
Les nuits sonores à Berlin
jeudi 20 mars 2008
Musique commenter
Le festival de musique électronique lyonnais sera demain à Berlin lors de sa traditionnelle tournée prélude au festival. L’année dernière, on avait vu le festival en terre parisienne (au nouveau casino) pour l’un des derniers concerts d’Abstrackt Keal Agram (Aujourd’hui Tepr et Fortune).
La nuit du 21 Mars sera donc « Sonore » du côté du club Maria qui accueillera Spitzer, D.I.M, et le petit Lyonnais qui monte à coup de chansons AM et PM, Danger.
Plus d’info ici
Plus d’info ici
http://www.myspace.com/nuitssonores
Par Yan
Fermeture du Tacheles
mercredi 19 mars 2008
Berlinpinpin, Mitte commenter
Le 31 décembre 2008, le célèbre Tacheles devra fermer ses portes. Le Fundus Gruppe prévoit en effet de racheter les 28 000 m² en ruine où se nichent une trentaine d’ateliers d’artistes, pour y construire un complexe comprenant un hôtel 5 étoile et des boutiques de luxe.
Expansion capitaliste vs alternative résistante? Dans les articles que l’on peut lire à ce sujet, c’est noir ou blanc. Soit le Tacheles est une ruine qui fait tâche au cœur de Mitte, soit il est le lieu unique d’une créativité exemplaire. Le débat n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Le Tacheles est en effet une ruine mais faut-il pour autant considérer qu’il effraie les touristes de Mitte? Bien au contraire. Les aficionados du Mitte, côté chic ou côté choc, les touristes un peu curieux adorent visiter cet endroit avec l’impression grisante de s’encanailler et d’être au cœur de l’underground berlinois. À quelques pas de la Friedrichstrasse et de ses grands magazines, ils peuvent s’offrir à peu de frais le sentiment de toucher à la culture alternative qui confère à Berlin son aura internationale. Le Tacheles est le lieu de résidence et de résistance d’une communauté d’artistes et semble très utile à la vitrine berlinoise. Il revendique à ce titre plus de 300 000 visiteurs chaque année. Le combat du Tacheles est louable et on espère qu’il obtiendra un renouvèlement de son bail. Pour autant, on pense que la véritable créativité de Berlin ne se situe pas juste ici. Elle est profonde, souterraine, discrète ou exubérante. Elle éclot dans les nombreux ateliers d’artistes, à l’abri des regards jusqu’à la potentielle exposition, dans des galeries, ou dans des lieux plus sombres et punks encore que le Tacheles, où le touriste de Mitte ne pourra aller si commodément entre une visite du Reichstag et une séance photo sur Alexanderplatz…
http://www.tacheles.de/
http://www.tacheles.de/
Par Zou












